Lundi 23 novembre 2009

Le marché aux fruits et légumes se déroule chaque mercredi, vendredi et samedi. Je vous le laisse découvrir en photos.

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 




Le marché aux poissons, situé sur la crique Laussat, est ouvert tous les jours à partir de 6 heures. On y trouve tous les poissons de Guyane provenant de la mer et du fleuve. Il est préférable de faire ses achats de bonne heure !

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Le port et quartier de La Crique :

C'est le quartier près du marché, de l'autre côté du canal Laussat. La Crique est l'autre nom du village Chinois. Il doit son nom aux indochinois libérés du bagne qui le peuplaient au début du siècle. C'est actuellement le quartier "chaud" de Cayenne. Calme le jour, ce quartier s'anime la nuit et il est préférable de ne pas s'y promener seul.

Le gouverneur Pierre Clément Laussat, en novembre 1819, établit une ordonnance d'ouverture d'un canal de dessèchement et d'assainissement à l'Est de la ville, entre l'océan Atlantique et la rivière de Cayenne. Il fut mis en service en1821.

 


 


 


 

 

 

D'autres photos de ces trois endroits avec une légende amérindienne :

 


La légende de Cayenne

 


Il y a bien longtemps de cela, les rivages de notre actuelle Guyane étaient peuplés de Peaux Rouges, les Galibis, aujourd'hui représentés par de rares individus. Leur grand chef Cépérou avait sur eux droit de vie et de mort. Son autorité s'étendait de l'Orénoque à la rive gauche du grand fleuve des Amazones. De l'autre côté de la grande rivière, vivait une autre tribu aussi importante que celle des Galibis. Le pays qu'elle habitait avait pour nom : Brésil, tiré du nom du grand chef, héros de notre légende.

 

 



 

 

 




Les deux « Tamouchis » vivaient en bonne harmonie. L'échange de leurs produits se faisait sur de petites barques à voiles appelées « tapouilles ». Il était de coutume, chez les primitifs, de se rendre visite pendant une certaine époque de l'année.

 

 


 


 

 


Ainsi donc, le roi Cépérou dont la tapouille, grande et solide, pouvait affronter sans danger le « prororoca » (mascaret) des côtes de l'Amapa et les courants du grand fleuve, décida, avec quelques-uns de ses meilleurs capitaines d'aller faire une surprise à son frère, le roi Brésil. La traversée fut sans encombre. Le village, résidence du roi, n'avait pas encore de nom. La tapouille encra en face de l'actuelle place de Bélem.

 

 


 

 

 

 

 

 

Le roi Brésil informé de l'arrivée du roi Cépérou et de sa suite, s'empressa d'aller à leur rencontre. Les deux monarques s'embrassèrent à la mode peau‑rouge. Les visiteurs furent reçus avec solennité et amitié. Un grand festin, qui dura une bonne semaine, réunit les habitants des villages.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Roi Brésil était le père de la plus jolie fille de la contrée. Elle était si belle que son père, à sa naissance, la prénomma Bélem. Le Roi Cérépou n'avait qu'un fils, son unique héritier. Il s'appelait Caïenne. Caïenne enfant, promettait d'être beau, fort et brave.

 

 


 

 

 

 

 








 

 

 

 



 


Comblé de riches cadeaux, Cépérou, ayant obtenu du roi Brésil la promesse de lui rendre sa visite, fit voile vers son pays.

Princesse Bélem et prince Caïenne grandirent. Le Roi Cépérou dans ses palabres, ne cessait de faire l'éloge du Brésil, de son roi et surtout de la princesse Bélem.

Elle est belle, disait le roi, plus belle que la plus jolie fille de notre village.

 

 



 

 

 

 


Caïenne écoutait parler son père. Dans son imagination de jeune Peau Rouge, il se figurait Bélem d'une beauté sans pareille et lorsqu'arriva l'âge de prendre femme, il dédaigna la promise qui lui était destinée. L'idée d'épouser la princesse Bélem, n'était pas seulement dans sa pensée, mais aussi dans son cœur. Il prit courage et avoua à son père que la seule personne avec laquelle il unirait sa vie, serait la princesse Bélem.

 

 


 


 

 





‑ Si c'est là ton désir, mon fils, je ne peux le contrarier. Va tenter ta chance. Je mets à ta disposition ma tapouille, mais je t'avertis que la mer est mauvaise dans ces parages et qu'il y a à lutter contre les grands courants.

‑ Merci, père, de m'avoir compris et de m'aider dans mon entreprise, dit le jeune Galibi, avec la volonté, je vaincrai.

 

 


 

 

 

 

 



Le prince avait pour ami le Piaye Montabo. C'était le sorcier du village. Il était souvent en communication avec le Grand Esprit, l'Iroucan. Il mit ce dernier au courant du projet de Caïenne.

 

 

 

 

(crabes des mangroves)

 



L'Esprit lui promit son concours. Montabo alors, accepta d'accompagner son ami. Ils armèrent la tapouille paternelle, traversèrent la mer et les courants de la grande rivière. A leur arrivée, les honneurs furent rendus au prince Caïenne, fils du roi Cépérou, ami du roi Brésil. La princesse Bélem, au milieu de ses six demoiselles d'honneur, vint devant le prince. L'image qu'il avait devant lui, répondait à celle déjà parue dans ses rêves.

 

 


 

 

 

 

 



‑ Je vous accepte de grand cœur comme beau-fils, dit le roi, mais ma fille a toujours pour habitude de faire ce qu'elle veut. C'est à elle qu'il faut vous adresser.

La princesse Bélem jouissait d'une liberté sans partage. Son père acceptait tous ses caprices. Plusieurs chefs Peaux Rouges avaient déjà sollicité sa main. Elle se gardait de leur opposer un formel refus, mais leur imposait ses conditions.

‑ L'homme digne de m'épouser, décrétait-elle, doit, monté sur un taureau, sauter le lac aux eaux dormantes de dix mètres de largeur.

 

 

 

 

 

(poisson séché)

 

 


Tous les prétendants, qui avaient tenté de le franchir, périssaient enlisés. Avec le sourire, elle imposa les mêmes conditions au prince Caïenne.

Notre Galibi, avant de donner son assentiment, consulta le sorcier.

‑ Accepte, dit Montabo, mais demande à la princesse de t'accorder le délai d'une année.

Le père et la fille consentirent. Caïenne et le Piaye regagnèrent leur village.

 

 

 


 

 

 


 


 


Dans la grande savane de Matiti, le roi Cépérou possédait un immense troupeau. Parmi les bêtes se distinguait une vache qui avait donné naissance à un veau qui avait la couleur du lion et portait au front une étoile blanche. Dès son arrivée, le Piaye prit contact avec l'Iroucan. L'esprit déjà au courant des difficultés survenues au prince, dit au sorcier.

 

 

 


 

 



 


‑ Mets à part ce taureau et nourris-le uniquement de feuilles de takini. (Le takini est l'arbre vénéré des Galibis.) Je me charge du reste.

Montabo exécuta à la lettre les conseils du Grand Esprit, et, avant un an, le taureau, sans jeter leur cavalier, sautait un obstacle de plus de 20 m. On l'aurait cru ailé. Après s'être bien assurés de la performance de leur monture, les deux amis firent leurs adieux à leurs parents et voguèrent avec le taureau vers le pays de Bélem.

 

 

 


 

 

 



Tout le village du roi Brésil, mis au courant de l'épreuve que devait affronter le prince Caïenne, s'empressa de leur réserver un chaleureux accueil à leur arrivée. Des estrades étaient dressées à l'entrée du lac. Le roi avec sa cour, Bélem et ses filles d'honneur, trônaient en première loge. Tout autour de l'estrade, était rangée la foule des spectateurs venus de très loin pour assister à la défaite du soupirant.

 

 

 

 


 

 




Toute l'assistance suivait, avec anxiété, le dénouement fatal du défi. Le prince caressa l'encolure du taureau, se mit élégamment en selle et, debout sur ses étriers adressa un gracieux salut à la princesse. Prenant ensuite son élan, il piqua des deux. Un bruit sourd, qui fit trembler l'estrade, indiqua la pose des quatre pattes du coursier frappant le sol, et, telle une flèche, taureau et cavalier, traversant le lac mortel, allaient atterrir vingt mètres plus loin.

 

 


 

 

 

 


 


Le roi Brésil, revenu de son émotion, serra dans ses bras le vainqueur et lui dit :

‑ Mon fils, embrassez-moi, embrassez votre fiancée. Vous êtes digne de son amour et de mon amitié. Comme je dois une visite à votre père, le mariage se célébrera là-bas, dans son village. On donna des ordres. Une dizaine de tapouilles escorta celle du roi et de la princesse. Quand, au sommet de sa colline, Cépérou aperçut la flotille et reconnut les tapouilles du roi Brésil, toute la tribu fut invitée à recevoir leur royal hôte et sa fille.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les festins du mariage durèrent plus d'une semaine. A la fin du dernier banquet, le roi Cépérou leva son sapéra de cachiri et proclama :

‑ A partir d'aujourd'hui, notre village s'appellera Caïenne, je passe mes pouvoirs de grand chef à mon fils. Roi Brésil jeta un paternel regard à sa fille et le sapéra levé, il prononça :

‑ En souvenir de ma fille, mon village s'appellera Bélem.

D'une voix unanime, les invités clamèrent : Vive Cayenne ! Vive Bélem !

Caïenne et son épouse vécurent heureux. Bélem adorait son mari. Ils eurent beaucoup d'enfants.

 

 


 

 

 

 


 

Michel Lohier

 

Michel Lohier est né le 24 janvier 1891 à Iracoubo (Guyane).

Il publie en créole, sous le pseudonyme d'IRAC OUBO, les contes et légendes que lui avait relatés sa grand-mère et tous les doyens qu'il avait consultés.

Michel Lohier reste parmi les premiers auteurs Guyanais à avoir donné une dimension littéraire à la tradition orale et avoir ainsi sauvé un pan important du patrimoine culturel guyanais. Il est décédé le 1er novembre 1973.

 

 

 


 

 

 

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Mardi 17 novembre 2009

Tempête sur la pointe de Bretagne : ce n'est pas de la neige que vous voyez ci-dessous, mais l'écume des vagues que des vents à plus de 100 Km/h transforment en flocons blancs insaisissables.

 


 

 

 

 

 

 

 

 


D'autres photos accompagnées d'une légende racontée par Pierre Jakez Hélias :

 

La femme au croc

 

 

 

 


 

 

 

 




Au temps où le Raz n'était pas encore éclairé par les tours de feu, c'était un immense cimetière de navires. Les gens du pays lui donnaient eux-mêmes ce nom là. Sur plus de six lieues à partir de la fine pointe, par l'île de Sein et la roche extrême d'Ar Men, les écueils découverts et les basses tendent un filet sournois où les courants et les tempêtes rabattaient les plus habiles marins de la terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce filet toujours prêt et qui n'avait pas besoin de ramen­dage, a souvent apporté aux îliens et aux capistes des aubaines de mer dont les misérables avaient bien besoin pour s'empêcher de mourir. Il ne prenait pas de poissons, mais il broyait les barques et les vaisseaux.

 

 

 

 


 

 

 

 



 






 


Les débris des naufrages et les cargaisons arrivaient à la côte avec les corps morts. Sur la côte, il y avait presque autant de paires d'yeux à l'affût que d'âmes incarnées, presque autant de crocs à goémon brandis que de paires de mains.

 


 


 

 

 

 


 



On entrait dans les vagues pour écumer tout ce qui flottait, on fouillait les grèves pas à pas, on peignait soigneusement les goémons pour découvrir les menus trésors, on déployait toutes ses forces pour ces récoltes sans semailles dont le temps n'était pas connu, mais qui étaient plus drues en hiver et mûrissaient au vent plus qu'au soleil.

 

 

 


 



 

 





 


Les épaves étaient un droit pour ceux du rivage. Ils défendaient farouchement ce droit sans vouloir rien entendre. Acharnés à vivre sur un rocher infertile et nu, martyrisés par les vents sauvages, soumis à tous les dénuements, le moindre cadeau de la mer leur était bonne fortune : une planche, une corde, un sac, un baril, n'importe quoi.

 

 





 

 

 

 

 

 


 



Tant mieux si la planche était une proue entière, la corde amarrée à un canot en dérive, le sac plein de blé ou de coton, le baril garni de vin ou de rhum. Hé quoi ! Ils risquaient bien leur vie pour amener tout cela au sec. Et le seigneur duc savait bien en réclamer un sixième. Et certains commis aux écritures du roi prélevaient au passage plus d'une dîme sans avoir seulement mouillé leurs chaussures à boucles. Les voleurs ! Ils auraient dû venir vivre sur le cap toute l'année pour apprendre à faire les lois.

 

 


 


 



Les femmes étaient les premières au pillage, dit‑on. Cela vous étonne ? Elles avaient les enfants à tenir en vie. Elles perdaient souvent leurs hommes dans le Raz qui avalait les barques des capistes aussi bien que les navires étrangers. On devient louve à vivre de vent.

 

 



 

 

 

 

 

 





Elles étaient plus habiles que les hommes à la cueillette, plus patientes aussi et plus rusées. Elles savaient découvrir les plus petits objets qui sont aussi les plus précieux. Quand elles descendaient à Pont-Croix, après les tempêtes, les bourgeois du commerce faisaient quelquefois de bonnes affaires avec ce qui sortait du pli de leurs robes. Et elles repartaient avec de la bonne toile sur l'épaule. On les appelait les « Marie du Cap», du nom de la sirène elle-même, mais seulement derrière leur dos et quand le dos était déjà loin.

 

 

 

 


 

 

 

 

 



 

 

 

 


 

 


Il y en avait une, autrefois, qui travaillait merveilleusement du croc sur la côte de Cléden et à la Pointe du Van. Dès que la mer était grosse et les vents hargneux, elle prenait le guet avec son croc en main. Son œil aigu repérait les épaves à une lieue. Quand un bateau se brisait sur une roche du Raz, c'était la fête. Tout lui était butin. On dit même que, sans égard pour le seigneur Saint They dont la chapelle protège le Van, elle dépouillait les cadavres échoués à la côte jusqu'à les laisser nus dans les goémons.

 

 

 

 

 


 

 



 







Son mari était un bon homme et n'aimait pas ses façons. Le droit d'épave, soit, mais il faut de la révérence pour les morts. Un prêche n'eût servi à rien. Il fallait frapper l'esprit de la femme pour l'empêcher désormais de profaner les Trépassés.

 

 


 

 

 

 




Par une nuit de tempête, quand elle fut sortie avec son croc, il prit un raccourci par la falaise et alla s'étendre dans le goémon et l'écume, sur une grève où elle avait ses habitudes. La femme arriva peu après, tâtant soigneusement du croc devant elle. Quand le croc toucha le corps, elle se mit à genoux pour le dépouiller. A l'instant même, le mari se retourna en poussant un hurlement terrible. La pilleuse prit la fuite sans demander son reste.

 

 

 

 

 


 

 

 


 

 

 

Quand elle rentra chez elle, sans croc et le visage couleur de sable, le mari l'attendait paisiblement.

« Qu'avez vous trouvé cette nuit, femme ?

- J'ai trouvé un mort qui est devenu vif sous mon croc. Un fantôme, peut-être. On ne verra plus mes pieds sur la grève.

- Ainsi soit‑il ! »

 






Depuis ce temps-là, qui est déjà très loin, les crocs n'ont plus servi que pour le goémon. Quand le chaudron du Raz se met à bouillir sous la tempête, il n'y a plus d'autre affût que celui des tours de feu et des marins qui s'apprêtent à la rescousse des naufragés.

 

 

Le droit d'épave s'est effacé devant le devoir de sauvetage. Les gens du cap et de l'île n'y ont jamais failli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Erwan - Publié dans : Tempêtes - Communauté : le Finistère
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Lundi 9 novembre 2009

Cayenne, capitale de la Guyane, est une ville de 50 000 habitants environ, située à 268 Km de Saint Laurent du Maroni (soit à un peu plus de 3 heures de voiture) et à 64 Km de Kourou (soit à environ 1 heure de voiture).

Cayenne est en fait construite sur une île :

A l'Est de la ville coule Le Mahury, dont l'estuaire accueille le port de commerce Dégrad-des-Cannes ;

A l'Ouest, la Rivière de Cayenne à l'embouchure de laquelle on trouve le port de pêche du Larivot ;

Au Sud, La Rivière du Tour de l'Ile (ça ne s'invente pas !).

 

 

 

 

 

Ci-dessus, l'Avenue du Général De Gaulle vue du fort Cépérou, au centre de Cayenne. Sur la gauche, la Place des Palmistes.

 

 

 

Le 5 août 1498, au cours de son troisième voyage, Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane.

 

En 1604, une expédition, ordonnée par Henri IV et menée par La Ravardière, s'installe sur l'île de Cayenne. Mais elle est détruite quelques années plus tard par les Portugais qui entendent faire respecter le Traité de Tordesillas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le traité de Tordesillas est un traité international établi à la fin du XVe siècle pour établir le partage du Nouveau Monde, considéré comme "terra nullius", entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal.

 

(Terra nullius est une locution latine signifiant « territoire sans maître ». C'est un espace qui peut être habité, mais qui ne relève pas d'un État. Selon ce principe, les terres ne sont possédées par personne. Pendant le XVIIIe siècle, le principe a été utilisé pour donner une force légale à la colonisation).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce traité, élaboré en mai 1493 et approuvé par le pape Alexandre VI, il est convenu que le Portugal se limiterait à coloniser les terres jusqu’à 2000 km à l’Ouest des îles du Cap-Vert, laissant à l’Espagne tout le reste de terres américaines. Personne ne sait à l'époque que l'Amérique du Sud forme une saillie à l'est de cette ligne, ce qui permettra plus tard au Portugal de revendiquer le Brésil.

 

 

 

 

 

 

 

La bibliothèque et le musée départemental.

 

 

 

Aucun autre État ne reconnaissait le traité de Tordesillas, mais la suprématie navale incontestable de l'Espagne et du Portugal leur permit de le faire respecter pendant un siècle. La puissance portugaise durera jusqu'à la fin du XVIe siècle environ.

 

 

 

 

 

La place du Coq.

 

 

 

 

 

Le traité de Tordesillas ne devint réellement caduc que lorsque les autres puissances (la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni) disposèrent d'une flotte navale suffisante pour braver l'interdit ibéro-portugais, et que, l'apparition du protestantisme aidant, elles rejettent l'autorité pontificale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire de la ville de Cayenne commence le 27 novembre 1643, avec la Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny (lieutenant-général du roi Louis XIII). Avec 300 hommes, il accoste dans l'anse d'Armire (aujourd'hui Rémire-Montjoly).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après deux jours de marche, il arrive sur une petite butte sur la plaine littorale marécageuse, où vit une tribu d'amérindiens Galibi. Il en fait l'acquisition auprès de leur chef, Cépérou et il y bâtit le Fort Cépérou. Mais les rapports humains avec les amérindiens sont mauvais et une révolte des amérindiens éclate, qui va provoquer l'extermination de la colonie et la mort de Poncet de Brétigny.

 

 

 

 




 

 




 

 





 

Le 29 septembre 1652, les seigneurs de la Compagnie de France équinoxiale tentent de s'installer, ils débarquent avec 800 hommes à la pointe du Mahury. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1654 les Hollandais occupent la région, ils introduisent la canne à sucre.

 

En 1664 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Colbert, une puissante flotte débarque et tente d'implanter une colonie, mais les Anglais attaquent en 1667 sans pour autant s'y installer.

En 1674 les Français reprennent Cayenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis deux ans plus tard, le 5 mai 1676, 11 navires de guerre hollandais sous le commandement de l'Amiral Synkes reprennent Cayenne. 400 soldats débarquent et tentent de démanteler les défenses du fort Cépérou. Mais Louis XIV ne peut tolérer une telle humiliation. Il charge le vice-amiral du Ponant, le comte Jean II d'Estrées de reprendre Cayenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 décembre 1676, lors d'une bataille restée célèbre, Cayenne redevient française. Une période prospère s'installe sur la colonie. Les jésuites s'installent en Guyane en créant des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc.

 

Cette mise sous tutelle française sera contestée quelques fois, notamment pendant les Guerres napoléoniennes durant lesquelles l'Île de Cayenne sera occupée par les Portugais du Brésil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1852, sous Napoléon III, se met en place la déportation de forçats vers la Guyane afin de combler le besoin de main d'œuvre. (Le système perdurera ainsi jusqu'au jour de l'arrivée du dernier convoi en Guyane  en novembre 1938. Après les articles d'Albert Londres, c'est l'arrivée du front populaire et le rapport de Gaston Monnerville député de la Guyane, en 1937, qui vont accélérer la fin du bagne. Le 1er Août 1953, les derniers témoins, bagnards ou surveillants rentraient en France sur le "San Matteo").

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'époque de gloire de Cayenne débute en 1854 avec la découverte de l'or en Guyane. Le pays s'enrichit et la ville s'embellit de superbes maisons créoles ornées de balcons en ferronnerie. Par la suite, le gouvernement de Tardy de Montravel ordonne des travaux d'urbanisation qui donneront à Cayenne le visage qu'on lui connaît aujourd'hui.

 

 

 




 

 

 



 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 


 

Le 15 octobre 1879 la ville de Cayenne est officiellement créée.

 

Le 19 mars 1946, la Guyane devient un département d'Outre Mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Au centre de la ville, Place des Palmistes.

Le 13 mars 1946 y fut inauguré une statue à l'effigie de Félix Eboué, illustre personnage Guyanais. Les inscriptions qui figurent sous la statue de Félix Éboué sont d'André Malraux (d'après l'épitaphe de Simonide la bataille des Thermopyles en -480) :

« Étranger, va dire à Lacédémone que ceux qui sont morts ici sont tombés sous sa loi. Passant, va dire aux Enfants de notre Pays :

De ce qui fut le visage désespéré de la France, les yeux de l'homme qui repose ici, n'ont jamais reflété que les traits du courage et de la liberté. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au centre également, la fontaine de Montravel date de la première adduction d'eau amenée depuis les montagnes du Rorota, à Rémire. Les travaux ont été réalisés par des bagnards à la fin du XIXè siècle. La fontaine, édifiée en 1867, fut dédiée au gouverneur Tardy de Montravel qui avait réussi à résoudre le problème de l'approvisionnement en eau de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

Sur la gauche, les bâtiments qui habitent le cabinet du Préfet, construit par les Jésuites en 1752

 

 

 


Edifiés à partir de 1788 pour servir d’Hôpital Militaire, les bâtiments actuels du Site de Jean Martial, au fond de la Place des Palmistes, ont été reconstruits dans la 2nde moitié du XIXème siècle.

Le 18 juin 1946, cet immeuble a été dénommé Jean Martial, en l'honneur d'un médecin lieutenant colonel, d'origine guyanaise, qui se distingua par ses actions sur les champs de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de son intérêt historique, cet immeuble a été inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques. Cette inscription implique la conservation du site en l’état par une réhabilitation.

 

 

 

 


 


 

A suivre...

 

 

 

Par Erwan - Publié dans : Guyane - Communauté : images du monde
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Mardi 3 novembre 2009

Quand j'étais petit, ma grand-mère me disait : "Si tu n'es pas sage, on t'emmènera au bagne à Cayenne".

La Guyane a toujours souffert d'une mauvaise réputation. D'abord à cause de cette histoire de bagne, puis du climat jugé malsain où l'on attrapait toutes sortes de maladies mortelles et aussi à cause de sa forêt et de ses animaux dangereux qui la peuplent : serpents des plus venimeux, araignées (mygales ou matoutous entre autres), moustiques propageant la malaria et la fièvre jaune, parasites nombreux…

 

 


Porte d'entrée du camp de la transportation à Saint Laurent du Maroni :

 

 

 

 

 

 

 

Depuis quelques temps, cette mauvaise réputation a tendance à s'estomper. Le centre spatial de Kourou y est sûrement pour quelque chose.

 

Maquette de la fusée Ariane 5 à Kourou :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre forme de tourisme également donne une meilleure image de la Guyane. C'est un tourisme plus proche de la nature, tourné vers les fleuves et la forêt, qui trouve en Guyane les espaces nécessaires à son développement.

 

 

L'Approuague à Régina :

 


 

 

 

 


 


Les marais de Kaw :


 


 

 

 

 



Ici, on ne trouvera pas les eaux turquoise des Caraïbes. Les nombreux fleuves de Guyane qui déversent leur limon dans l'océan Atlantique n'ont pas de débit suffisant pour le disperser plus au large. Aussi la mer reste-t-elle couleur café au lait. Il faut se rendre dans les Iles du Salut, situées à 17 Km au large de Kourou, pour trouver une eau un peu plus bleue.

 

 

 

Plage de Rémiré Montjoly près de Cayenne :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, une eau un peu plus bleue autour des îles du Salut :

 


 

 

 

 

 



Dans le Nord-Est de l’Amérique du Sud, entre le Surinam et le Brésil, la Guyane est un département français d’une superficie de 86.504 km². Il est limité :

 

  • Au Nord, par la côte qui, dans son ensemble, est plate et marécageuse.
  • A l’Est, par le fleuve Oyapock, entre la Guyane et le Brésil.
  • A l’Ouest, par le fleuve Maroni, séparant la Guyane du Suriname.
  • Au Sud, la frontière avec le Brésil est matérialisée par la ligne de partage des eaux avec le bassin de l’Amazone.

 

Le point culminant de la Guyane française atteint 800 mètres (massif tabulaire).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Guyane possède 300 km de côtes, 520 km de frontières avec le Suriname et 700 km de frontières avec le Brésil.


Cayenne, 58 000 habitants, chef-lieu du département, se situe à 7.072 km de Paris soit un peu plus de 8 heures de vol.

 

Le décalage horaire est de 5 heures en été et de 4 heures en hiver.

 

Voici en rouge, sur la carte ci-dessous, la superficie de la Guyane rapportée à la France. Sa population, un peu plus de 200 000 habitants, est celle de la ville de Rennes. Et, tout autour, c'est la forêt, sur 95% du territoire.

 









Située entre 2°N et 6°N, la Guyane bénéficie d’un climat de type équatorial humide. Cette position privilégiée proche de l’équateur, ainsi que sa façade océanique, lui confère une bonne stabilité climatique. Ainsi, on observe une grande régularité des vents et des températures, qui varient faiblement au cours de l’année. Les cyclones y sont inconnus. Seules les précipitations connaissent des variations annuelles conséquentes, et c’est donc principalement ce paramètre météorologique qui détermine le rythme des saisons guyanaises. Le cycle des précipitations est lui-même intimement lié aux mouvements saisonniers de la ZIC ou Zone Intertropicale de Convergence.



Cayenne et ses problèmes de circulation :

 

 

 

 

 

 

 


La ZIC ou Zone Intertropicale de Convergence :


Pour résumer simplement, la Zone Intertropicale de Convergence constitue l’équateur météorologique. Dans l’hémisphère Nord, l’Anticyclone des Açores dirige des vents de Nord-est dans la zone équatoriale, alors que dans l’hémisphère Sud, l’Anticyclone de Sainte-Hélène produit des vents de Sud-est. La rencontre de ces vents s’effectue donc au sein d’une zone dépressionnaire appelée Zone Intertropicale de Convergence (ZIC). Au sein de cette zone, l’atmosphère est très perturbée et on y observe fréquemment des Cumulonimbus, nuages à haut développement vertical, générateurs d’orages et de précipitations.

 

 

 

L'Ilet de la mère au large de Cayenne et ses eaux café au lait.


 

 

 

 

 

 





La ZIC n’est pas immobile et ses déplacements suivent la position apparente du soleil. Ainsi, avec un décalage de 6 à 12 semaines, la Zone Intertropicale de Convergence se déplace du Nord au Sud et du Sud au Nord, suivant les cycles astronomiques. Ce sont donc ces mouvements, et le positionnement de la ZIC par rapport au département, qui rythment les saisons guyanaises. On distingue ainsi :

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Petite plage de sable blanc aux Iles du Salut.

 

 


- Une saison des pluies de la mi-novembre à fin janvier. Initialement la ZIC se trouvait au Nord, elle entame sa descente, et passe donc une première fois sur la Guyane.

- Une petite saison sèche, appelée « le petit été de mars » qui se produit en général entre début février et la mi-mars. Cette saison correspond à la position la plus Sud de la ZIC, qui se positionne au voisinage de l’équateur géographique et parfois même dans l’hémisphère Sud.

- Une saison des pluies, de fin mars à début juillet qui correspond à la remontée de la ZIC et qui repasse donc une deuxième fois sur la Guyane.

- Une saison sèche, de mi-juillet à mi novembre où la ZIC se positionne au delà du 10°N et épargne donc le département.

 

 

 

 

 

Randonnée en forêt :

 



 

 

 


 

Une barge d'orpailleur sur le fleuve :

 

 





Le rythme des saisons, décrit ci-dessus, est toutefois soumis à une grande variabilité interannuelle : en effet d’une année sur l’autre, le début et la fin des saisons ne se produisent jamais rigoureusement aux mêmes dates et peuvent parfois différer de plusieurs semaines.

 

 

 


 

 

 

 

 

 


Il a été mis en évidence que, dans la ceinture tropicale, et donc particulièrement en Guyane,  le climat était lié à un phénomène océanique du Pacifique Sud : le célèbre El Niño et sa petite sœur La Niña. Pour résumer grossièrement, on peut écrire que lorsqu’il existe un phénomène El Niño, le climat guyanais est plus sec et plus chaud, alors que La Niña entraîne plutôt une aggravation des précipitations accompagnée de températures plus fraîches.

 

 

 

Un océan vert :

 

 

 

 

 

 


 

Le tourisme  s'est donc orienté vers l'aventure sur les fleuves qui s’enfoncent au cœur de la forêt équatoriale. Ce sont les seules voies naturelles pour découvrir l’Amazonie, l’immensité de la forêt, un environnement incroyablement sauvage et préservé, un dépaysement inattendu. Partez quelques jours le long d'un fleuve et vous rencontrerez toute l’authenticité des cultures de la Guyane, amérindiennes ou noirs marrons, vous dormirez dans des hamacs dans les villages d’accueil situés le long des fleuves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le Maroni :

 

 

 

 

 

  A suivre...

 

Par Erwan - Publié dans : Guyane - Communauté : images du monde
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Vendredi 18 septembre 2009
Blog en pause...










Pour cause...











De voyage.

















Par Erwan - Publié dans : Cartes postales - Communauté : Photos de Bretagne
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Vendredi 11 septembre 2009

La Chaussée de Sein est une arête granitique immergée de 25 kilomètres au large de l'Ile de Sein, en Bretagne. Le phare d'Ar-Men balise l'ouest de cette chaussée.

 

carte (source Wikipédia) :

 

 

 


C'est la Chaussée de tous les dangers, de hauts-fonds, franchissables par très beau temps et conditions favorables de courant, et toujours avec l'aide des marins chevronnés de l'île qui peuvent emprunter les quelques chenaux étroits qui la traversent. "Le grand plateau de roches connu sous le nom de Chaussée de Sein est tellement dangereux, dans toute son étendue, que nous pouvons affirmer que tout navigateur qui le traversera, sans le secours d'un bon pilote de l'île de Sein, ne devra son salut qu'à un heureux hasard..." signalait Beautemps-Beaupré au retour de sa campagne hydrographique de 1817.

 

La Chaussée de Sein, vue du haut du phare :

 

 

 

 

 

 

 

Le grand phare de l'île de Sein a été construit entre 1950 et 1951. Il succède à un premier phare de 43 m de hauteur construit sur l'île en 1839 mais détruit le 4 août 1944 par les troupes allemandes ; l'optique avait été démontée.

Nom sénan : Goulenez

Nom touristique français : Le Grand Phare

Nom sur les cartes marines : Ile de Sein

 

 








 



 

 

Pour remplacer le Grand Phare détruit, et vue son importance stratégique pour les navigateurs, un grand pylône métallique fut monté et un feu à gaz fut hissé à son sommet le 11 juin 1945. Il fut remplacé par un feu électrique, plus fiable, le 7 mars 1946.

 

 




 

 

 

 

 



 

 



 

 

Le 16 février 1952, le phare actuel est allumé sur une tour cylindrique en béton armé sur corps de logis, construite entre novembre 1949 et octobre 1950. Il s'élève à 52 m au-dessus du niveau de la mer.

 






 

 



 

 

 

 


 

 

 


On accède à la lanterne par un escalier de 250 marches, en béton avec rampe métallique, à six révolutions. Il est entouré de diverses constructions, dont la centrale électrique et une usine de désalinisation d'eau de mer. Trois de ces bâtiments possèdent un étage carré et sont couverts d'un toit en terrasse.

 

 




 

 

 

 


Vue du haut du phare, la partie la plus étroite de l'Ile :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


 


Dès le début, l’idée de construire une centrale électrique au pied du phare s’imposa. Pour ce bâtiment et ses dépendances, une surface de 3600 m² de terrain était nécessaire. Les Ponts et Chaussées durent traiter avec 171 propriétaires Sénans. L’île ne possédant pas de cadastre, les arrangements furent des plus laborieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La lanterne est dotée d'une lampe halogène de 1000w. Elle émet un feu blanc à 4 éclats groupés toutes les 25 secondes. Sa portée est de 27,5 milles.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le site est classé en 1980.

Ci-dessous, le village de l'île en contre-jour le matin, vu du haut du phare :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : http://enezsun.chez-alice.fr/Phares/DestructionPhareSein.htm

 

 

La Chapelle Saint Corentin est située au pied du phare, sur un lieu sacré, probablement le plus ancien de l'île.

"Il y avait là de hautes fougères et de la lande où on disparaissait. On y voyait des restes de murs et des tas de coques de berniques et de poteries. Il prétend que c'est là qu'était la forêt sacrée..."

"... Là que les premiers druides, à n'en pas douter, s'initièrent aux sciences, cueillirent à même la nature, dans sa pureté extrême, les secrets d'éternité, inspirèrent leur rituel. Ils purent y composer leurs prières." (René Pichavant).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un oratoire aurait été construit à l'époque même de Saint Guénolé, vers l'an 440. Un ermite disciple de St Corentin y habita. A cet emplacement se trouvait un puits d'eau douce.

 

Puis, on y construisit une chapelle : la chapelle de St Corentin. Mais le temps faisant son travail destructeur, la minuscule chapelle fut reconstruite une première fois au XVème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au début du XXème siècle, la chapelle était à l'état de ruines. Les Sénanes étaient particulièrement touchées par cet état de choses. Lors du départ des hommes pour l'Angleterre, en juin 1940, elles prononcèrent le vœu de reconstruire la chapelle dédiée à Saint Corentin, au retour des hommes et au moment de la victoire de la Patrie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il leur fallut attendre quelques années encore et c'est le recteur Marzin, arrivé sur l'île en mars 1968 qui entendra leur doléance concernant la petite chapelle. Il fit les études nécessaires et proposa une nouvelle construction, un peu plus grande que la précédente et éclairée de vitraux. Les travaux débutèrent l'été 1971 et durèrent 6 mois. En creusant les fondations autour de l'ancien oratoire, on trouva un menhir couché de 3 mètres de long ainsi qu'une pierre creusée en deux bacs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On continue avec René Pichavant :

 

"La vieille statue (de Saint Corentin) n'est plus. Dans son bois peint, elle représentait l'évêque de Cornouaille sous mitre blanche la crosse à la main. Cette crosse, mobile, avait son utilité. Lorsque les marins voulaient que le vent changeât, ils la tournaient vers le point cardinal souhaité. Il arrivait cependant que le ciel n'entendît pas les prières ou les jugeât trop intéressées.

Le pauvre Corentin en subissait les conséquences.  Pour s'être montré mal en cour céleste, il était vilainement fouetté, bouté sans ménagement hors de chez lui, bafoué, couvert de goémon jusqu'au retour du noroit attendu. On le réhabilitait alors. Il reprenait sa place, solennellement".

 

 

 

 

 

 

 

 

La crosse de Corentin ne tournera plus jamais pour les marins de l'Ile de Sein. Quelqu'un a dérobé la statue et elle n'a jamais été retrouvée.

 


Couché de soleil sur l'Ile de Sein. On distingue le Grand Phare sur la droite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Erwan - Publié dans : Ile de Sein - Communauté : le Finistère
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Vendredi 4 septembre 2009

L'île de Sein est située dans l'Océan Atlantique, comme une assiette posée sur l'eau, au large de la pointe du Raz, à l'extrême ouest de la Cornouaille. Son nom breton est Enez Sun. Elle fait partie d'une arête granitique dont la partie immergée se prolonge sur 25 kilomètres vers le large et forme la barrière de récifs appelée la chaussée de Sein.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa superficie, en  forme d'une sorte de S à l’envers avec une partie centrale étranglée faisant à peine 50 mètres de large, est de 0,5 Km2. Longue de 1,8 km et large de 50 à 500 m, le point culminant s'élève péniblement à 5 m.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


Elle fut plusieurs fois presque submergée par des tempêtes. Celles de 1830, 1868 et 1897 ont marqué, de leur extraordinaire puissance, la mémoire de générations de Sénans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Sous la monarchie de Juillet, alors que les hommes étaient au large, elle envahit le village. Les femmes, les enfants se réfugièrent dans le clocher et sur les toits. Le recteur récita les prières des agonisants, donna l'absolution générale. La mer exauça les prières et, devant les âmes sans péché, se retira.

 

 

 


 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


Soixante‑huit ans auparavant, le comte de La Noue, par ordre de Monseigneur le duc d'Aiguillon, commandant en chef pour le roi en Bretagne, voulut les évacuer. Il promit de fournir à souhait une habitation commode, des vivres et toutes les ressources nécessaires : « Trois écus d'argent et une culotte de toile, deux fois la soupe à chaque repas et l'écuelle comble de panais... une paire de bas, un trafic de vieilles hardes... » Ils rejetèrent fièrement la proposition, répondant que l'île devait demeurer habitée « afin que les naufragés fussent toujours assurés de trouver des secours et des soins charitables »".

 

René Pichavant, journaliste et écrivain au Télégramme :

Sein, l'île des cormorans bleus, éditions France-Empire.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


Toujours d'après René Pichavant, selon Pomponius Mela, géographe inspiré de l'an 43 :

« Sena est dans la mer britannique, en face du littoral des Osimes. Elle est célèbre par l'oracle d'une divinité gauloise. Ses prêtresses sont sanctifiées par le vœu de virginité perpétuelle. On dit qu'elles sont au nombre de neuf.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les Gaulois les nomment Sènes. Ils pensent que, douées de pouvoirs exceptionnels, elles peuvent, par leurs incantations, déchaîner les flots et les tempêtes, se métamorphoser, selon leur gré, en toutes espèces d'animaux, guérir les maladies réputées incurables, connaître l'avenir et le prédire. Mais elles n'exercent leur art qu'en faveur des navigateurs qui s'embarquent dans le seul but de les consulter. »

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


Sur un plan administratif, la commune de l’Île de Sein fait partie du pays du Cap Sizun en Cornouaille et du canton de Pont-Croix. C'est une des îles du Ponant qui regroupent Ouessant, Molène, Sein, Groix, Batz, Arz, Houat, Hoëdic et Belle-Île. Elle fait partie du Parc naturel régional d'Armorique, et de l'association des îles du Ponant qui a son propre collège.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


La population l'hiver est de 115 Sénans, 1 500 l'été. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, l'île a connu un déclin démographique très préoccupant pour la pérennité de la communauté, la population passant de 1 300 habitants en 1936 à 230 selon le dernier recensement (2004). On continue encore avec René Pichavant :

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Fils de prêtresses abandonnées, naufragés, pirates, flibustiers, vagabonds de la mer, ermites, pêcheurs saisonniers, ils se sont établis là, peu à peu, selon les circonstances, et continuent à parler du Mordiou, la mer de droite, et du Morkleiz, la mer de gauche, en regardant le continent, comme jadis les premiers Celtes qui s'orientaient face au levant, croyaient au ciel et vivaient avec les morts".

 

 

Ci-dessous, la grande terre vue de l'île de Sein : on distingue le phare de la Vieille, avec à droite, la Baie d'Audierne, et à gauche, la Baie des Trépassés avec la Baie de Douarnenez.

 

 

 

 

 


 


 

Elle est reliée au continent par une liaison quotidienne de et vers Audierne par le bateau "Enez Sun" de la compagnie maritime Penn-ar-Bed (Ci-dessous, le bateau à quai). Il y a quatre rotations par jour en été : deux le matin et deux le soir. Le bateau apporte tout ce qui est nécessaire pour vivre, y compris le pain. Il n'y a pas de boulanger sur l'Ile. Il est conseillé d'y apporter son pain si l'on veut pique-niquer. Seule une petite supérette assure les besoins quotidiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

L'été, à chaque rotation du bateau, en plus du fret, 250 touristes débarquent sur l'île pour y passer la journée. Certains y passent une nuit, et les plus téméraires restent une semaine en location. Ceux-ci, venus échapper à l'enfer de la vie trépidante de la civilisation continentale, trouvent sur l'île le calme nécessaire à leur "restructuration". Le soir, lorsque tous les visiteurs sont repartis avec le dernier bateau, l'île devient un havre de paix.

 

 


 

 

 

 


 

 


Il n'y a bien sûr aucune voiture sur l'île, hormis un petit camion pour le réapprovisionnement en fuel du phare, de un ou deux petits tracteurs pour les besoins du déchargement du bateau et de la camionnette des pompiers. La location de bicyclette n'existe pas et il y a très peu de vélos.

 

 

 


 

 

 

 

 

 


L’île est bordée en majorité par des plages de galets et de sable qui constituent un rempart fragile contre les tempêtes. Cette absence de relief fait courir le risque des vagues déferlantes qui se sont souvent abattues sur l'île, envahissant les maisons, dévastant les dunes et le port. Des digues ont été construites pour éviter la destruction de l'île. Afin de protéger les maisons sénanes des rafales chargées de sable, l'espace entre les façades a été calculé au plus étroit.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le vent est tout puissant à Sein : ni arbre ni buisson. Les petits champs entourés de murets coupe-vent, où les paysannes cultivaient autrefois l'orge et les pommes de terre, sont laissés à l'abandon. Seuls, bien protégés par les maisons au centre du village, de petits jardins sont encore bien entretenus et fournissent à leurs propriétaires fleurs et légumes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'île de Sein est isolée du réseau électrique continental. Elle produit son électricité localement dans une centrale thermique. Les groupes électrogènes de la centrale alimentent en électricité environ 300 logements, quelques commerces (épicerie, cafés, restaurants) et un centre de désalinisation de l'eau de mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au nord de l'île, au pied du phare de Sein, les trois groupes électrogènes de la centrale produisent l'énergie nécessaire mais consomment 400.000 litres de fioul par an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'eau est une denrée rare. Autrefois, les Sénans étaient tributaires de l'eau de pluie recueillie dans des citernes individuelles et collectives, toujours utiles en cas de panne. Il ne viendrait pas à l'idée des îliens d'arroser les jardins ou de laisser couler un robinet inutilement. En 1990, lors d'une sécheresse estivale, Sein avait été ravitaillée par la Marine nationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La consommation moyenne d'un habitant de l'île est de 50 litres par jour alors qu'elle est de 137 litres sur le continent.

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’île de Sein dessale l’eau de la mer d’Iroise depuis 1976.

L'eau sanitaire est produite par un système de pompage et de dessalement de l'eau de mer par osmose inverse. Ce système, très gourmand en énergie, est aussi alimenté par la centrale électrique.

"Il faut 2,5 litres de fuel pour produire 1 m3 d'eau potable", rappelle Vincent Delbby-Wilkes, délégué régional d'EDF.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Le maire de Sein, qui espère réduire la facture énergétique de 40% dans les prochaines années, travaille sur un projet de panneaux photovoltaïques, et rêve d'hydroliennes alimentées par le puissant courant marin qui fait le bonheur des pêcheurs de bars, au large de la pointe du Raz.

 


 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


  Autres sources : http://www.enezsun.com/Sommaire.htm

 

 



 


Par Erwan - Publié dans : Ile de Sein - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Lundi 24 août 2009

Situé à la pointe extrême du continent, le sémaphore de la Pointe du Raz fait partie du réseau de surveillance des côtes et de la navigation sous la responsabilité de la Marine nationale qui les arme en personnels militaires spécialisés : les guetteurs sémaphoriques.

Il est possible de le visiter tous les jeudis de 11h à midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La mission du sémaphore de la Pointe du Raz est de surveiller la Chaussée de Sein, la baie de Douarnenez et la baie d'Audierne. La chambre de veille (la tour de contrôle) s'élève à 80 m au-dessus du niveau de la mer. Il est également un poste principal météorologique. C'est un sémaphore de 1ère catégorie.

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Pour exercer ses missions, le personnel du sémaphore dispose d'une chambre de veille équipée de larges baies vitrées et de puissantes paires de jumelles donnant sur la zone maritime à surveiller, d'un radar, de moyens de radiocommunication et de systèmes de surveillance de la navigation très sophistiqués.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les photos étant interdites dans la chambre de veille pour cause de terrain militaire, ci-dessous, une photographie de l'affiche de la Marine Nationale exposée à l'entrée du sémaphore. Quant aux systèmes de surveillance, la rigueur militaire et son culte du secret étant poussés à l'extrême, font que l'on trouve toutes les indications voulues sur Internet. Secret-défense oblige.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 
















 

La construction du sémaphore de la Pointe du Raz date du 2ème quart du 19ème siècle, année 1838. A l'origine, c'était un phare, le phare du "bec du Raz". Le 15 mai 1839 s'allume un feu de premier ordre fixe blanc sur une tour carrée en pierres de taille de 15m de hauteur.

L'année 1881 voit la construction des logements des gardiens.

 

 

 


 

 

 

 

 

(carte postale source Marine Nationale)

 

 

 

 


 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 15 septembre 1887, la mise en service du phare de la Vieille (photos ci-dessous) a pour conséquence l'arrêt du phare du Bec du  Raz, et dès octobre 1892, la tour du phare porte le sémaphore.

 

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le sémaphore est la suite historique des corps de garde et des batteries côtières créées sous Louis XIV (voir article précédent sur le corps de garde de la Pointe du Souch). Napoléon Ier remet ce système de surveillance au goût du jour. En 1806, Louis Jacob, (amiral et homme politique français né à Tonnay-Charente, Charente-Maritime, le 11 novembre 1768 et mort à Livry-Gargan, Seine-Saint-Denis, le 14 mars 1854), fait du  sémaphore un poste de guet établi sur la côte, chargé de surveiller les approches maritimes et de signaler par signaux optiques toute activité ennemie (le mot sémaphore vient du grec sema : signe, et phoros : qui porte).

 

 

 


 

 

 

 

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les sémaphores sont, avec leur capacité télégraphique, conçus comme un canal de communication, le seul pour l'époque en tout point de la côte entre les navires et la terre. Les sémaphores étaient des bureaux télégraphiques à part entière. L'aspect de surveillance complète ce rôle central : «Chaque poste sémaphorique est un œil - et un œil vigilant - ouvert sur la mer pour voir tout ce qui s'y passe.»

 

 

 

 

 


 

 

 

En 1958, le service de télégraphie est fermé. Les sémaphores sont désormais chargés de la surveillance de l'espace maritime, aérien et terrestre, militaire et civil. Ils doivent, en particulier, participer à la sécurité de la navigation et à la sauvegarde de la vie humaine dans la zone côtière.

 

 

 

 

 

 


 

 


 

Initialement, 162 électro-sémaphores furent construits le long du littoral français, mais aussi en Algérie et en Tunisie.

59 d'entre-eux sont encore en activité.

 

Actuellement les sémaphores sont classés en trois groupes selon leur situation géographique et l'importance des missions qu'ils assurent :

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

1) Les vigies armées par 10 personnes assurent une veille permanente à l'entrée des ports militaires (Homet pour Cherbourg ; Stiff, St Mathieu et Portzic pour Brest ; Cepet pour Toulon).

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

2) Les sémaphores de 1ère catégorie ou permanents, fonctionnent avec 9 personnes et assurent une veille permanente en des endroits remarquables de la côte ou dangereux pour la navigation ainsi qu'à l'entrée des ports de commerce d'intérêt majeur comme Le Havre, Nantes, Bordeaux, Marseille.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

3) Les sémaphores de 2ème catégorie ou intermittents répartis le long de la côte pour obtenir une surveillance continue avec le reste de la chaîne sémaphorique, assurent avec un équipage de 5 personnes, une veille du lever au coucher du soleil mais peuvent être réarmés en quelques heures.

 

Le personnel engagé suit les cours de formation à l'école des guetteurs sémaphoriques. Cette école est une partie intégrante de l'École de manœuvre et de navigation située à Lanvéoc Poulmic (coté sud de la rade de Brest).

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

Missions militaires

  • Assurer la présence de la marine nationale en certains points de la côte.
  • Surveiller l'espace maritime, terrestre et aérien : surveillance de la zone qui leur a été attribuée.
  • Assurer un service de transmissions : écoute de fréquences civiles et militaires.
  • Informer les commandements opérationnels et organiques.
  • Réguler et surveiller le trafic maritime : signaler à l'autorité maritime toute infraction à la réglementation relative à la navigation, à la pêche ...

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Missions de service public

  • Sauvegarde de la vie humaine (en liaison avec les CROSS).
  • Surveillance du plan d'eau.
  • Écoute des fréquences de détresse.
  • Diffusion de toute information relative à la sécurité de la vie humaine.
  • Signalisation des avis de coups de vents et tempête.
  • Participation aux opérations de sauvetage en mer.
  • Surveillance de l'espace terrestre (feu de forêt).
  • Observations météorologiques au profit de la Marine nationale et de Météo France.
  • Concours aux tâches des autres administrations (Douanes, Affaires Maritimes, Gendarmerie, Mairie ...) dans le cadre de la coordination de l'action de l'état en mer exercée par le Préfet Maritime (police des pêches, surveillance des zones interdites de mouillage, des sites archéologiques, zones de tirs, du balisage de jour et de nuit).
  • Prévention des pollutions maritimes accidentelles.

 

 

Source : Marine Nationale

 

 


 

 

 

 


 

Les photos ci-dessous sont prises de la chambre de veille du sémaphore, à travers les vitres teintées.

 

 











 

 

 

 

 

 


 

Il semblerait cependant que les hommes n'aient pas une confiance absolue dans le sémaphore malgré tous les moyens modernes déployés pour assurer la sécurité dans l'un des passages les plus fréquentés et les plus dangereux du monde. Aussi, ils ont préféré s'adjoindre la puissance des instances divines en érigeant à l'extrême pointe la statue de Notre Dame des Naufragés.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Si les marins demandent au sémaphore de veiller sur leur navire, ils confient, eux et leurs familles, leur vie et leur âme  à Notre Dame des Naufragés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Par Erwan - Publié dans : Histoire - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Mercredi 19 août 2009

Petit retour en arrière sur la dernière journée de la Route de l'Amitié à Audierne. Voici quelques photos du feu d'artifice organisé le dimanche soir, alors que les bateaux attendent sagement le départ du lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


La Chine connaît la poudre noire et l’art d’en faire des explosions de bruit ou de lumière au moins depuis le VIIIème-IXème siècle. L’empereur de Chine affirme même en 1719 que son pays maîtrise les feux d’artifice depuis plus de 2000 ans.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La poudre noire a été rapportée en Europe au XIIIe siècle par Marco Polo de son long voyage en Chine. A l'origine, les feux d'artifices étaient principalement jaunes ou blancs. Les couleurs ne viendront qu’au début du XIXe siècle avec l'avènement de la chimie moderne.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En France, le premier vrai feu a été tiré sur la Place des Vosges, à Paris, alors Place Royale, pour le mariage d’Anne d’Autriche avec Louis XIII en 1615.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En 1792, la Convention doit acquitter les dettes du gigantesque feu d’artifice tiré en l’honneur du mariage du futur Louis XVI avec Marie Antoinette d'Autriche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Louis XV avait été si fier de ce feu qu’il avait cherché un compliment de la part son grand argentier :

"Que pensez-vous de ma fête ?" lui demanda-t-il.

"Impayable, Sire", lui aurait répliqué son argentier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le feu d'artifice du 14 juillet à Paris revient à plus de 500 000 €. Que dit le grand argentier ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Erwan - Publié dans : Fêtes Bretonnes - Communauté : le Finistère
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Lundi 10 août 2009

Située sur le versant Sud d'un coteau, la ville est baignée par les eaux de la rive droite du Goyen. Les maisons et les jardins se groupent autour de la très belle église romane dédiée à Notre-Dame-de-Roscudon. Pont-Croix, 1700 habitants, petite cité de caractère, est chef-lieu d'un canton des 12 communes du cap Sizun depuis 1790.

 

 


 

 

 

 

 

 

Les foires aux animaux de Pont-Croix ont été de tout  temps réputées. Les grandes dernières foires ont eu lieu jusqu'à la fin des années 1950. Des documents remontant à 1385 mentionnent la "chohuye de PONT-KROES", prouvant la notoriété et la fréquentation massive (d'où le mot cohue en français) de ces foires et marchés d'alors. Pont-Croix était alors la capitale économique du Cap.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Du premier au troisième siècle, une exploitation rurale romaine se situait sur l'emplacement qui deviendra plus tard Pont-Croix. En effet les romains ont construit une riche propriété agricole à Kervenennec en Pont-Croix.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


C'est vraisemblablement vers le Xème ou XIème siècle que la ville de Pont-Croix est fondée, au près d'un gué situé au fond de l'estuaire du Goyen qui constituait alors un point de passage obligé entre les pays côtiers du Cap Sizun et le Pays Bigouden.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pont-Croix était alors, à l'ouest de Quimper, une petite capitale régionale de Basse-Cornouaille, à vocation agricole et artisanale, dotée d'un port abrité dont il ne subsiste aujourd'hui qu'un quai inutilisé.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au début août, à Pont-Croix, l'Association War-Raok (En avant, en breton) a donné rendez-vous au public pour la 13e édition du Festival «Mouezh ar Gelted » (la Voix des Celtes). Comme chaque année, elle a organisé une fête dédiée à la culture bretonne et celtique : conférence, foire, concerts et animations diverses. Voici quelques photos du défilé.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Citons l'affiche de la fête :

"Puisant son inspiration dans le passé et par amour de la fête, l'association WAR RAOK organise le festival populaire MOUEZH AR GELTED, festival consacré à la culture bretonne et celtique et diverses manifestations culturelles ayant trait à la Bretagne et aux pays celtiques.

 


 








L'association œuvre également à la promotion de la langue et de la culture bretonne ainsi que la découverte de la culture des autres pays celtes. Elle entend contribuer par son action à l'animation et au développement socio -économique de la région. Elle a en outre l'ambition de devenir une des rencontres phares de la région afin de promouvoir cette culture bretonne et celtique au-delà des limites du département".

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Il ne se passe pas un jour en Bretagne sans qu'une ville ou un village n'organise, par le biais d'associations de bénévoles, une fête ou une manifestation. Je ne veux pas employer le terme de folklorique, car il est devenu presque péjoratif. Ce sont plutôt des manifestations culturelles, affirmant la fierté d'une culture et d'une tradition. La fierté de son pays natal qui s'ouvre au monde sans que soit revendiqué lors de ces manifestations la moindre idée d'autonomie ou d'indépendance. C'est simplement la joie de participer à une grande fraternité. Il suffit de regarder les sourires sur les visages des participants, du plus jeune au plus âgé, pour en être convaincu.

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pour mieux comprendre cet engouement, il faut se référer à l'histoire de la Bretagne.

Vers le Vème siècle après J.C. les habitants des Iles Britanniques chassés de leur terre par les peuplades germaniques (les Angles et les Saxons), traversent la Manche pour se réfugier en Armorique. Conduits par leurs pasteurs, ils débarquent sur les côtes de la Bretagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La légende veut que ces pasteurs étaient des saints naviguant sur des bateaux de granite (être saint peut permettre des choses !). Ils sont bien accueillis par les autochtones dont les chefs leur donne des terres. Pour délimiter ces domaines, le saint devait conduire une charrue traînée par un bœuf. Le signal était donné à la tombée de la nuit, et l'attelage devait s'arrêter au premier chant du coq.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Si certains domaines sont moins étendus, c'est que la fille du chef de la tribu accueillante, mécontente de la décision de son père, se levait la nuit pour saisir le coq en question et le jeter au milieu du foyer. Le volatile, évidemment pas très content du sort qui lui était réservé, poussait son cri, obligeant le saint homme à arrêter sa charrue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


D'autres, prétendant n'avoir jamais entendu le cri du coq, continuaient allègrement leur petit périple jusqu'à ce qu'on leur enlève la charrue des mains. On peut être saint et avoir ses faiblesses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis les communautés se sont intégrées l'une à l'autre et c'est le peuple breton lui-même, sans l'aveu de l'Eglise, qui a élevé au rang des saints les anciens moines et ermites qui furent ses premiers pasteurs et les premiers organisateurs de la vie civile et religieuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Venus pour évangéliser l'Armorique, les saints et divers ermites ont regroupé les tribus en paroisses. Chaque paroisse, regroupée autour d'une église ayant son identité propre, son costume, ses danses et ses règles de vie commune.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les noms de localité en Bretagne sont souvent formés d'un nom de saint précédé des préfixes plou (ou plo, ploe, plé, pleu, plu), tré ou lan. Le plou c'est la paroisse bretonne primitive ; le tré est une subdivision de cette paroisse et le lan un ermitage ou petit monastère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce qu'il faut retenir de cette époque, c'est que le clergé du temps de l'immigration a donné au peuple breton des campagnes l'organisation et les traditions auxquelles celui-ci est resté le plus naturellement attaché.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette organisation a perduré dans l'esprit de clocher un peu particulier en Bretagne. Il fut un temps où si un homme épousait une femme de la paroisse voisine et l'emmenait chez lui, celle-ci était considérée comme une étrangère. Il valait mieux encore chercher femme en pays lointain, la "pilule" passait mieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

On retrouvait aussi cette rivalité quand chaque village avait son équipe de foot. C'était alors la guéguerre d'autant plus virulente si l'une des équipes était entraînée par monsieur le Recteur (curé du village) et l'autre par l'instituteur laïque de l'autre village.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


Mais aujourd'hui, toutes les "paroisses" bretonnes s'unissent pour montrer ce qu'elles savent faire de mieux : accueillir et partager.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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