Guyane

Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 10:35

Les Hmong sont un peuple d'Asie, originaire des régions montagneuses du sud de la Chine (spécialement la région du Guizhou) au nord du Viêt Nam et du Laos.

Les Hmong sont arrivés en Guyane en 1977 fuyant le communisme du Laos (le Pathet Lao), après avoir séjourné dans les camps de réfugiés de Thaïlande.

 

 

 

 

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Encadrée par des missionnaires et pendant les trois premières années subventionnée par des associations et la DASS, la migration Hmong n'a pas été forcément bien accueillie au départ en Guyane.

 

 

 

 

 

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À force de défrichements, constructions, amendements, et en dépit des sols très pauvres, acides et difficiles à travailler, l'organisation en coopérative a payé. Les Hmong ont réussi là où les Guyanais et les administrations avaient échoué.

 

 

 

 

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Actuellement, ils font partie du "paysage" et le problème d'intégration ne se pose plus.


Actuellement, ils font partie du "paysage" et le problème d'intégration ne se pose plus.

Ils sont répartis en trois villages :

- Cacao créé en 1977 en pleine forêt, d'accès peu facile.

- Javouhey, fondé en 1979, à 30 km de Saint-Laurent-du-Maroni, sur le site de l'ancienne léproserie de l'Acarouany.

- Rococoua, fondé en 1990 aux environs d'Iracoubo avec une quinzaine de familles.

 

 

 


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C'est à Cacao qu'a été réalisée la plus importante implantation : 500 personnes sont arrivées à la fin de l'année 1977.

Une deuxième implantation a été réalisée quelques mois plus tard, sur la commune de Mana, à Javouhey. 350 personnes sont arrivées à la fin de l'année 1979.

 



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Ci-dessus un point Internet installé dans un snack-bar (ouvert par un Breton) dans le village. Dessous, on retrouve les constructions typiques des maisons H'mong, avec leur toit dit "en carapace de tortue".

 

 


 

 


 

 

 

 

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Ils ont vite retrouvé leurs habitudes du Laos : culture de la terre pour produire les fruits et légumes dont ils avaient besoin, et élevage de porcs, vaches et poules pour la viande, sans compter la chasse et la pêche qu’ils pratiquent encore largement aujourd’hui. Ils excellent aussi dans l'art du tissage.

 



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Les Hmong produisent l'essentiel des fruits et légumes locaux vendus sur les marchés et dans les supermarchés de Guyane (20 à 30 t/semaine pour les seuls marchés de Cayenne, Saint-Laurent-du-Maroni et Kourou).

 

 

 

 

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Le manque de coordination entre les exploitants agricoles a mené à la culture des mêmes fruits et légumes par tout le monde (citrons, ramboutans...), ce qui amène à une surproduction et à un effondrement des prix au plus fort de la saison.

 




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Les Hmong de Guyane représentent une toute petite partie de l'énorme diaspora hmong à travers le monde, depuis le Sud de la Chine jusqu'aux Etats-Unis ou encore en France métropolitaine.

 

 


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Un marché a lieu tous les dimanches au village Hmong, attirant de nombreux visiteurs venus de Cayenne. On peut y déguster en plein air les soupes et autres plats préparés par la communauté.

 



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Et il n'est pas rare d'y rencontrer des Hmongs ayant quitté la vie trépidante des grandes villes métropolitaines (Lyon par exemple) pour venir s'installer à Cacao, où ils trouvent une vie moins stressante et plus en rapport avec la nature.

 


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Aujourd'hui, bien que le peuple hmong soit intégré à la vie laotienne, une partie non quantifiable de Hmong est réfugiée dans la jungle, car traquée par les armées laotienne et vietnamienne pour avoir aidé les Français pendant la guerre d'Indochine puis les Américains pendant la guerre du Viêt Nam. En 2005, ils n'y sont plus que 8 000 alors qu'ils étaient plus de 30 000 il y a une dizaine d'années.

 

 


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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 10:50

(Cet article est la suite de l'article précédent sur les marais de Kaw).


En lisière de la réserve, uniquement accessible par voie fluviale, se trouve le village de Kaw. Le bourg est établi sur un ancien cordon littoral de terres sablonneuses. Il est relié à la rivière par un canal de 300 m de long. Ci-dessous, le débarcadère du village :

 


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Le canal qui conduit au village :

 

 

 

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Une cinquantaine d'habitants y résident, vivant essentiellement d'activités traditionnelles, telles que l'abattis, l'élevage de zébus…

 

 

 


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… Et occasionnellement de pêche et de chasse.

 

 


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La rue principale conduit à la poste :

 

 

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Et l'autre rue mène à l'église :

 

 

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Première grande installation photovoltaïque centralisée de France avec 35 kWc, la centrale de Kaw demeure, 25 ans après sa construction, un système novateur et précurseur en matière de production d'électricité par énergie renouvelable en site isolé.

 

 

 

 

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L'enclavement du village et l'ensoleillement de la Guyane en ont fait un site d'expérimentation du Commissariat à l'énergie solaire (COMES).

 

 

 

 

 

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La puissance installée au départ devait suffire à couvrir les besoins des habitants de Kaw, l'essentiel concernant l'éclairage et la conservation du gibier dans les congélateurs.

 

 

 


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Exploitée par EDF, la centrale a fonctionné sans maintenance réelle pendant ses six premières années. Elle a ensuite connu des pannes pour des raisons diverses : vieillissement naturel, salissures sur les panneaux, oxydation, batteries hors service, onduleur en panne. Remise une première fois à niveau en 1990, la centrale a connu un redémarrage difficile.

 

 

 

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Il faudra attendre six ans pour qu'un nouveau projet porté par la commune permette de doter le village de Kaw d'une nouvelle centrale.

Tirant de l'expérience les enseignements indispensables, les concepteurs ont aujourd'hui conçu une centrale mieux adaptée : hybride, elle associe un champ photovoltaïque de 624 modules (qui alimentent un parc de 576 batteries) à deux groupes électrogènes.

 


 

 

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 10:24

Située à environ 80 km au Sud-Est de Cayenne, la réserve de Kaw a été créée en 1998. Il faut compter 1 heure 30 de trajet par une route qui se faufile à travers la forêt. De temps en temps, un petit singe aux pattes jaunes, un tamarin, viendra vous regarder passer. Hormis la rivière de Kaw et le canal Roy, les savanes humides sont des zones inaccessibles tant en canoë qu'à pied.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La commune de Kaw se trouve sur une vaste plaine constituée par différents milieux tels que des marais (appelés pripri), des criques (mot guyanais pour désigner les rivières) ainsi que par des mangroves et des vasières. Bien que ce soit  une étendue de marais, on ne se fait pas dévorer par les moustiques : en effet, l'eau, trop acide (Ph 5,7), empêche leur développement (eau pure : Ph = 7).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est le royaume de la faune batracienne et ornithologique. Ici, hérons, aigrettes et grands échassiers côtoient les caïmans noirs. Mais ces derniers se cachent dans les "mares aux caïmans" inaccessibles aux visiteurs. Seuls de jeunes spécimens de caïmans peuvent être aperçus dans la rivière.

 
















 

Les 94 700 hectares de la réserve s'étendent le long de l'océan Atlantique à l'ouest de l'embouchure de l'Approuague. C'est la deuxième réserve naturelle de Guyane après celle des Nouragues (la plus grande réserve naturelle, totalement préservée, et qui héberge une station de recherche du CNRS, réputée sur le plan international. Depuis plus de vingt ans, le centre a accueilli des centaines de chercheurs : botanistes, zoologistes, ornithologistes, entomologistes, climatologues).

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 


 

 

 

  Ibis rouge

 

 

 

 


 Le Cabiaï :

 Son autre nom est « capybara » qui vient de « capivara » signifiant « Seigneur des herbes » dans la langue des indiens Guaranis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un cabiaï adulte mesure entre 105 et 135 centimètres de long et pèse de 35 à 65 kilogrammes. C'est le plus gros rongeur du monde. Sa longévité est d'une douzaine d'années. La femelle cabiaï peut avoir de deux à huit petits par portée. La gestation dure approximativement 130 jours. Les nouveau-nés peuvent accompagner leur mère et manger comme elle, mais ils boivent du lait et ne sont pas sevrés avant 16 semaines. Les cabiaïs sont d'excellents nageurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils se jettent à l'eau lorsqu'ils se sentent menacés. Les cabiaïs adultes côtoient sans crainte les caïmans : s'ils sont assez vifs et malins pour leur échapper, leurs petits courent cependant plus de risques.

C'est à terre qu'ils rencontrent la plupart de leurs prédateurs : pumas, jaguars, anacondas et surtout les humains qui apprécient leur chair.

 

 

 


 

 

 

 

Des populations amérindiennes habitaient ce territoire bien avant l'arrivée des Européens. Au moment où les premiers Européens arrivaient en Guyane, la région de Kaw marquait la frontière entre les groupes Arawak et Galibi.

 



Pêcheur posant son filet le long de la berge :

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 



Kaw désigne d'abord la rivière qui prend sa source sur les flancs est de la montagne de Kaw et se jette dans l'océan, non loin de l'embouchure du Mahury. De hauts fonds vaseux et surtout une barre, très dangereuse à marée haute, ont opposé des obstacles naturels au développement de cette zone pourtant relativement proche de Cayenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Pendant les débuts de la colonisation, la région de Kaw est encore peuplée d'Amérindiens et visitée épisodiquement par des pêcheurs de lamantins. La viande de cet animal, séchée, salée ou boucanée, était revendue à Cayenne.

 


 

Ces espèces de chaussettes qui pendent aux branches des arbres, sont des nids de caciques à dos jaune :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le paresseux :

 

Ci-dessous, notre guide Amérindien scrute les arbres de la forêt à la recherche du paresseux :












 

 


Le Paresseux à deux doigts est appelé aussi unaus ou "parsou mouton" par les guyanais. (L'Aï est le nom donné au paresseux à trois doigts). L'adulte pèse en moyenne 4 à 8 kg. Il présente un cou court, 4 longs membres d'égale longueur terminés par deux griffes incurvées à l'avant et trois à l'arrière ayant jusqu'à 7 cm de long. Il possède un système de verrouillage de ses griffes. Il peut rester ainsi suspendu des heures sans effort.

 

 

 

 

 

 

 


 

Son corps est recouvert de longs poils brunâtres. Cette fourrure a la particularité d'héberger des algues microscopiques qui favorisent un meilleur camouflage. Grâce à ces algues, pendant la saison des pluies, sa fourrure devient verdâtre alors que durant la saison sèche, elle tourne au jaune. Ci-dessous, une femelle avec son petit accroché au ventre :

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femelles se reproduisent dès l'âge de 3 ans, les mâles 4 ou 5. Le couple s'enlace durant 48 heures pour l'accouplement. Ils ont une unique portée d'un petit par an. La gestation dure 6 mois. Le petit pèse entre 300 et 400 g à la naissance. Il s'accroche au ventre de sa mère durant 6 à 9 mois avant d'être autonome. Un paresseux à deux doigts vit environ 20 ans dans la nature.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leur métabolisme est très lent et la nourriture reste environ un mois dans leur tube digestif relativement court. Leur estomac compartimenté contient des bactéries digérant la cellulose des plantes, consommant ainsi des végétaux que les autres animaux ne digèrent pas. Il descend à terre uniquement  pour ses besoins, et c'est là qu'il est le plus vulnérable.

 











Vol de cormorans au-dessus de la rivière.



 

Le paresseux fait partie des mythes fondateurs dans certaines populations d'Amérique du Sud. Il est considéré soit comme l'ancêtre de l'espèce humaine, soit comme étant la transformation de l'homme en ces animaux des suites de leurs mauvaises actions.

En Guyane, l'espèce est protégée : leur commerce est interdit et leur transport règlementé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Quant aux grands caïmans noirs, chassés pour leur chair et surtout pour leur peau, ils ont disparus. Il ne reste dans le marais que de jeunes caïmans rouges ou  de jeunes caïmans à lunettes. (Petits, mais dangereux). On peut les voir la nuit, lorsque leurs yeux rouges reflètent la lumière des torches électriques.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

La colonisation européenne des terres de Kaw commença timidement au cours de la première moitié du XVIllè siècle. Seules les collines dominant les marécages étaient cultivées en cacao et en café mais surtout en produits vivriers.

 

 

 


Le carbet flottant :

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


La découverte de l'or sur l'Approuague allait amorcer le déclin de ce secteur et l'on ne pratiqua plus que de l'agriculture de subsistance.

 

 

 

Marais de Kaw le matin : la condensation disparaît dès les premiers rayons du soleil.


 


 

 

 

 

 

 


 

 


Héron à l'affût :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  A suivre...


 

 

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 11:14

Le marché aux fruits et légumes se déroule chaque mercredi, vendredi et samedi. Je vous le laisse découvrir en photos.

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 




Le marché aux poissons, situé sur la crique Laussat, est ouvert tous les jours à partir de 6 heures. On y trouve tous les poissons de Guyane provenant de la mer et du fleuve. Il est préférable de faire ses achats de bonne heure !

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Le port et quartier de La Crique :

C'est le quartier près du marché, de l'autre côté du canal Laussat. La Crique est l'autre nom du village Chinois. Il doit son nom aux indochinois libérés du bagne qui le peuplaient au début du siècle. C'est actuellement le quartier "chaud" de Cayenne. Calme le jour, ce quartier s'anime la nuit et il est préférable de ne pas s'y promener seul.

Le gouverneur Pierre Clément Laussat, en novembre 1819, établit une ordonnance d'ouverture d'un canal de dessèchement et d'assainissement à l'Est de la ville, entre l'océan Atlantique et la rivière de Cayenne. Il fut mis en service en1821.

 


 


 


 

 

 

D'autres photos de ces trois endroits avec une légende amérindienne :

 


La légende de Cayenne

 


Il y a bien longtemps de cela, les rivages de notre actuelle Guyane étaient peuplés de Peaux Rouges, les Galibis, aujourd'hui représentés par de rares individus. Leur grand chef Cépérou avait sur eux droit de vie et de mort. Son autorité s'étendait de l'Orénoque à la rive gauche du grand fleuve des Amazones. De l'autre côté de la grande rivière, vivait une autre tribu aussi importante que celle des Galibis. Le pays qu'elle habitait avait pour nom : Brésil, tiré du nom du grand chef, héros de notre légende.

 

 



 

 

 




Les deux « Tamouchis » vivaient en bonne harmonie. L'échange de leurs produits se faisait sur de petites barques à voiles appelées « tapouilles ». Il était de coutume, chez les primitifs, de se rendre visite pendant une certaine époque de l'année.

 

 


 


 

 


Ainsi donc, le roi Cépérou dont la tapouille, grande et solide, pouvait affronter sans danger le « prororoca » (mascaret) des côtes de l'Amapa et les courants du grand fleuve, décida, avec quelques-uns de ses meilleurs capitaines d'aller faire une surprise à son frère, le roi Brésil. La traversée fut sans encombre. Le village, résidence du roi, n'avait pas encore de nom. La tapouille encra en face de l'actuelle place de Bélem.

 

 


 

 

 

 

 

 

Le roi Brésil informé de l'arrivée du roi Cépérou et de sa suite, s'empressa d'aller à leur rencontre. Les deux monarques s'embrassèrent à la mode peau‑rouge. Les visiteurs furent reçus avec solennité et amitié. Un grand festin, qui dura une bonne semaine, réunit les habitants des villages.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Roi Brésil était le père de la plus jolie fille de la contrée. Elle était si belle que son père, à sa naissance, la prénomma Bélem. Le Roi Cérépou n'avait qu'un fils, son unique héritier. Il s'appelait Caïenne. Caïenne enfant, promettait d'être beau, fort et brave.

 

 


 

 

 

 

 








 

 

 

 



 


Comblé de riches cadeaux, Cépérou, ayant obtenu du roi Brésil la promesse de lui rendre sa visite, fit voile vers son pays.

Princesse Bélem et prince Caïenne grandirent. Le Roi Cépérou dans ses palabres, ne cessait de faire l'éloge du Brésil, de son roi et surtout de la princesse Bélem.

Elle est belle, disait le roi, plus belle que la plus jolie fille de notre village.

 

 



 

 

 

 


Caïenne écoutait parler son père. Dans son imagination de jeune Peau Rouge, il se figurait Bélem d'une beauté sans pareille et lorsqu'arriva l'âge de prendre femme, il dédaigna la promise qui lui était destinée. L'idée d'épouser la princesse Bélem, n'était pas seulement dans sa pensée, mais aussi dans son cœur. Il prit courage et avoua à son père que la seule personne avec laquelle il unirait sa vie, serait la princesse Bélem.

 

 


 


 

 





‑ Si c'est là ton désir, mon fils, je ne peux le contrarier. Va tenter ta chance. Je mets à ta disposition ma tapouille, mais je t'avertis que la mer est mauvaise dans ces parages et qu'il y a à lutter contre les grands courants.

‑ Merci, père, de m'avoir compris et de m'aider dans mon entreprise, dit le jeune Galibi, avec la volonté, je vaincrai.

 

 


 

 

 

 

 



Le prince avait pour ami le Piaye Montabo. C'était le sorcier du village. Il était souvent en communication avec le Grand Esprit, l'Iroucan. Il mit ce dernier au courant du projet de Caïenne.

 

 

 

 

(crabes des mangroves)

 



L'Esprit lui promit son concours. Montabo alors, accepta d'accompagner son ami. Ils armèrent la tapouille paternelle, traversèrent la mer et les courants de la grande rivière. A leur arrivée, les honneurs furent rendus au prince Caïenne, fils du roi Cépérou, ami du roi Brésil. La princesse Bélem, au milieu de ses six demoiselles d'honneur, vint devant le prince. L'image qu'il avait devant lui, répondait à celle déjà parue dans ses rêves.

 

 


 

 

 

 

 



‑ Je vous accepte de grand cœur comme beau-fils, dit le roi, mais ma fille a toujours pour habitude de faire ce qu'elle veut. C'est à elle qu'il faut vous adresser.

La princesse Bélem jouissait d'une liberté sans partage. Son père acceptait tous ses caprices. Plusieurs chefs Peaux Rouges avaient déjà sollicité sa main. Elle se gardait de leur opposer un formel refus, mais leur imposait ses conditions.

‑ L'homme digne de m'épouser, décrétait-elle, doit, monté sur un taureau, sauter le lac aux eaux dormantes de dix mètres de largeur.

 

 

 

 

 

(poisson séché)

 

 


Tous les prétendants, qui avaient tenté de le franchir, périssaient enlisés. Avec le sourire, elle imposa les mêmes conditions au prince Caïenne.

Notre Galibi, avant de donner son assentiment, consulta le sorcier.

‑ Accepte, dit Montabo, mais demande à la princesse de t'accorder le délai d'une année.

Le père et la fille consentirent. Caïenne et le Piaye regagnèrent leur village.

 

 

 


 

 

 


 


 


Dans la grande savane de Matiti, le roi Cépérou possédait un immense troupeau. Parmi les bêtes se distinguait une vache qui avait donné naissance à un veau qui avait la couleur du lion et portait au front une étoile blanche. Dès son arrivée, le Piaye prit contact avec l'Iroucan. L'esprit déjà au courant des difficultés survenues au prince, dit au sorcier :

 

 

 


 

 



 


‑ Mets à part ce taureau et nourris-le uniquement de feuilles de takini. (Le takini est l'arbre vénéré des Galibis.) Je me charge du reste.

Montabo exécuta à la lettre les conseils du Grand Esprit, et, avant un an, le taureau, sans jeter leur cavalier, sautait un obstacle de plus de 20 m. On l'aurait cru ailé. Après s'être bien assurés de la performance de leur monture, les deux amis firent leurs adieux à leurs parents et voguèrent avec le taureau vers le pays de Bélem.

 

 

 


 

 

 



Tout le village du roi Brésil, mis au courant de l'épreuve que devait affronter le prince Caïenne, s'empressa de leur réserver un chaleureux accueil à leur arrivée. Des estrades étaient dressées à l'entrée du lac. Le roi avec sa cour, Bélem et ses filles d'honneur, trônaient en première loge. Tout autour de l'estrade, était rangée la foule des spectateurs venus de très loin pour assister à la défaite du soupirant.

 

 

 

 


 

 




Toute l'assistance suivait, avec anxiété, le dénouement fatal du défi. Le prince caressa l'encolure du taureau, se mit élégamment en selle et, debout sur ses étriers adressa un gracieux salut à la princesse. Prenant ensuite son élan, il piqua des deux. Un bruit sourd, qui fit trembler l'estrade, indiqua la pose des quatre pattes du coursier frappant le sol, et, telle une flèche, taureau et cavalier, traversant le lac mortel, allaient atterrir vingt mètres plus loin.

 

 


 

 

 

 


 


Le roi Brésil, revenu de son émotion, serra dans ses bras le vainqueur et lui dit :

‑ Mon fils, embrassez-moi, embrassez votre fiancée. Vous êtes digne de son amour et de mon amitié. Comme je dois une visite à votre père, le mariage se célébrera là-bas, dans son village.


On donna des ordres. Une dizaine de tapouilles escorta celle du roi et de la princesse. Quand, au sommet de sa colline, Cépérou aperçut la flotille et reconnut les tapouilles du roi Brésil, toute la tribu fut invitée à recevoir leur royal hôte et sa fille.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les festins du mariage durèrent plus d'une semaine. A la fin du dernier banquet, le roi Cépérou leva son sapéra de cachiri et proclama :

‑ A partir d'aujourd'hui, notre village s'appellera Caïenne, je passe mes pouvoirs de grand chef à mon fils. Roi Brésil jeta un paternel regard à sa fille et le sapéra levé, il prononça :

‑ En souvenir de ma fille, mon village s'appellera Bélem.

D'une voix unanime, les invités clamèrent : Vive Cayenne ! Vive Bélem !

Caïenne et son épouse vécurent heureux. Bélem adorait son mari. Ils eurent beaucoup d'enfants.

 

 


 

 

 

 


 

Michel Lohier

 

Michel Lohier est né le 24 janvier 1891 à Iracoubo (Guyane).

Il publie en créole, sous le pseudonyme d'IRAC OUBO, les contes et légendes que lui avait relatés sa grand-mère et tous les doyens qu'il avait consultés.

Michel Lohier reste parmi les premiers auteurs Guyanais à avoir donné une dimension littéraire à la tradition orale et avoir ainsi sauvé un pan important du patrimoine culturel guyanais. Il est décédé le 1er novembre 1973.

 

 

 


 

 

 

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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 11:14

Cayenne, capitale de la Guyane, est une ville de 50 000 habitants environ, située à 268 Km de Saint Laurent du Maroni (soit à un peu plus de 3 heures de voiture) et à 64 Km de Kourou (soit à environ 1 heure de voiture).

Cayenne est en fait construite sur une île :

A l'Est de la ville coule Le Mahury, dont l'estuaire accueille le port de commerce Dégrad-des-Cannes ;

A l'Ouest, la Rivière de Cayenne à l'embouchure de laquelle on trouve le port de pêche du Larivot ;

Au Sud, La Rivière du Tour de l'Ile (ça ne s'invente pas !).

 

 

 

 

 

Ci-dessus, l'Avenue du Général De Gaulle vue du fort Cépérou, au centre de Cayenne. Sur la gauche, la Place des Palmistes.

 

 

 

Le 5 août 1498, au cours de son troisième voyage, Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane.

 

En 1604, une expédition, ordonnée par Henri IV et menée par La Ravardière, s'installe sur l'île de Cayenne. Mais elle est détruite quelques années plus tard par les Portugais qui entendent faire respecter le Traité de Tordesillas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le traité de Tordesillas est un traité international établi à la fin du XVe siècle pour établir le partage du Nouveau Monde, considéré comme "terra nullius", entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal.

 

(Terra nullius est une locution latine signifiant « territoire sans maître ». C'est un espace qui peut être habité, mais qui ne relève pas d'un État. Selon ce principe, les terres ne sont possédées par personne. Pendant le XVIIIe siècle, le principe a été utilisé pour donner une force légale à la colonisation).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce traité, élaboré en mai 1493 et approuvé par le pape Alexandre VI, il est convenu que le Portugal se limiterait à coloniser les terres jusqu’à 2000 km à l’Ouest des îles du Cap-Vert, laissant à l’Espagne tout le reste de terres américaines. Personne ne sait à l'époque que l'Amérique du Sud forme une saillie à l'est de cette ligne, ce qui permettra plus tard au Portugal de revendiquer le Brésil.

 

 

 

 

 

 

 

La bibliothèque et le musée départemental.

 

 

 

Aucun autre État ne reconnaissait le traité de Tordesillas, mais la suprématie navale incontestable de l'Espagne et du Portugal leur permit de le faire respecter pendant un siècle. La puissance portugaise durera jusqu'à la fin du XVIe siècle environ.

 

 

 

 

 

La place du Coq.

 

 

 

 

 

Le traité de Tordesillas ne devint réellement caduc que lorsque les autres puissances (la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni) disposèrent d'une flotte navale suffisante pour braver l'interdit ibéro-portugais, et que, l'apparition du protestantisme aidant, elles rejettent l'autorité pontificale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire de la ville de Cayenne commence le 27 novembre 1643, avec la Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny (lieutenant-général du roi Louis XIII). Avec 300 hommes, il accoste dans l'anse d'Armire (aujourd'hui Rémire-Montjoly).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après deux jours de marche, il arrive sur une petite butte sur la plaine littorale marécageuse, où vit une tribu d'amérindiens Galibi. Il en fait l'acquisition auprès de leur chef, Cépérou et il y bâtit le Fort Cépérou. Mais les rapports humains avec les amérindiens sont mauvais et une révolte des amérindiens éclate, qui va provoquer l'extermination de la colonie et la mort de Poncet de Brétigny.

 

 

 

 




 

 




 

 





 

Le 29 septembre 1652, les seigneurs de la Compagnie de France équinoxiale tentent de s'installer, ils débarquent avec 800 hommes à la pointe du Mahury. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1654 les Hollandais occupent la région, ils introduisent la canne à sucre.

 

En 1664 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Colbert, une puissante flotte débarque et tente d'implanter une colonie, mais les Anglais attaquent en 1667 sans pour autant s'y installer.

En 1674 les Français reprennent Cayenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis deux ans plus tard, le 5 mai 1676, 11 navires de guerre hollandais sous le commandement de l'Amiral Synkes reprennent Cayenne. 400 soldats débarquent et tentent de démanteler les défenses du fort Cépérou. Mais Louis XIV ne peut tolérer une telle humiliation. Il charge le vice-amiral du Ponant, le comte Jean II d'Estrées de reprendre Cayenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 décembre 1676, lors d'une bataille restée célèbre, Cayenne redevient française. Une période prospère s'installe sur la colonie. Les jésuites s'installent en Guyane en créant des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc.

 

Cette mise sous tutelle française sera contestée quelques fois, notamment pendant les Guerres napoléoniennes durant lesquelles l'Île de Cayenne sera occupée par les Portugais du Brésil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1852, sous Napoléon III, se met en place la déportation de forçats vers la Guyane afin de combler le besoin de main d'œuvre. (Le système perdurera ainsi jusqu'au jour de l'arrivée du dernier convoi en Guyane  en novembre 1938. Après les articles d'Albert Londres, c'est l'arrivée du front populaire et le rapport de Gaston Monnerville député de la Guyane, en 1937, qui vont accélérer la fin du bagne. Le 1er Août 1953, les derniers témoins, bagnards ou surveillants rentraient en France sur le "San Matteo").

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'époque de gloire de Cayenne débute en 1854 avec la découverte de l'or en Guyane. Le pays s'enrichit et la ville s'embellit de superbes maisons créoles ornées de balcons en ferronnerie. Par la suite, le gouvernement de Tardy de Montravel ordonne des travaux d'urbanisation qui donneront à Cayenne le visage qu'on lui connaît aujourd'hui.

 

 

 




 

 

 



 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 


 

Le 15 octobre 1879 la ville de Cayenne est officiellement créée.

 

Le 19 mars 1946, la Guyane devient un département d'Outre Mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Au centre de la ville, Place des Palmistes.

Le 13 mars 1946 y fut inauguré une statue à l'effigie de Félix Eboué, illustre personnage Guyanais. Les inscriptions qui figurent sous la statue de Félix Éboué sont d'André Malraux (d'après l'épitaphe de Simonide la bataille des Thermopyles en -480) :

« Étranger, va dire à Lacédémone que ceux qui sont morts ici sont tombés sous sa loi. Passant, va dire aux Enfants de notre Pays :

De ce qui fut le visage désespéré de la France, les yeux de l'homme qui repose ici, n'ont jamais reflété que les traits du courage et de la liberté. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au centre également, la fontaine de Montravel date de la première adduction d'eau amenée depuis les montagnes du Rorota, à Rémire. Les travaux ont été réalisés par des bagnards à la fin du XIXè siècle. La fontaine, édifiée en 1867, fut dédiée au gouverneur Tardy de Montravel qui avait réussi à résoudre le problème de l'approvisionnement en eau de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

Sur la gauche, les bâtiments qui habitent le cabinet du Préfet, construit par les Jésuites en 1752

 

 

 


Edifiés à partir de 1788 pour servir d’Hôpital Militaire, les bâtiments actuels du Site de Jean Martial, au fond de la Place des Palmistes, ont été reconstruits dans la 2nde moitié du XIXème siècle.

Le 18 juin 1946, cet immeuble a été dénommé Jean Martial, en l'honneur d'un médecin lieutenant colonel, d'origine guyanaise, qui se distingua par ses actions sur les champs de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de son intérêt historique, cet immeuble a été inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques. Cette inscription implique la conservation du site en l’état par une réhabilitation.

 

 

 

 


 


 

A suivre...

 

 

 

Par Erwan - Publié dans : Guyane - Communauté : images du monde
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 18:19

Quand j'étais petit, ma grand-mère me disait : "Si tu n'es pas sage, on t'emmènera au bagne à Cayenne".

La Guyane a toujours souffert d'une mauvaise réputation. D'abord à cause de cette histoire de bagne, puis du climat jugé malsain où l'on attrapait toutes sortes de maladies mortelles et aussi à cause de sa forêt et de ses animaux dangereux qui la peuplent : serpents des plus venimeux, araignées (mygales ou matoutous entre autres), moustiques propageant la malaria et la fièvre jaune, parasites nombreux…

 

 


Porte d'entrée du camp de la transportation à Saint Laurent du Maroni :

 

 

 

 

 

 

 

Depuis quelques temps, cette mauvaise réputation a tendance à s'estomper. Le centre spatial de Kourou y est sûrement pour quelque chose.

 

Maquette de la fusée Ariane 5 à Kourou :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre forme de tourisme également donne une meilleure image de la Guyane. C'est un tourisme plus proche de la nature, tourné vers les fleuves et la forêt, qui trouve en Guyane les espaces nécessaires à son développement.

 

 

L'Approuague à Régina :

 


 

 

 

 


 


Les marais de Kaw :


 


 

 

 

 



Ici, on ne trouvera pas les eaux turquoise des Caraïbes. Les nombreux fleuves de Guyane qui déversent leur limon dans l'océan Atlantique n'ont pas de débit suffisant pour le disperser plus au large. Aussi la mer reste-t-elle couleur café au lait. Il faut se rendre dans les Iles du Salut, situées à 17 Km au large de Kourou, pour trouver une eau un peu plus bleue.

 

 

 

Plage de Rémiré Montjoly près de Cayenne :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, une eau un peu plus bleue autour des îles du Salut :

 


 

 

 

 

 



Dans le Nord-Est de l’Amérique du Sud, entre le Surinam et le Brésil, la Guyane est un département français d’une superficie de 86.504 km². Il est limité :

 

  • Au Nord, par la côte qui, dans son ensemble, est plate et marécageuse.
  • A l’Est, par le fleuve Oyapock, entre la Guyane et le Brésil.
  • A l’Ouest, par le fleuve Maroni, séparant la Guyane du Suriname.
  • Au Sud, la frontière avec le Brésil est matérialisée par la ligne de partage des eaux avec le bassin de l’Amazone.

 

Le point culminant de la Guyane française atteint 800 mètres (massif tabulaire).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Guyane possède 300 km de côtes, 520 km de frontières avec le Suriname et 700 km de frontières avec le Brésil.


Cayenne, 58 000 habitants, chef-lieu du département, se situe à 7.072 km de Paris soit un peu plus de 8 heures de vol.

 

Le décalage horaire est de 5 heures en été et de 4 heures en hiver.

 

Voici en rouge, sur la carte ci-dessous, la superficie de la Guyane rapportée à la France. Sa population, un peu plus de 200 000 habitants, est celle de la ville de Rennes. Et, tout autour, c'est la forêt, sur 95% du territoire.

 









Située entre 2°N et 6°N, la Guyane bénéficie d’un climat de type équatorial humide. Cette position privilégiée proche de l’équateur, ainsi que sa façade océanique, lui confère une bonne stabilité climatique. Ainsi, on observe une grande régularité des vents et des températures, qui varient faiblement au cours de l’année. Les cyclones y sont inconnus. Seules les précipitations connaissent des variations annuelles conséquentes, et c’est donc principalement ce paramètre météorologique qui détermine le rythme des saisons guyanaises. Le cycle des précipitations est lui-même intimement lié aux mouvements saisonniers de la ZIC ou Zone Intertropicale de Convergence.



Cayenne et ses problèmes de circulation :

 

 

 

 

 

 

 


La ZIC ou Zone Intertropicale de Convergence :


Pour résumer simplement, la Zone Intertropicale de Convergence constitue l’équateur météorologique. Dans l’hémisphère Nord, l’Anticyclone des Açores dirige des vents de Nord-est dans la zone équatoriale, alors que dans l’hémisphère Sud, l’Anticyclone de Sainte-Hélène produit des vents de Sud-est. La rencontre de ces vents s’effectue donc au sein d’une zone dépressionnaire appelée Zone Intertropicale de Convergence (ZIC). Au sein de cette zone, l’atmosphère est très perturbée et on y observe fréquemment des Cumulonimbus, nuages à haut développement vertical, générateurs d’orages et de précipitations.

 

 

 

L'Ilet de la mère au large de Cayenne et ses eaux café au lait.


 

 

 

 

 

 





La ZIC n’est pas immobile et ses déplacements suivent la position apparente du soleil. Ainsi, avec un décalage de 6 à 12 semaines, la Zone Intertropicale de Convergence se déplace du Nord au Sud et du Sud au Nord, suivant les cycles astronomiques. Ce sont donc ces mouvements, et le positionnement de la ZIC par rapport au département, qui rythment les saisons guyanaises. On distingue ainsi :

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Petite plage de sable blanc aux Iles du Salut.

 

 


- Une saison des pluies de la mi-novembre à fin janvier. Initialement la ZIC se trouvait au Nord, elle entame sa descente, et passe donc une première fois sur la Guyane.

- Une petite saison sèche, appelée « le petit été de mars » qui se produit en général entre début février et la mi-mars. Cette saison correspond à la position la plus Sud de la ZIC, qui se positionne au voisinage de l’équateur géographique et parfois même dans l’hémisphère Sud.

- Une saison des pluies, de fin mars à début juillet qui correspond à la remontée de la ZIC et qui repasse donc une deuxième fois sur la Guyane.

- Une saison sèche, de mi-juillet à mi novembre où la ZIC se positionne au delà du 10°N et épargne donc le département.

 

 

 

 

 

Randonnée en forêt :

 



 

 

 


 

Une barge d'orpailleur sur le fleuve :

 

 





Le rythme des saisons, décrit ci-dessus, est toutefois soumis à une grande variabilité interannuelle : en effet d’une année sur l’autre, le début et la fin des saisons ne se produisent jamais rigoureusement aux mêmes dates et peuvent parfois différer de plusieurs semaines.

 

 

 


 

 

 

 

 

 


Il a été mis en évidence que, dans la ceinture tropicale, et donc particulièrement en Guyane,  le climat était lié à un phénomène océanique du Pacifique Sud : le célèbre El Niño et sa petite sœur La Niña. Pour résumer grossièrement, on peut écrire que lorsqu’il existe un phénomène El Niño, le climat guyanais est plus sec et plus chaud, alors que La Niña entraîne plutôt une aggravation des précipitations accompagnée de températures plus fraîches.

 

 

 

Un océan vert :

 

 

 

 

 

 


 

Le tourisme  s'est donc orienté vers l'aventure sur les fleuves qui s’enfoncent au cœur de la forêt équatoriale. Ce sont les seules voies naturelles pour découvrir l’Amazonie, l’immensité de la forêt, un environnement incroyablement sauvage et préservé, un dépaysement inattendu. Partez quelques jours le long d'un fleuve et vous rencontrerez toute l’authenticité des cultures de la Guyane, amérindiennes ou noirs marrons, vous dormirez dans des hamacs dans les villages d’accueil situés le long des fleuves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le Maroni :

 

 

 

 

 

  A suivre...

 

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