Lundi 9 novembre 2009

Cayenne, capitale de la Guyane, est une ville de 50 000 habitants environ, située à 268 Km de Saint Laurent du Maroni (soit à un peu plus de 3 heures de voiture) et à 64 Km de Kourou (soit à environ 1 heure de voiture).

Cayenne est en fait construite sur une île :

A l'Est de la ville coule Le Mahury, dont l'estuaire accueille le port de commerce Dégrad-des-Cannes ;

A l'Ouest, la Rivière de Cayenne à l'embouchure de laquelle on trouve le port de pêche du Larivot ;

Au Sud, La Rivière du Tour de l'Ile (ça ne s'invente pas !).

 

 

 

 

 

Ci-dessus, l'Avenue du Général De Gaulle vue du fort Cépérou, au centre de Cayenne. Sur la gauche, la Place des Palmistes.

 

 

 

Le 5 août 1498, au cours de son troisième voyage, Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane.

 

En 1604, une expédition, ordonnée par Henri IV et menée par La Ravardière, s'installe sur l'île de Cayenne. Mais elle est détruite quelques années plus tard par les Portugais qui entendent faire respecter le Traité de Tordesillas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le traité de Tordesillas est un traité international établi à la fin du XVe siècle pour établir le partage du Nouveau Monde, considéré comme "terra nullius", entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal.

 

(Terra nullius est une locution latine signifiant « territoire sans maître ». C'est un espace qui peut être habité, mais qui ne relève pas d'un État. Selon ce principe, les terres ne sont possédées par personne. Pendant le XVIIIe siècle, le principe a été utilisé pour donner une force légale à la colonisation).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce traité, élaboré en mai 1493 et approuvé par le pape Alexandre VI, il est convenu que le Portugal se limiterait à coloniser les terres jusqu’à 2000 km à l’Ouest des îles du Cap-Vert, laissant à l’Espagne tout le reste de terres américaines. Personne ne sait à l'époque que l'Amérique du Sud forme une saillie à l'est de cette ligne, ce qui permettra plus tard au Portugal de revendiquer le Brésil.

 

 

 

 

 

 

 

La bibliothèque et le musée départemental.

 

 

 

Aucun autre État ne reconnaissait le traité de Tordesillas, mais la suprématie navale incontestable de l'Espagne et du Portugal leur permit de le faire respecter pendant un siècle. La puissance portugaise durera jusqu'à la fin du XVIe siècle environ.

 

 

 

 

 

La place du Coq.

 

 

 

 

 

Le traité de Tordesillas devint réellement caduc lorsque les autres puissances (la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni) disposeront d'une flotte navale suffisante pour braver l'interdit ibéro-portugais, et que, l'apparition du protestantisme aidant, elles rejettent l'autorité pontificale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire de la ville de Cayenne commence le 27 novembre 1643, avec la Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny (lieutenant-général du roi Louis XIII). Avec 300 hommes, il accoste dans l'anse d'Armire (aujourd'hui Rémire-Montjoly).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après deux jours de marche, il arrive sur une petite butte sur la plaine littorale marécageuse, où vit une tribu d'amérindiens Galibi. Il en fait l'acquisition auprès de leur chef, Cépérou et il y bâtit le Fort Cépérou. Mais les rapports humains avec les amérindiens sont mauvais et une révolte des amérindiens éclate, qui va provoquer l'extermination de la colonie et la mort de Poncet de Brétigny.

 

 

 

 




 

 




 

 





 

Le 29 septembre 1652, les seigneurs de la Compagnie de France équinoxiale tentent de s'installer, ils débarquent avec 800 hommes à la pointe du Mahury. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1654 les Hollandais occupent la région, ils introduisent la canne à sucre.

 

En 1664 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Colbert, une puissante flotte débarque et tente d'implanter une colonie, mais les Anglais attaquent en 1667 sans pour autant s'y installer.

En 1674 les Français reprennent Cayenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis deux ans plus tard, le 5 mai 1676, 11 navires de guerre hollandais sous le commandement de l'Amiral Synkes reprennent Cayenne. 400 soldats débarquent et tentent de démanteler les défenses du fort Cépérou. Mais Louis XIV ne peut tolérer une telle humiliation. Il charge le vice-amiral du Ponant, le comte Jean II d'Estrées de reprendre Cayenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 décembre 1676, lors d'une bataille restée célèbre, Cayenne redevient française. Une période prospère s'installe sur la colonie. Les jésuites s'installent en Guyane en créant des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc.

 

Cette mise sous tutelle française sera contestée quelques fois, notamment pendant les Guerres napoléoniennes durant lesquelles l'Île de Cayenne sera occupée par les portugais du Brésil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1852, sous Napoléon III, se met en place la déportation de forçats vers la Guyane afin de combler le besoin de main d'œuvre. (Le système perdurera ainsi jusqu'au du dernier convoi de novembre 1938. Après les articles d'Albert Londres, c'est l'arrivée du front populaire et le rapport de Gaston Monnerville député de la Guyane, en 1937 qui vont accélérer la fin du bagne. Le 1er Août 1953, les derniers témoins, bagnards ou surveillants rentraient en France sur le "San Matteo").

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'époque de gloire de Cayenne débute en 1854 avec la découverte de l'or en Guyane. Le pays s'enrichit et la ville s'embellit de superbes maisons créoles ornées de balcon en ferronnerie. Par la suite, le gouvernement de Tardy de Montravel ordonne des travaux d'urbanisation qui donneront à Cayenne le visage qu'on lui connaît aujourd'hui.

 

 

 




 

 

 



 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 


 

Le 15 octobre 1879 la ville de Cayenne est officiellement créée.

 

Le 19 mars 1946, la Guyane devient un département d'Outre Mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Au centre de la ville, Place des Palmistes.

Le 13 mars 1946 y fut inauguré une statue à l'effigie de Félix Eboué, illustre personnage Guyanais. Les inscriptions qui figurent sous la statue de Félix Éboué sont d'André Malraux (d'après l'épitaphe de Simonide la bataille des Thermopyles en -480) :

« Étranger, va dire à Lacédémone que ceux qui sont morts ici sont tombés sous sa loi. Passant, va dire aux Enfants de notre Pays :

De ce qui fut le visage désespéré de la France, les yeux de l'homme qui repose ici, n'ont jamais reflété que les traits du courage et de la liberté. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au centre également, la fontaine de Montravel date de la première adduction d'eau amenée depuis les montagnes du Rorota, à Rémire. Les travaux ont été réalisés par des bagnards à la fin du XIXè siècle. La fontaine, édifiée en 1867, fut dédiée au gouverneur Tardy de Montravel qui avait réussi à résoudre le problème de l'approvisionnement en eau de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

Sur la gauche, les bâtiments qui habitent le cabinet du Préfet, construit par les Jésuites en 1752

 

 

 


Edifiés à partir de 1788 pour servir d’Hôpital Militaire, les bâtiments actuels du Site de Jean Martial, au fond de la Place des Palmistes, ont été reconstruits dans la 2nde moitié du XIXème siècle.

Le 18 juin 1946, cet immeuble a été dénommé Jean MARTIAL, en l'honneur d'un médecin lieutenant colonel, d'origine guyanaise, qui se distingua par ses actions sur les champs de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de son intérêt historique, cet immeuble a été inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques. Cette inscription implique la conservation du site en l’état par une réhabilitation.

 

 

 

 


 


 

A suivre...

 

 

 

Par Erwan - Publié dans : Guyane - Communauté : images du monde
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Mardi 3 novembre 2009

Quand j'étais petit, ma grand-mère me disait : "Si tu n'es pas sage, on t'emmènera au bagne à Cayenne".

La Guyane a toujours souffert d'une mauvaise réputation. D'abord à cause de cette histoire de bagne, puis du climat jugé malsain où l'on attrapait toutes sortes de maladies mortelles et aussi à cause de sa forêt et de ses animaux dangereux qui la peuplent : serpents des plus venimeux, araignées (mygales ou matoutous entre autres), moustiques propageant la malaria et la fièvre jaune, parasites nombreux…

 

 


Porte d'entrée du camp de la transportation à Saint Laurent du Maroni :

 

 

 

 

 

 

 

Depuis quelques temps, cette mauvaise réputation a tendance à s'estomper. Le centre spatial de Kourou y est sûrement pour quelque chose.

 

Maquette de la fusée Ariane 5 à Kourou :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre forme de tourisme également donne une meilleure image de la Guyane. C'est un tourisme plus proche de la nature, tourné vers les fleuves et la forêt, qui trouve en Guyane les espaces nécessaires à son développement.

 

 

L'Approuague à Régina :

 


 

 

 

 


 


Les marais de Kaw :


 


 

 

 

 



Ici, on ne trouvera pas les eaux turquoise des Caraïbes. Les nombreux fleuves de Guyane qui déversent leur limon dans l'océan Atlantique n'ont pas de débit suffisant pour le disperser plus au large. Aussi la mer reste-t-elle couleur café au lait. Il faut se rendre dans les Iles du Salut, situées à 17 Km au large de Kourou, pour trouver une eau un peu plus bleue.

 

 

 

Plage de Rémiré Montjoly près de Cayenne :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, une eau un peu plus bleue autour des îles du Salut :

 


 

 

 

 

 



Dans le Nord-Est de l’Amérique du Sud, entre le Surinam et le Brésil, la Guyane est un département français d’une superficie de 86.504 km². Il est limité :

 

  • Au Nord, par la côte qui, dans son ensemble, est plate et marécageuse.
  • A l’Est, par le fleuve Oyapock, entre la Guyane et le Brésil.
  • A l’Ouest, par le fleuve Maroni, séparant la Guyane du Suriname.
  • Au Sud, la frontière avec le Brésil est matérialisée par la ligne de partage des eaux avec le bassin de l’Amazone.

 

Le point culminant de la Guyane française atteint 800 mètres (massif tabulaire).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Guyane possède 300 km de côtes, 520 km de frontières avec le Suriname et 700 km de frontières avec le Brésil.


Cayenne, 58 000 habitants, chef-lieu du département, se situe à 7.072 km de Paris soit un peu plus de 8 heures de vol.

 

Le décalage horaire est de 5 heures en été et de 4 heures en hiver.

 

Voici en rouge, sur la carte ci-dessous, la superficie de la Guyane rapportée à la France. Sa population, un peu plus de 200 000 habitants, est celle de la ville de Rennes. Et, tout autour, c'est la forêt, sur 95% du territoire.

 









Située entre 2°N et 6°N, la Guyane bénéficie d’un climat de type équatorial humide. Cette position privilégiée proche de l’équateur, ainsi que sa façade océanique, lui confère une bonne stabilité climatique. Ainsi, on observe une grande régularité des vents et des températures, qui varient faiblement au cours de l’année. Les cyclones y sont inconnus. Seules les précipitations connaissent des variations annuelles conséquentes, et c’est donc principalement ce paramètre météorologique qui détermine le rythme des saisons guyanaises. Le cycle des précipitations est lui-même intimement lié aux mouvements saisonniers de la ZIC ou Zone Intertropicale de Convergence.



Cayenne et ses problèmes de circulation :

 

 

 

 

 

 

 


La ZIC ou Zone Intertropicale de Convergence :


Pour résumer simplement, la Zone Intertropicale de Convergence constitue l’équateur météorologique. Dans l’hémisphère Nord, l’Anticyclone des Açores dirige des vents de Nord-est dans la zone équatoriale, alors que dans l’hémisphère Sud, l’Anticyclone de Sainte-Hélène produit des vents de Sud-est. La rencontre de ces vents s’effectue donc au sein d’une zone dépressionnaire appelée Zone Intertropicale de Convergence (ZIC). Au sein de cette zone, l’atmosphère est très perturbée et on y observe fréquemment des Cumulonimbus, nuages à haut développement vertical, générateurs d’orages et de précipitations.

 

 

 

L'Ilet de la mère au large de Cayenne et ses eaux café au lait.


 

 

 

 

 

 





La ZIC n’est pas immobile et ses déplacements suivent la position apparente du soleil. Ainsi, avec un décalage de 6 à 12 semaines, la Zone Intertropicale de Convergence se déplace du Nord au Sud et du Sud au Nord, suivant les cycles astronomiques. Ce sont donc ces mouvements, et le positionnement de la ZIC par rapport au département, qui rythment les saisons guyanaises. On distingue ainsi :

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Petite plage de sable blanc aux Iles du Salut.

 

 


- Une saison des pluies de la mi-novembre à fin janvier. Initialement la ZIC se trouvait au Nord, elle entame sa descente, et passe donc une première fois sur la Guyane.

- Une petite saison sèche, appelée « le petit été de mars » qui se produit en général entre début février et la mi-mars. Cette saison correspond à la position la plus Sud de la ZIC, qui se positionne au voisinage de l’équateur géographique et parfois même dans l’hémisphère Sud.

- Une saison des pluies, de fin mars à début juillet qui correspond à la remontée de la ZIC et qui repasse donc une deuxième fois sur la Guyane.

- Une saison sèche, de mi-juillet à mi novembre où la ZIC se positionne au delà du 10°N et épargne donc le département.

 

 

 

 

 

Randonnée en forêt :

 



 

 

 


 

Une barge d'orpailleur sur le fleuve :

 

 





Le rythme des saisons, décrit ci-dessus, est toutefois soumis à une grande variabilité interannuelle : en effet d’une année sur l’autre, le début et la fin des saisons ne se produisent jamais rigoureusement aux mêmes dates et peuvent parfois différer de plusieurs semaines.

 

 

 


 

 

 

 

 

 


Il a été mis en évidence que, dans la ceinture tropicale, et donc particulièrement en Guyane,  le climat était lié à un phénomène océanique du Pacifique Sud : le célèbre El Niño et sa petite sœur La Niña. Pour résumer grossièrement, on peut écrire que lorsqu’il existe un phénomène El Niño, le climat guyanais est plus sec et plus chaud, alors que La Niña entraîne plutôt une aggravation des précipitations accompagnée de températures plus fraîches.

 

 

 

Un océan vert :

 

 

 

 

 

 


 

Le tourisme  s'est donc orienté vers l'aventure sur les fleuves qui s’enfoncent au cœur de la forêt équatoriale. Ce sont les seules voies naturelles pour découvrir l’Amazonie, l’immensité de la forêt, un environnement incroyablement sauvage et préservé, un dépaysement inattendu. Partez quelques jours le long d'un fleuve et vous rencontrerez toute l’authenticité des cultures de la Guyane, amérindiennes ou noirs marrons, vous dormirez dans des hamacs dans les villages d’accueil situés le long des fleuves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le Maroni :

 

 

 

 

 

  A suivre...

 

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Vendredi 18 septembre 2009
Blog en pause...










Pour cause...











De voyage.

















Par Erwan - Publié dans : Cartes postales - Communauté : Photos de Bretagne
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Vendredi 11 septembre 2009

La Chaussée de Sein est une arête granitique immergée de 25 kilomètres au large de l'Ile de Sein, en Bretagne. Le phare d'Ar-Men balise l'ouest de cette chaussée.

 

carte (source Wikipédia) :

 

 

 


C'est la Chaussée de tous les dangers, de hauts-fonds, franchissables par très beau temps et conditions favorables de courant, et toujours avec l'aide des marins chevronnés de l'île qui peuvent emprunter les quelques chenaux étroits qui la traversent. "Le grand plateau de roches connu sous le nom de Chaussée de Sein est tellement dangereux, dans toute son étendue, que nous pouvons affirmer que tout navigateur qui le traversera, sans le secours d'un bon pilote de l'île de Sein, ne devra son salut qu'à un heureux hasard..." signalait Beautemps-Beaupré au retour de sa campagne hydrographique de 1817.

 

La Chaussée de Sein, vue du haut du phare :

 

 

 

 

 

 

 

Le grand phare de l'île de Sein a été construit entre 1950 et 1951. Il succède à un premier phare de 43 m de hauteur construit sur l'île en 1839 mais détruit le 4 août 1944 par les troupes allemandes ; l'optique avait été démontée.

Nom sénan : Goulenez

Nom touristique français : Le Grand Phare

Nom sur les cartes marines : Ile de Sein

 

 








 



 

 

Pour remplacer le Grand Phare détruit, et vue son importance stratégique pour les navigateurs, un grand pylône métallique fut monté et un feu à gaz fut hissé à son sommet le 11 juin 1945. Il fut remplacé par un feu électrique, plus fiable, le 7 mars 1946.

 

 




 

 

 

 

 



 

 



 

 

Le 16 février 1952, le phare actuel est allumé sur une tour cylindrique en béton armé sur corps de logis, construite entre novembre 1949 et octobre 1950. Il s'élève à 52 m au-dessus du niveau de la mer.

 






 

 



 

 

 

 


 

 

 


On accède à la lanterne par un escalier de 250 marches, en béton avec rampe métallique, à six révolutions. Il est entouré de diverses constructions, dont la centrale électrique et une usine de désalinisation d'eau de mer. Trois de ces bâtiments possèdent un étage carré et sont couverts d'un toit en terrasse.

 

 




 

 

 

 


Vue du haut du phare, la partie la plus étroite de l'Ile :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


 


Dès le début, l’idée de construire une centrale électrique au pied du phare s’imposa. Pour ce bâtiment et ses dépendances, une surface de 3600 m² de terrain était nécessaire. Les Ponts et Chaussées durent traiter avec 171 propriétaires Sénans. L’île ne possédant pas de cadastre, les arrangements furent des plus laborieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La lanterne est dotée d'une lampe halogène de 1000w. Elle émet un feu blanc à 4 éclats groupés toutes les 25 secondes. Sa portée est de 27,5 milles.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le site est classé en 1980.

Ci-dessous, le village de l'île en contre-jour le matin, vu du haut du phare :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : http://enezsun.chez-alice.fr/Phares/DestructionPhareSein.htm

 

 

La Chapelle Saint Corentin est située au pied du phare, sur un lieu sacré, probablement le plus ancien de l'île.

"Il y avait là de hautes fougères et de la lande où on disparaissait. On y voyait des restes de murs et des tas de coques de berniques et de poteries. Il prétend que c'est là qu'était la forêt sacrée..."

"... Là que les premiers druides, à n'en pas douter, s'initièrent aux sciences, cueillirent à même la nature, dans sa pureté extrême, les secrets d'éternité, inspirèrent leur rituel. Ils purent y composer leurs prières." (René Pichavant).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un oratoire aurait été construit à l'époque même de Saint Guénolé, vers l'an 440. Un ermite disciple de St Corentin y habita. A cet emplacement se trouvait un puits d'eau douce.

 

Puis, on y construisit une chapelle : la chapelle de St Corentin. Mais le temps faisant son travail destructeur, la minuscule chapelle fut reconstruite une première fois au XVème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au début du XXème siècle, la chapelle était à l'état de ruines. Les Sénanes étaient particulièrement touchées par cet état de choses. Lors du départ des hommes pour l'Angleterre, en juin 1940, elles prononcèrent le vœu de reconstruire la chapelle dédiée à Saint Corentin, au retour des hommes et au moment de la victoire de la Patrie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il leur fallut attendre quelques années encore et c'est le recteur Marzin, arrivé sur l'île en mars 1968 qui entendra leur doléance concernant la petite chapelle. Il fit les études nécessaires et proposa une nouvelle construction, un peu plus grande que la précédente et éclairée de vitraux. Les travaux débutèrent l'été 1971 et durèrent 6 mois. En creusant les fondations autour de l'ancien oratoire, on trouva un menhir couché de 3 mètres de long ainsi qu'une pierre creusée en deux bacs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On continue avec René Pichavant :

 

"La vieille statue (de Saint Corentin) n'est plus. Dans son bois peint, elle représentait l'évêque de Cornouaille sous mitre blanche la crosse à la main. Cette crosse, mobile, avait son utilité. Lorsque les marins voulaient que le vent changeât, ils la tournaient vers le point cardinal souhaité. Il arrivait cependant que le ciel n'entendît pas les prières ou les jugeât trop intéressées.

Le pauvre Corentin en subissait les conséquences.  Pour s'être montré mal en cour céleste, il était vilainement fouetté, bouté sans ménagement hors de chez lui, bafoué, couvert de goémon jusqu'au retour du noroit attendu. On le réhabilitait alors. Il reprenait sa place, solennellement".

 

 

 

 

 

 

 

 

La crosse de Corentin ne tournera plus jamais pour les marins de l'Ile de Sein. Quelqu'un a dérobé la statue et elle n'a jamais été retrouvée.

 


Couché de soleil sur l'Ile de Sein. On distingue le Grand Phare sur la droite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Erwan - Publié dans : Ile de Sein - Communauté : le Finistère
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Vendredi 4 septembre 2009

L'île de Sein est située dans l'Océan Atlantique, comme une assiette posée sur l'eau, au large de la pointe du Raz, à l'extrême ouest de la Cornouaille. Son nom breton est Enez Sun. Elle fait partie d'une arête granitique dont la partie immergée se prolonge sur 25 kilomètres vers le large et forme la barrière de récifs appelée la chaussée de Sein.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa superficie, en  forme d'une sorte de S à l’envers avec une partie centrale étranglée faisant à peine 50 mètres de large, est de 0,5 Km2. Longue de 1,8 km et large de 50 à 500 m, le point culminant s'élève péniblement à 5 m.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


Elle fut plusieurs fois presque submergée par des tempêtes. Celles de 1830, 1868 et 1897 ont marqué, de leur extraordinaire puissance, la mémoire de générations de Sénans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Sous la monarchie de Juillet, alors que les hommes étaient au large, elle envahit le village. Les femmes, les enfants se réfugièrent dans le clocher et sur les toits. Le recteur récita les prières des agonisants, donna l'absolution générale. La mer exauça les prières et, devant les âmes sans péché, se retira.

 

 

 


 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


Soixante‑huit ans auparavant, le comte de La Noue, par ordre de Monseigneur le duc d'Aiguillon, commandant en chef pour le roi en Bretagne, voulut les évacuer. Il promit de fournir à souhait une habitation commode, des vivres et toutes les ressources nécessaires : « Trois écus d'argent et une culotte de toile, deux fois la soupe à chaque repas et l'écuelle comble de panais... une paire de bas, un trafic de vieilles hardes... » Ils rejetèrent fièrement la proposition, répondant que l'île devait demeurer habitée « afin que les naufragés fussent toujours assurés de trouver des secours et des soins charitables »".

 

René Pichavant, journaliste et écrivain au Télégramme :

Sein, l'île des cormorans bleus, éditions France-Empire.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


Toujours d'après René Pichavant, selon Pomponius Mela, géographe inspiré de l'an 43 :

« Sena est dans la mer britannique, en face du littoral des Osimes. Elle est célèbre par l'oracle d'une divinité gauloise. Ses prêtresses sont sanctifiées par le vœu de virginité perpétuelle. On dit qu'elles sont au nombre de neuf.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les Gaulois les nomment Sènes. Ils pensent que, douées de pouvoirs exceptionnels, elles peuvent, par leurs incantations, déchaîner les flots et les tempêtes, se métamorphoser, selon leur gré, en toutes espèces d'animaux, guérir les maladies réputées incurables, connaître l'avenir et le prédire. Mais elles n'exercent leur art qu'en faveur des navigateurs qui s'embarquent dans le seul but de les consulter. »

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


Sur un plan administratif, la commune de l’Île de Sein fait partie du pays du Cap Sizun en Cornouaille et du canton de Pont-Croix. C'est une des îles du Ponant qui regroupent Ouessant, Molène, Sein, Groix, Batz, Arz, Houat, Hoëdic et Belle-Île. Elle fait partie du Parc naturel régional d'Armorique, et de l'association des îles du Ponant qui a son propre collège.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


La population l'hiver est de 115 Sénans, 1 500 l'été. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, l'île a connu un déclin démographique très préoccupant pour la pérennité de la communauté, la population passant de 1 300 habitants en 1936 à 230 selon le dernier recensement (2004). On continue encore avec René Pichavant :

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Fils de prêtresses abandonnées, naufragés, pirates, flibustiers, vagabonds de la mer, ermites, pêcheurs saisonniers, ils se sont établis là, peu à peu, selon les circonstances, et continuent à parler du Mordiou, la mer de droite, et du Morkleiz, la mer de gauche, en regardant le continent, comme jadis les premiers Celtes qui s'orientaient face au levant, croyaient au ciel et vivaient avec les morts".

 

 

Ci-dessous, la grande terre vue de l'île de Sein : on distingue le phare de la Vieille, avec à gauche, la Baie d'Audierne, et à droite, la Baie des Trépassés avec la Baie de Douarnenez.

 

 

 

 

 


 


 

Elle est reliée au continent par une liaison quotidienne de et vers Audierne par le bateau "Enez Sun" de la compagnie maritime Penn-ar-Bed (Ci-dessous, le bateau à quai). Il y a quatre rotations par jour en été : deux le matin et deux le soir. Le bateau apporte tout ce qui est nécessaire pour vivre, y compris le pain. Il n'y a pas de boulanger sur l'Ile. Il est conseillé d'y apporter son pain si l'on veut pique-niquer. Seule une petite supérette assure les besoins quotidiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

L'été, à chaque rotation du bateau, en plus du fret, 250 touristes débarquent sur l'île pour y passer la journée. Certains y passent une nuit, et les plus téméraires restent une semaine en location. Ceux-ci, venus échapper à l'enfer de la vie trépidante de la civilisation continentale, trouvent sur l'île le calme nécessaire à leur "restructuration". Le soir, lorsque tous les visiteurs sont repartis avec le dernier bateau, l'île devient un havre de paix.

 

 


 

 

 

 


 

 


Il n'y a bien sûr aucune voiture sur l'île, hormis un petit camion pour le réapprovisionnement en fuel du phare, de un ou deux petits tracteurs pour les besoins du déchargement du bateau et de la camionnette des pompiers. La location de bicyclette n'existe pas et il y a très peu de vélos.

 

 

 


 

 

 

 

 

 


L’île est bordée en majorité par des plages de galets et de sable qui constituent un rempart fragile contre les tempêtes. Cette absence de relief fait courir le risque des vagues déferlantes qui se sont souvent abattues sur l'île, envahissant les maisons, dévastant les dunes et le port. Des digues ont été construites pour éviter la destruction de l'île. Afin de protéger les maisons sénanes des rafales chargées de sable, l'espace entre les façades a été calculé au plus étroit.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le vent est tout puissant à Sein : ni arbre ni buisson. Les petits champs entourés de murets coupe-vent, où les paysannes cultivaient autrefois l'orge et les pommes de terre, sont laissés à l'abandon. Seuls, bien protégés par les maisons au centre du village, de petits jardins sont encore bien entretenus et fournissent à leurs propriétaires fleurs et légumes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'île de Sein est isolée du réseau électrique continental. Elle produit son électricité localement dans une centrale thermique. Les groupes électrogènes de la centrale alimentent en électricité environ 300 logements, quelques commerces (épicerie, cafés, restaurants) et un centre de désalinisation de l'eau de mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au nord de l'île, au pied du phare de Sein, les trois groupes électrogènes de la centrale produisent l'énergie nécessaire mais consomment 400.000 litres de fioul par an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'eau est une denrée rare. Autrefois, les Sénans étaient tributaires de l'eau de pluie recueillie dans des citernes individuelles et collectives, toujours utiles en cas de panne. Il ne viendrait pas à l'idée des îliens d'arroser les jardins ou de laisser couler un robinet inutilement. En 1990, lors d'une sécheresse estivale, Sein avait été ravitaillée par la Marine nationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La consommation moyenne d'un habitant de l'île est de 50 litres par jour alors qu'elle est de 137 litres sur le continent.

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’île de Sein dessale l’eau de la mer d’Iroise depuis 1976.

L'eau sanitaire est produite par un système de pompage et de dessalement de l'eau de mer par osmose inverse. Ce système, très gourmand en énergie, est aussi alimenté par la centrale électrique.

"Il faut 2,5 litres de fuel pour produire 1 m3 d'eau potable", rappelle Vincent Delbby-Wilkes, délégué régional d'EDF.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Le maire de Sein, qui espère réduire la facture énergétique de 40% dans les prochaines années, travaille sur un projet de panneaux photovoltaïques, et rêve d'hydroliennes alimentées par le puissant courant marin qui fait le bonheur des pêcheurs de bars, au large de la pointe du Raz.

 


 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


  Autres sources : http://www.enezsun.com/Sommaire.htm

 

 



 


Par Erwan - Publié dans : Ile de Sein - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Lundi 24 août 2009

Situé à la pointe extrême du continent, le sémaphore de la Pointe du Raz fait partie du réseau de surveillance des côtes et de la navigation sous la responsabilité de la Marine nationale qui les arme en personnels militaires spécialisés : les guetteurs sémaphoriques.

Il est possible de le visiter tous les jeudis de 11h à midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La mission du sémaphore de la Pointe du Raz est de surveiller la Chaussée de Sein, la baie de Douarnenez et la baie d'Audierne. La chambre de veille (la tour de contrôle) s'élève à 80 m au-dessus du niveau de la mer. Il est également un poste principal météorologique. C'est un sémaphore de 1ère catégorie.

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Pour exercer ses missions, le personnel du sémaphore dispose d'une chambre de veille équipée de larges baies vitrées et de puissantes paires de jumelles donnant sur la zone maritime à surveiller, d'un radar, de moyens de radiocommunication et de systèmes de surveillance de la navigation très sophistiqués.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les photos étant interdites dans la chambre de veille pour cause de terrain militaire, ci-dessous, une photographie de l'affiche de la Marine Nationale exposée à l'entrée du sémaphore. Quant aux systèmes de surveillance, la rigueur militaire et son culte du secret étant poussés à l'extrême, font que l'on trouve toutes les indications voulues sur Internet. Secret-défense oblige.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 
















 

La construction du sémaphore de la Pointe du Raz date du 2ème quart du 19ème siècle, année 1838. A l'origine, c'était un phare, le phare du "bec du Raz". Le 15 mai 1839 s'allume un feu de premier ordre fixe blanc sur une tour carrée en pierres de taille de 15m de hauteur.

L'année 1881 voit la construction des logements des gardiens.

 

 

 


 

 

 

 

 

(carte postale source Marine Nationale)

 

 

 

 


 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 15 septembre 1887, la mise en service du phare de la Vieille (photos ci-dessous) a pour conséquence l'arrêt du phare du Bec du  Raz, et dès octobre 1892, la tour du phare porte le sémaphore.

 

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le sémaphore est la suite historique des corps de garde et des batteries côtières créées sous Louis XIV (voir article précédent sur le corps de garde de la Pointe du Souch). Napoléon Ier remet ce système de surveillance au goût du jour. En 1806, Louis Jacob, (amiral et homme politique français né à Tonnay-Charente, Charente-Maritime, le 11 novembre 1768 et mort à Livry-Gargan, Seine-Saint-Denis, le 14 mars 1854), fait du  sémaphore un poste de guet établi sur la côte, chargé de surveiller les approches maritimes et de signaler par signaux optiques toute activité ennemie (le mot sémaphore vient du grec sema : signe, et phoros : qui porte).

 

 

 


 

 

 

 

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les sémaphores sont, avec leur capacité télégraphique, conçus comme un canal de communication, le seul pour l'époque en tout point de la côte entre les navires et la terre. Les sémaphores étaient des bureaux télégraphiques à part entière. L'aspect de surveillance complète ce rôle central : «Chaque poste sémaphorique est un œil - et un œil vigilant - ouvert sur la mer pour voir tout ce qui s'y passe.»

 

 

 

 

 


 

 

 

En 1958, le service de télégraphie est fermé. Les sémaphores sont désormais chargés de la surveillance de l'espace maritime, aérien et terrestre, militaire et civil. Ils doivent, en particulier, participer à la sécurité de la navigation et à la sauvegarde de la vie humaine dans la zone côtière.

 

 

 

 

 

 


 

 


 

Initialement, 162 électro-sémaphores furent construits le long du littoral français, mais aussi en Algérie et en Tunisie.

59 d'entre-eux sont encore en activité.

 

Actuellement les sémaphores sont classés en trois groupes selon leur situation géographique et l'importance des missions qu'ils assurent :

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

1) Les vigies armées par 10 personnes assurent une veille permanente à l'entrée des ports militaires (Homet pour Cherbourg ; Stiff, St Mathieu et Portzic pour Brest ; Cepet pour Toulon).

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

2) Les sémaphores de 1ère catégorie ou permanents, fonctionnent avec 9 personnes et assurent une veille permanente en des endroits remarquables de la côte ou dangereux pour la navigation ainsi qu'à l'entrée des ports de commerce d'intérêt majeur comme Le Havre, Nantes, Bordeaux, Marseille.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

3) Les sémaphores de 2ème catégorie ou intermittents répartis le long de la côte pour obtenir une surveillance continue avec le reste de la chaîne sémaphorique, assurent avec un équipage de 5 personnes, une veille du lever au coucher du soleil mais peuvent être réarmés en quelques heures.

 

Le personnel engagé suit les cours de formation à l'école des guetteurs sémaphoriques. Cette école est une partie intégrante de l'École de manœuvre et de navigation située à Lanvéoc Poulmic (coté sud de la rade de Brest).

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

Missions militaires

  • Assurer la présence de la marine nationale en certains points de la côte.
  • Surveiller l'espace maritime, terrestre et aérien : surveillance de la zone qui leur a été attribuée.
  • Assurer un service de transmissions : écoute de fréquences civiles et militaires.
  • Informer les commandements opérationnels et organiques.
  • Réguler et surveiller le trafic maritime : signaler à l'autorité maritime toute infraction à la réglementation relative à la navigation, à la pêche ...

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Missions de service public

  • Sauvegarde de la vie humaine (en liaison avec les CROSS).
  • Surveillance du plan d'eau.
  • Écoute des fréquences de détresse.
  • Diffusion de toute information relative à la sécurité de la vie humaine.
  • Signalisation des avis de coups de vents et tempête.
  • Participation aux opérations de sauvetage en mer.
  • Surveillance de l'espace terrestre (feu de forêt).
  • Observations météorologiques au profit de la Marine nationale et de Météo France.
  • Concours aux tâches des autres administrations (Douanes, Affaires Maritimes, Gendarmerie, Mairie ...) dans le cadre de la coordination de l'action de l'état en mer exercée par le Préfet Maritime (police des pêches, surveillance des zones interdites de mouillage, des sites archéologiques, zones de tirs, du balisage de jour et de nuit).
  • Prévention des pollutions maritimes accidentelles.

 

 

Source : Marine Nationale

 

 


 

 

 

 


 

Les photos ci-dessous sont prises de la chambre de veille du sémaphore, à travers les vitres teintées.

 

 











 

 

 

 

 

 


 

Il semblerait cependant que les hommes n'aient pas une confiance absolue dans le sémaphore malgré tous les moyens modernes déployés pour assurer la sécurité dans l'un des passages les plus fréquentés et les plus dangereux du monde. Aussi, ils ont préféré s'adjoindre la puissance des instances divines en érigeant à l'extrême pointe la statue de Notre Dame des Naufragés.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Si les marins demandent au sémaphore de veiller sur leur navire, ils confient, eux et leurs familles, leur vie et leur âme  à Notre Dame des Naufragés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Par Erwan - Publié dans : Histoire - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Mercredi 19 août 2009

Petit retour en arrière sur la dernière journée de la Route de l'Amitié à Audierne. Voici quelques photos du feu d'artifice organisé le dimanche soir, alors que les bateaux attendent sagement le départ du lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


La Chine connaît la poudre noire et l’art d’en faire des explosions de bruit ou de lumière au moins depuis le VIIIème-IXème siècle. L’empereur de Chine affirme même en 1719 que son pays maîtrise les feux d’artifice depuis plus de 2000 ans.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La poudre noire a été rapportée en Europe au XIIIe siècle par Marco Polo de son long voyage en Chine. A l'origine, les feux d'artifices étaient principalement jaunes ou blancs. Les couleurs ne viendront qu’au début du XIXe siècle avec l'avènement de la chimie moderne.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En France, le premier vrai feu a été tiré sur la Place des Vosges, à Paris, alors Place Royale, pour le mariage d’Anne d’Autriche avec Louis XIII en 1615.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En 1792, la Convention doit acquitter les dettes du gigantesque feu d’artifice tiré en l’honneur du mariage du futur Louis XVI avec Marie Antoinette d'Autriche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Louis XV avait été si fier de ce feu qu’il avait cherché un compliment de la part son grand argentier :

"Que pensez-vous de ma fête ?" lui demanda-t-il.

"Impayable, Sire", lui aurait répliqué son argentier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le feu d'artifice du 14 juillet à Paris revient à plus de 500 000 €. Que dit le grand argentier ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Erwan - Publié dans : Fêtes Bretonnes - Communauté : le Finistère
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Lundi 10 août 2009

Située sur le versant Sud d'un coteau, la ville est baignée par les eaux de la rive droite du Goyen. Les maisons et les jardins se groupent autour de la très belle église romane dédiée à Notre-Dame-de-Roscudon. Pont-Croix, 1700 habitants, petite cité de caractère, est chef-lieu d'un canton des 12 communes du cap Sizun depuis 1790.

 

 


 

 

 

 

 

 

Les foires aux animaux de Pont-Croix ont été de tout  temps réputées. Les grandes dernières foires ont eu lieu jusqu'à la fin des années 1950. Des documents remontant à 1385 mentionnent la "chohuye de PONT-KROES", prouvant la notoriété et la fréquentation massive (d'où le mot cohue en français) de ces foires et marchés d'alors. Pont-Croix était alors la capitale économique du Cap.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Du premier au troisième siècle, une exploitation rurale romaine se situait sur l'emplacement qui deviendra plus tard Pont-Croix. En effet les romains ont construit une riche propriété agricole à Kervenennec en Pont-Croix.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


C'est vraisemblablement vers le Xème ou XIème siècle que la ville de Pont-Croix est fondée, au près d'un gué situé au fond de l'estuaire du Goyen qui constituait alors un point de passage obligé entre les pays côtiers du Cap Sizun et le Pays Bigouden.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pont-Croix était alors, à l'ouest de Quimper, une petite capitale régionale de Basse-Cornouaille, à vocation agricole et artisanale, dotée d'un port abrité dont il ne subsiste aujourd'hui qu'un quai inutilisé.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au début août, à Pont-Croix, l'Association War-Raok (En avant, en breton) a donné rendez-vous au public pour la 13e édition du Festival «Mouezh ar Gelted » (la Voix des Celtes). Comme chaque année, elle a organisé une fête dédiée à la culture bretonne et celtique : conférence, foire, concerts et animations diverses. Voici quelques photos du défilé.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Citons l'affiche de la fête :

"Puisant son inspiration dans le passé et par amour de la fête, l'association WAR RAOK organise le festival populaire MOUEZH AR GELTED, festival consacré à la culture bretonne et celtique et diverses manifestations culturelles ayant trait à la Bretagne et aux pays celtiques.

 


 








L'association œuvre également à la promotion de la langue et de la culture bretonne ainsi que la découverte de la culture des autres pays celtes. Elle entend contribuer par son action à l'animation et au développement socio -économique de la région. Elle a en outre l'ambition de devenir une des rencontres phares de la région afin de promouvoir cette culture bretonne et celtique au-delà des limites du département".

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Il ne se passe pas un jour en Bretagne sans qu'une ville ou un village n'organise, par le biais d'associations de bénévoles, une fête ou une manifestation. Je ne veux pas employer le terme de folklorique, car il est devenu presque péjoratif. Ce sont plutôt des manifestations culturelles, affirmant la fierté d'une culture et d'une tradition. La fierté de son pays natal qui s'ouvre au monde sans que soit revendiqué lors de ces manifestations la moindre idée d'autonomie ou d'indépendance. C'est simplement la joie de participer à une grande fraternité. Il suffit de regarder les sourires sur les visages des participants, du plus jeune au plus âgé, pour en être convaincu.

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pour mieux comprendre cet engouement, il faut se référer à l'histoire de la Bretagne.

Vers le Vème siècle après J.C. les habitants des Iles Britanniques chassés de leur terre par les peuplades germaniques (les Angles et les Saxons), traversent la Manche pour se réfugier en Armorique. Conduits par leurs pasteurs, ils débarquent sur les côtes de la Bretagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La légende veut que ces pasteurs étaient des saints naviguant sur des bateaux de granite (être saint peut permettre des choses !). Ils sont bien accueillis par les autochtones dont les chefs leur donne des terres. Pour délimiter ces domaines, le saint devait conduire une charrue traînée par un bœuf. Le signal était donné à la tombée de la nuit, et l'attelage devait s'arrêter au premier chant du coq.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Si certains domaines sont moins étendus, c'est que la fille du chef de la tribu accueillante, mécontente de la décision de son père, se levait la nuit pour saisir le coq en question et le jeter au milieu du foyer. Le volatile, évidemment pas très content du sort qui lui était réservé, poussait son cri, obligeant le saint homme à arrêter sa charrue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


D'autres, prétendant n'avoir jamais entendu le cri du coq, continuaient allègrement leur petit périple jusqu'à ce qu'on leur enlève la charrue des mains. On peut être saint et avoir ses faiblesses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis les communautés se sont intégrées l'une à l'autre et c'est le peuple breton lui-même, sans l'aveu de l'Eglise, qui a élevé au rang des saints les anciens moines et ermites qui furent ses premiers pasteurs et les premiers organisateurs de la vie civile et religieuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Venus pour évangéliser l'Armorique, les saints et divers ermites ont regroupé les tribus en paroisses. Chaque paroisse, regroupée autour d'une église ayant son identité propre, son costume, ses danses et ses règles de vie commune.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les noms de localité en Bretagne sont souvent formés d'un nom de saint précédé des préfixes plou (ou plo, ploe, plé, pleu, plu), tré ou lan. Le plou c'est la paroisse bretonne primitive ; le tré est une subdivision de cette paroisse et le lan un ermitage ou petit monastère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce qu'il faut retenir de cette époque, c'est que le clergé du temps de l'immigration a donné au peuple breton des campagnes l'organisation et les traditions auxquelles celui-ci est resté le plus naturellement attaché.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette organisation a perduré dans l'esprit de clocher un peu particulier en Bretagne. Il fut un temps où si un homme épousait une femme de la paroisse voisine et l'emmenait chez lui, celle-ci était considérée comme une étrangère. Il valait mieux encore chercher femme en pays lointain, la "pilule" passait mieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

On retrouvait aussi cette rivalité quand chaque village avait son équipe de foot. C'était alors la guéguerre d'autant plus virulente si l'une des équipes était entraînée par monsieur le Recteur (curé du village) et l'autre par l'instituteur laïque de l'autre village.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


Mais aujourd'hui, toutes les "paroisses" bretonnes s'unissent pour montrer ce qu'elles savent faire de mieux : accueillir et partager.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Erwan - Publié dans : Fêtes Bretonnes - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Mercredi 5 août 2009

A quelques encablures de la Pointe du Raz, et à 32 km de Quimper, Audierne offre le charme d'un port actif, de quais animés et de ruelles serpentant à flanc de coteaux. Aujourd’hui Audierne compte 2524 habitants.

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La pêche a fait la renommée de la ville. Aujourd'hui, la plaisance, omniprésente le long des quais situés au cœur de la cité, est venue compléter avec bonheur cette activité maritime toujours dynamique.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Du 31 juillet au 3 août au matin, Audierne accueillait les bateaux de la Route de l'Amitié.

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


La Route de l'Amitié est une semaine de navigation côtière et de festivités, où l'Amitié, la Convivialité et l'Esprit Maritime gardent tout leur sens.

 

 



 

 


 

 

 

 

 


L'armada est volontairement limitée à 160 bateaux (soit plus de 750 plaisanciers) du fait de la capacité d’accueil de certains ports.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Elle est marquée par la grande diversité des voiliers qui y participent alliant vieux gréements, yoles et bateaux de plaisance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


30 bateaux participent à l'assistance et à la sécurité.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


800 bénévoles aident à divers niveaux à la réussite de la Route de l'Amitié.

 

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 


Des partenaires publics et privés soutiennent la manifestation.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


Les comités locaux des pêches, le SNSM, la gendarmerie maritime et le milieu maritime se mobilisent pour la Route de l'Amitié.

 

 

 


 

 

 

 

 

 


40 000 personnes sont attendues sur l'ensemble des soirées.

 

 

 


 

 

 

 


 

Cette fête de la mer à été crée par l’association La Fête du vent et de la Mer (qui a vu le jour le 17 novembre 1995) et a eu lieu pour la première fois le 5 juillet 1998.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’objectif prévalant était de se tourner résolument vers l’avenir, tout en conservant les traditions qui font la richesse du patrimoine de la Bretagne.

 


 

 


 

 

 

 

 


L’association a mis en place des bases solides d'organisation avec notamment l’obligation pour les ports souhaitant accueillir la manifestation d’adhérer à une charte de qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les médias par leurs émissions, articles et reportages participent à la promotion de la Route.

 

 

 


 

 

 

 

 


Les bénévoles sur lesquels s'appuie l'organisation de la Route de l’Amitié sont autour de 800. Sans eux et les différents partenaires, la Route n’existerait pas.

 

 

Source : site officiel de La Route de l'Amitié

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Par Erwan - Publié dans : Fêtes Bretonnes - Communauté : le Finistère
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Lundi 3 août 2009

Pont-Aven est une petite ville située à 17 km de Concarneau et à 35 km de Quimper dans le sud-est du Finistère. La commune de Pont-Aven a été créée en 1790. On y dénombre 2 953 habitants en 2006.

Petite ville commerçante au XIXème siècle, connue pour ses moulins et son port, Pont-Aven a toujours inspiré les artistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

L’École de Pont-Aven est le nom qui a été donné a posteriori pour grouper sous une même étiquette des artistes très différents qui sont venus régulièrement peindre vers 1865 dans ce qui n’était qu’un petit bourg breton de 1 500 habitants.

 

 

 

 

 

 

 

(Gauguin : le moulin David)


 

 

 

 

 

 

 

 

 


Une colonie de peintres se forma en Bretagne, entre 1886 et 1896, regroupant, autour de Gauguin, plus d'une vingtaine d'artistes de diverses nationalités, désireux d'inventer de nouvelles formes d'expression plastique. Ces artistes vivaient ensemble dans les auberges, peignant ensemble en plein air et discutant de l'art, le soir venu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Appelée "Bro goz ar milinou, le vieux pays des moulins", Pont-Aven, comptait 14 moulins pour 15 maisons. Avant les peintres, ce sont les moulins et leur étonnante concentration qui ont fait la réputation de Pont-Aven. En amont et en aval du pont principal s’échelonnaient une quinzaine de moulins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains d’entre eux sont bâtis sur des rochers escarpés. Cette rivière, filet d’eau rapide qui descend des Montagnes Noires, voit sa course ralentie par d’énormes blocs de granit formant des barrages naturels. Profitant de cette situation idéale, de nombreux moulins se sont installés et ont travaillé à plein régime jusqu’au début du XXème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La ville de Pont-Aven est connue pour les «galettes de Pont-Aven», commercialisées sous le nom breton Traou-Mad, les «bonnes choses» en français.

 

 


 

Le port :

 

 

 

 

 

 



Ce port qui se gonfle à la marée montante, est aujourd'hui réservé aux plaisanciers. Il fut dès le XVIIIè siècle une source de prospérité pour le pays.

C'est un lieu très fréquenté par les plaisanciers : des mouillages organisés sont échelonnés au début de la rivière.

Aven signifie « rivière » en breton. C'est un fleuve côtier, constitué d'une ria, c’est-à-dire d'un estuaire envahi par la mer, alimentée par une petite rivière. L'Aven se jette dans l'océan Atlantique au niveau de la station balnéaire de Port Manech.

L'Aven est navigable à partir de Pont-Aven. La longueur de son cours d'eau est de 39,3 km.

 




Sources : site officiel de la Mairie de Pont Aven


 


 

 


 

 

Par Erwan - Publié dans : Cartes postales - Communauté : Photos de Bretagne
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