Vietnam

Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 10:38


 Il existe au Vietnam une tradition unique au monde, le Mua Roi Nuoc, ou théâtre des marionnettes sur l'eau. Probablement inspiré par le spectacle des inondations du Fleuve Rouge dans les rizières du Nord, ce type de spectacle a connu son apogée au XVIIIème siècle.


 

 








La représentation se déroule sur un plan d'eau. Le marionnettiste, plongé dans l'eau jusqu'à la poitrine et caché du public par un rideau, actionne ses personnages grâce à un système de bambous.













Traditionnellement chaque village du nord possédait sa troupe de marionnettes, mais ce genre de spectacle tendait à disparaître. Grâce à l'action de sauvegarde entreprise par le Théâtre municipal de marionnettes sur l'eau de Hanoï, plusieurs troupes ont été reconstituées.









Taillées dans un bloc de bois de figuier et peintes de couleurs vives, les marionnettes peuvent atteindre 50 cm de hauteur et peser de 15 à 20 Kg. Généralement, les membres et la tête sont articulés. Utilisées quotidiennement, elles sont hors d'usage au bout de trois mois seulement. La fabrication occupe à plein temps un village d'artisans près de Hanoï.

 


 

 

 





 

 







 




Accompagnées d'un orchestre qui rythme le spectacle, les représentations se composent de douze actes, chacun racontant une légende ou un épisode de l'histoire du Vietnam. Une des légendes les plus représentées est celle de l'Epée restituée (cf. article précédent sur Hanoi et sa légende).









En fin de spectacle, l'apparition d'un dragon crachant des feux d'artifice fait le bonheur des enfants.




 




 

 







 

 











Par Erwan - Publié dans : Vietnam - Communauté : images du monde
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 10:05

La théorie des cinq éléments est sans doute antérieure au Ve siècle avant J.C.










Elle fut utilisée par les taoïstes, mais aussi en politique, en astrologie, en astronomie, en médecine et bien évidemment pour l'alimentation. Pour les Chinois, tout est lié au temps et à l'espace, et donc aux quatre points cardinaux. Au centre de ces quatre points cardinaux se trouve la terre puisque c'est de la terre qu'on perçoit le cosmos. C'est également de la terre que sortent les quatre autres éléments :


- le bois sous la forme de végétations et de plantes,

- le feu qui jaillit des volcans,

- le métal qui provient du minerai,

- l'eau qui jaillit des sources.


 

 

 






 




Ces cinq éléments : la terre, le bois, le feu, le métal et l'eau, représentent les énergies essentielles agissant à la fois dans le macrocosme (terre) et dans le microcosme (homme). La conception de la théorie des cinq éléments procède de l'observation des phénomènes naturels et de leur évolution en fonction des saisons.



 

 

 

 




 

 

 

 


L'eau est le symbole de l'énergie de l'hiver car l'eau est un élément sans lequel la vie ne saurait se manifester, et la nature de l'eau est de rendre humide et de descendre. A l'élément eau, on attribue la couleur noire et la saveur salée, le chiffre : 6, Point cardinal : le Nord, organes : les reins.


 

 

 

 

 




 

 

 



Le bois représente l'énergie du printemps car le bois symbolise la germination et l'apparition de la vie. La nature du bois est de se tordre et de se redresser. A l'élément bois, on attribue la couleur verte et la saveur acide, le chiffre : 8, Point Cardinal : l'Est, organe : le foie.


 

 

 

 





 

 



Le feu est le symbole de l'énergie de l'été car le feu est la manifestation de la vie elle-même, et la nature du feu est de flamber et de monter. A l'élément feu, on attribue la couleur rouge et la saveur amère, le chiffre 7, point Cardinal : le Sud, organe : le cœur.


 

 

 

 





 

 



Le métal est le symbole de l'énergie de l'automne car le métal est dur et malléable à la fois, se désagrégeant comme la vie elle-même. A l'élément métal, on attribue la couleur blanche et la saveur âcre, le chiffre 9, Point Cardinal : l'Ouest, organe : les poumons.


 

 

 

 






 



La terre représente l'énergie du centre car la terre est le centre dans lequel vivent les hommes, elle est la manifestation du principe vital lui-même. La nature de la terre est d'absorber et de produire, de servir aux semences et aux récoltes. A l'élément terre, on attribue la couleur jaune et la saveur sucrée, le chiffre 5, Point Cardinal : le Centre, organe : la rate.

 


 





 






La théorie des cinq éléments avec ses analogies est très importante dans l'alimentation et la diététique chinoises. Elle conditionne le choix d'une alimentation adéquate pour chaque saison afin de préserver les énergies du corps, c'est à dire une bonne santé. Pour les Chinois, les facteurs extérieurs dits « pervers », comme le froid, le vent, la chaleur, l'humidité, la sécheresse, sont des causes potentielles de maladies. Pour ces raisons, à chaque changement de saison, le Chinois ira voir son médecin pour un contrôle de routine. Si un déséquilibre apparaît, le praticien se servira alors soit de l'acupuncture, soit de la diététique pour rééquilibrer les énergies du corps.


 

 

 

 





 

 



A chaque saison correspond une alimentation spécifique. Il semble que les premiers livres de recettes culinaires chinois aient été, en fait, des pharmacopées.

 

 

 

 





 

 



Tableau de correspondance des cinq éléments :


ÉLÉMENTS ; Bois ; Feu ; Terre ; Métal ; Eau

ORIENTS ; Est ; Sud ; Centre ; Ouest ; Nord

SAISONS ; Printemps ; Eté ; Long été ; Automne ; Hiver

CLIMATS ; Vent ; Chaleur ; Pluie ; Sécheresse ; Froid

COULEURS ; Vert ; Rouge ; Jaune ; Blanc ; Noir

SAVEURS ; Acide ; Amer ; Sucré ; Acre ; Salé

ORGANES ; Foie ; Cœur ; Rate ; Poumons ; Reins


(Source, Fêtes et Banquets en Chine, de William Chan Tat Chuen, éd. Picquier)

 

 

 

 

 

 


















Baudelaire n'avait rien inventé :

 

Correspondances,

(Les fleurs du mal, Baudelaire, 1821 / 1867)

 

 



La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

 

 

 

 

 





 

 



Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

 

 

 

 

 





 

 



Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

 

 

 

 




 

 

 



Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

 

 







 

 

 






 

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 





 

 

 

 

 

 





 

 

 



Par Erwan - Publié dans : Vietnam - Communauté : Asie
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 10:54

 La pagode Trân Quôc, construite sur le Lac de l'Ouest, c'est la plus ancienne des pagodes du Vietnam. Elle fut construite au VIème siècle sur la digue de Yen Phu, puis reconstruite à l'emplacement actuel au XVIIème siècle et enfin rénovée en 1815. Après avoir porté plusieurs noms, elle s'appelle aujourd'hui "Défense de la Patrie". Elle est l'objet d'une très grande vénération populaire.

 







 

 

Les différentes croyances au Vietnam

 

 

 

Les cultes antiques

 

Lorsque les tribus viets quittèrent la Chine pour s'installer dans le delta du Fleuve Rouge, dans ce territoire qu'ils appelaient "Terre et Eau" (Dat et Nuoc), ils voulurent se concilier les forces visibles et invisibles de la nature. Ils créèrent ainsi trois ordres :

L'ordre supérieur  avec Ong Troi, le seigneur du Ciel, gardien et protecteur du destin humain, régissant les forces occultes de l'univers.

 









 

L'ordre inférieur avec Tho Cong (ou Tho Than), divinité de la Terre, qui pourvoit à la nourriture et protège des bêtes féroces. Les génies du sol, des fleuves et des montagnes, selon les principes de la géomancie, déterminent l'orientation des maisons, des tombes, des temples, du plan des villes… Ces divinités sont partout : dans les pierres, les arbres, les lacs, les animaux.

 

 










 

L'ordre intermédiaire, entre le Ciel et la Terre, jamais indépendant, où s'étend le règne humain, hommes, femmes, vivants et morts, ancêtres et descendants.

 

 







 

 

Le culte des ancêtres

 

L'existence millénaire de ce culte repose sur la croyance selon laquelle les ancêtres continuent à vivre parmi les descendants. Les ancêtres accorderont protection et bienfaits si les descendants honorent et entretiennent leurs tombes.

Dans chaque maison, les ancêtres sont représentés, jusqu'à la cinquième génération, par des tablettes posées sur un autel.

Le culte est assuré par le descendant le plus âgé de la branche aînée du clan. On ne manque jamais d'informer les ancêtres d'une naissance ou d'un décès.

 

 






 

 

Le Confucianisme

 

Confucius naquit en Chine vers 551 avant JC. dans la modeste famille Kong. Humaniste, sa pensée est davantage une morale politique et sociale qu'une religion. Il fut appelé Vénéré Maître Kong par ses disciples, en chinois "Kong Fuzi " ce que les missionnaires chrétiens traduisirent par Confucius.

Confucius ne formula jamais ses théories par écrit, ce sont ses disciples  qui les rassemblèrent dans un livre : Les Entretiens.

Erigée en philosophie d'Etat par la dynastie chinoise des Han (206 av JC / 220 ap JC) elle pénétra à la même époque au Vietnam.

 









 

Selon Confucius, tout homme de bien doit mettre en œuvre deux principes complémentaires :

Le jen : vertu, humanité, bonté

Le yi : justice

Et posséder plusieurs qualités morales :

La piété filiale (assurée par le culte des ancêtres), le respect des règles de préséance, la loyauté, le respect de la parole donnée, le courage.

Surtout, le Confucianisme apporte une grande place à l'éducation : La connaissance n'est pas le privilège de la naissance, mais du mérite et de la détermination personnels. Le Maître dit :

 

"Etudier sans me lasser et enseigner sans relâche."

"Pour bien gouverner un Etat, il faut éloigner les beaux parleurs. Ils sont dangereux".

 

 

 





 

 

 

 

Le Taoïsme

 

Le taoïsme fut introduit au Vietnam par les envahisseurs Hans au début de l'ère chrétienne. Son fondateur Laozi (Vieux Maître en chinois), vécut au VIème siècle av JC. Il aurait dicté son livre "Le Livre de la voie et de la vertu" à un gardien de forteresse.

La philosophie taoïste traite de la relativité de toute expérience, prône la simplicité et la non-intervention des hommes et de l'Etat dans le cours de la nature et de la société.

 

[Il y avait quelque chose d'indéterminé avant la naissance de l'univers.
Ce quelque chose est muet et vide.
Il est indépendant et inaltérable.
Il circule partout sans se lasser jamais.

Ne connaissant pas son nom, je le dénomme "Tao".]

Lao Tzeu

 

 






 

 

Le tao est la force fondamentale qui coule en toutes choses dans l’univers, vivantes ou inertes. C'est l’essence même de la réalité et par nature ineffable et indescriptible. Il est représenté par le tàijítú, symbole représentant l’unité au-delà du dualisme yin-yang.

Le tao se compose de deux principes complémentaires, présent en toute chose :


Le yang : principe mâle, lumineux, actif, chaud, céleste ;

Le yin : principe féminin, obscur, passif, froid, terrestre.


De leur opposition naît l'espace, de leur alternance le temps.

 










 

 

Il est souvent traduit par « le principe ». Par extension, un grand nombre de pratiques et d'arts ou artisanats orientaux ont comme suffixe le mot "dao", "l'art de" : "cha dao", l'art du thé, "kongshoudao" ou "karaté-dao", "l'art de la main vide" et ainsi de suite.

Les arts martiaux chinois sont un moyen pour parvenir à cette unité entre les deux principes et avancer sur le tao. Par métonymie un tao est un enchaînement de mouvements, le chemin menant à la maîtrise de l’art et donc vers l'unité.

Le terme tao peut aussi désigner la voie des mercenaires ou voie du guerrier, plus connu sous son nom japonais en Occident de bushido.

 










 

Pour les lettrés, le taoïsme consiste en une recherche contemplative des forces en présence dans l'univers par l'interaction du Yin et Yang.

 

Sous la forme populaire, le taoïsme est une religion naïve peuplée de nombreux génies, esprits et divinités sur lesquels règne Ngoc Hoang, "L'Empereur de Jade". A sa gauche, se tient le ministre Nam Tao (Etoile du Sud) qui enregistre les naissances ; à sa droite, le ministre Bac Dau (Etoile du Nord) qui enregistre les décès.

 

 




Le bouddhisme

 










Né en Inde du nord au VIème siècle av JC, le bouddhisme a été élaboré par le prince Siddhârta Gautama. Il prône la non-violence, l'amour universel et la chasteté.

Il existe au Vietnam deux façons d'appréhender le bouddhisme :


Le bouddhisme Mahayana ou Grand Véhicule, importé de Chine et largement majoritaire. Il reconnaît l'existence d'innombrables bouddhas.


Le bouddhisme Hinayana ou Petit véhicule, qui ne reconnaît que le Bouddha historique.

 









 

 

Le bouddhisme connut son apogée au Vietnam entre le XIème et le  XIVème siècle. Dans les campagnes, il perdit sa rigueur philosophique en assimilant les divinités locales taoïstes et animistes. Les différents gouvernements vietnamiens s'appuyèrent sur le clergé bouddhiste pour gouverner.

En 1802, la dynastie des Nguyen de Hué réinstaura le confucianisme comme doctrine d'état.

Actuellement, le bouddhisme regroupe environ 10 % de la population.

 









 










 

Les autres religions présentes au Vietnam :

 

 

L'hindouisme pratiqué par les Chams dans le delta du Mékong. Ils observent certains rites en l'honneur de trois divinités : Brahma (associé au principe de la création de l'univers), Vishnou (qui symbolise le principe de la conservation) et Shiva (associé au principe de la destruction).

 

Le catholicisme regroupe environ 8 % de la population.

 

L'islam réunit près de 100 000 fidèles (0,5 %) de la population.

 

 







 

 

Du côté des sectes :

 

Le caodaïsme fondé en 1920 dénombre 2 millions d'adeptes. Elle s'inspire du bouddhisme, du taoïsme, du confucianisme et  du christianisme. Le caodaïsme possède la notion de guides spirituels qu'il puise dans toutes les cultures. On trouve par exemple Victor Hugo, Jeanne d'Arc, Pasteur, Churchill, Lénine ou Shakespeare.

 

 










 

La secte Hoa Hao qui compte 1,5 million d'adeptes. Fondée en 1939 par Huynh Phu So dans le delta du Mékong, un moine bouddhiste illuminé, soutenue tour à tour par les Japonais, par le Vietminh et par les Français (1947), elle se livra à des trafics profitables. Sa philosophie néo-bouddhique préconise la simplicité du culte et nie le besoin d'un intermédiaire entre les êtres humains et l'Être suprême.

 

 



 







 




 

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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 10:34

A 350 km de Hanoi, Lao Cai qui marque la frontière avec la Chine, est la ville la plus importante à l'extré­mité nord de la ligne de chemin de fer.

La région de Lao Cai était au XIXème siècle un lieu d’affrontement entre différents groupes armés dont les fameux Pavillons noirs. Leur principal intérêt était le contrôle du trafic commercial sur le fleuve Rouge. Le sel de mer du Vietnam, l’opium du Yunnan, le riz nouveau, les tissus, les objets manufacturés seront leurs premières cibles.


Ci-dessous, le pont séparant le Vietnam de la Chine : à droite, la porte du Vietnam, à gauche celle de la Chine.

 

 



 

 

Le 30 mars 1886, le Colonel de Maussion et ses troupes arrivent à Lao Cai. L’objectif est de pacifier la région afin d’établir une frontière stable avec la Chine et d’ouvrir une voie commerciale avec la Chine via le Yunnan. La France tente d’arriver la première au Yunnan avant que les Anglais n’ouvrent une voie commerciale à partir de la Birmanie. A l’époque, les Français pensent que la Chine sera un nouvel eldorado en particulier pour les soieries de luxe et ses minerais.

 

 La porte du Vietnam :







 

A partir des années 1910 Lao Cai permettra de contrôler le commerce de l’opium dont la colonie tire une grande partie de ses ressources. Pour cela, la Légion étrangère y installe un poste militaire qui tombera en 1950.

 

 La porte de la Chine :









 

En 1898, la Chine accorde au gouvernement français le droit de construction du chemin de fer du Yunnan. Les premiers travaux débutent en 1901 et le chemin de fer atteint Lao Cai en avril 1906. Les dépenses totales de construction se sont élevées à 78 millions de francs or pour 384 kilomètres. La ligne a coûté la vie à 12.000 ouvriers chinois et vietnamiens et à 80 européens.

 








 

En 1979, lorsque la Chine attaqua le Vietnam en représailles à l’invasion du Cambodge par les Viêt-Cong, la frontière entre Hekou et Lao Cai devint infréquentable ; la partie vietnamienne fut rasée par les Chinois.

 

 








 

Cette troisième des guerres d'Indochine dure quelques semaines. L'origine de ce conflit s'inscrit dans le cadre de la rupture sino-soviétique et de l'invasion du Cambodge le 2 janvier 1979 par le Vietnam mettant fin au régime Khmer rouge de  Pol Pot proche des maoïstes.

 

 









 

Le 15 février 1979, la Chine annonce son intention d’envahir le Viêt Nam.

Les raisons invoquées pour cette invasion sont le mauvais traitement subi par la minorité chinoise au Viêt Nam et l’occupation vietnamienne des Îles Spratley revendiquées par la Chine. Deux jours plus tard, le 17 février, environ 120 000 soldats de l’Armée populaire de libération chinoise traversent la frontière par les routes traditionnelles des invasions chinoises depuis des siècles dans les régions de Cao Bang, Lang Song et Lao Cai.

 

 








 

La frontière est défendue par la milice des forces locales vietnamiennes, les troupes régulières étant occupées au Cambodge. Les forces vietnamiennes au nord se composent essentiellement de 100 000 miliciens locaux (Tu Vê). En 17 jours de combat, les Chinois parviennent à pénétrer sur 30 à 40 km et à capturer les deux capitales provinciales au prix de pertes évaluées à 7 000 tués, et de 15 000 blessés. Les troupes chinoises évacuent le territoire vietnamien le 16 mars, en laissant derrière eux des débris.

 

 









 

Le conflit est donc bref, et les deux camps clament la victoire. Mais les Chinois limogeront le général Xu Shiyou, commandant de l'aile Est de l'armée chinoise, ce qui n'est pas habituellement réservé au général victorieux. Les pertes humaines s'élèvent à 16 000 tués dans le camp vietnamien et 20 000 dans le camp chinois. Mais de nombreuses victimes civiles sont à déplorer tout le long de la frontière.

La normalisation avec la Chine se fait en 1989, après que le Vietnam se soit totalement retiré du Cambodge, et le poste-frontière de Lao Cai est rouvert en 1993.

 

 



 





A suivre...


 

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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 11:18


A Sapa, lors de la construction de la ville, un lieu fut spécifiquement désigné au centre du nouveau bourg pour accueillir le marché de la région. L’administration coloniale taxait les marchandises du commerce transfrontalier et veillait aux secteurs étatisés du commerce de l’alcool, du sel et de l’opium. Par l'intermédiaire des boutiques autorisées, l’administration achetait la production locale d’opium, de même que celle qui était apportée sur les lieux par les caravaniers. Cet opium brut était alors dirigé sur Hanoï et Saïgon où la Régie générale de l’opium de l’Indochine veillait à sa transformation et à sa mise en marché.

 


 





















 

 

Durant toute la durée de la présence française à Sa Pa, soit de la fin du XIXe siècle jusqu’à 1950, au moment où les dernières troupes françaises abandonnèrent le site, le marché de Sa Pa poursuivit ses activités. Cela consistait à approvisionner la station en produits agricoles et forestiers frais en réponse à la demande locale qui doublait durant la période des vacances d’été, période durant laquelle la population française se rendait à la station civile de Sa Pa pour la saison chaude.

 

 

 




 

 

 






 

 

 









 

 

La collectivisation de l'économie étant à l’ordre du jour dans toute la République Démocratique du Vietnam, les terres se trouvèrent saisies par l’État et remises aux coopératives agricoles tandis que les prestations de travail contre rétribution ne se firent plus que dans le cadre de coopératives de travail.

 

 

 





 

 







 

 








 

 

Les montagnards de Sa Pa se plièrent docilement aux changements démographiques, politiques et économiques des années socialistes. Les produits qui leur étaient nécessaires tels le sel et les métaux étaient de nouveau disponibles au magasin d’État. L’opium produit localement était apporté à ce même magasin et échangé contre des produits industriels, de l’alcool ou des tickets pour le riz et la viande, tandis que les légumes et produits forestiers s’échangeaient librement sur le site de l'ancien marché colonial de Sa Pa, maintenant rétabli à cette fin.

 

 

 





 

 

 









 

 

Des années 1960 jusqu’au début des années 1990, la principale contribution en produits des montagnards à l’économie locale collectivisée – l’opium étant emporté par l'État hors de la région – fut le riz.

 

 






 

 

 

Or, les officiels vietnamiens admettent aujourd’hui que la collectivisation dans la haute-région ne fut pas un succès. Quelques effets structurants se firent tout de même sentir, notamment l’arrimage croissant de l’économie montagnarde aux marchés régional et national. Enfin, même si l’information manque pour en estimer l’importance exacte, l’on sait que la production d’opium constituait toujours une part essentielle de l’économie montagnarde, que les montagnards en étaient les seuls producteurs, et que jusqu’au début de la décennie 1980, l’État en était le seul acheteur autorisé.

 

 



 










 

 








 



 

La "Rénovation économique", ou Doi Moi, résolue à Hanoï en 1986 et mise en application par vagues successives à l'échelle de tout le pays dans les années subséquentes, sonna le glas de trente années de collectivisation. À la disparition presque complète de la plupart des coopératives s’ajoutèrent bientôt deux importants développements d'envergure nationale, soit l’interdiction de couper la forêt pour en vendre les produits ou y dégager de nouvelles parcelles, et l’interdiction définitive de cultiver l’opium.

 

 



 

 

 

 

 






 

 

 




 

 

 


 

 

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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 11:11

Sa Pa se trouve à 1 650 mètres d’altitude sur un affluent du Fleuve Rouge (Sông Hông), dans la province frontalière de Lào Cai à l’extrême nord du Vietnam. Son nom signifie "Village de Sable". Située dans le massif montagneux le plus important du Sud Est asiatique, qu'on appelait autrefois les Alpes du Tonkin, elle est entourée de sommets, dont le plus haut, le Mont Fansipan culmine à 3143 m.

 



 





Ci-dessus et dessous : la vallée de la Sông Hông avant Sapa.


 

 






 

 

Lieu auparavant isolé, il fut découvert par un missionnaire jésuite au début du XXe siècle.

Dès 1920, il y eut la mise sur pied d’un poste militaire, puis on vit s'ériger une petite agglomération autour d'un établissement sanitaire, le sanatorium militaire, dont la première construction date de 1913. Au cours de la décennie 1910, la notoriété de Sa Pa en tant que station d’altitude pour les Français de Hanoï va grandissante. Des douzaines de villas privées ou de fonctions furent édifiées durant les trois décennies qui suivirent.

 

 

 






Ci-dessus : Sapa émergeant de la brume des montagnes.

 

 

 

La station d’altitude de Sa Pa connut une fin abrupte qui se produisit juste après la période de développement la plus intense que connut le bourg au début des années 40. En effet, durant la Deuxième Guerre mondiale, l’impossibilité de rentrer dans la métropole força les colons, marchands et administrateurs français à prendre leurs vacances en Indochine, causant une demande accrue pour les séjours d’été dans toutes les stations d’altitude. Les projets de développement des infrastructures se multiplient, de nouvelles concessions sont accordées pour la construction de villas. La population s’en trouva augmentée d’autant, non seulement l’été avec les estivants plus nombreux, mais également durant le reste de l’année en raison de l’arrivée de centaines de réfugiés fuyant la révolution en Chine.

 

 



 





Hôtels dans la ville.


 






 

 

 

Le second souffle donné à la station s’interrompit brutalement et définitivement avec l'arrivée des Japonais à la suite du coup de force de mars 1945, aussitôt suivie de l'occupation des forces chinoises républicaines en 1945-46, deux épisodes violents ayant marqué la mémoire des résidents de Sa Pa. Puis vint la guerre d’indépendance en décembre 1946. Après que les civils et militaires français eurent quitté la station pour retraiter sur Hanoï fin 1946 et début 1947, les partisans nationalistes sur place, répondant à l’appel du président Ho Chí Minh, s’affairèrent de janvier à juin 1947 à détruire les infrastructures et les bâtiments coloniaux qui auraient pu servir d'abri aux troupes coloniales. Ces troupes furent de retour dès le milieu de l'année 1947, mais elles se montrèrent incapables de tenir la région en dépit du soutien armé d'une partie de la population montagnarde du district. En 1950, Sa Pa est abandonnée au Viet Mình.

 

 








La rue principale.








 

 


Un bon nombre de migrants additionnels arrivèrent ensuite à l'instigation du programme des "Nouvelles zones économiques" mis en route par le Parti Communiste pour occuper et peupler les régions frontalières tout en contribuant à soulager la pression démographique dans le delta. Ces nouveaux arrivants, pratiquement tous des Kinh, (Vietnamiens des plaines) rétablirent une relation relativement paisible avec les groupes montagnards qui, bien que surclassant les Kinh en nombre dans une proportion de neuf contre un dans ce district, jugèrent plus sage de s’en tenir à une politique de non-affrontement.

 

 







 

 





 


 

 

À Sa Pa, cette nouvelle donne eut pour conséquence la réduction notable des revenus des agriculteurs montagnards, causant le quasi-effondrement de la partie commerciale de leur économie fondée, jusque-là, sur la vente de l’opium et des produits ligneux. De manière opportune, un développement soudain de la demande touristique vint alors stimuler l'économie locale et ouvrir d'énormes possibilités.

 

 

 







 

 

En 1993, quand la haute-région fut ouverte à la circulation touristique nationale et internationale pour la première fois depuis 1947, on vit se répéter, sur une échelle et à un rythme plus grands encore, une phase de développement du commerce et des infrastructures analogue à celle de l'époque coloniale. En 2006, l'affluence touristique annuelle, qui se chiffrait à quelques dizaines de fonctionnaires du Parti avant 1992, était passée à 138 622 visiteurs, les trois-quarts sont d'origine vietnamienne. La demande en produits agricoles frais s'accroissant, des marchands et intermédiaires kinh s’emparèrent de ce segment du marché.

 

 



 


 

 

 


 

Les interactions touristiques telles qu’elles réapparaissent à Sa Pa depuis 1993 ne sont donc pas entièrement nouvelles pour les montagnards de la région. Des aînées H'mong et Dzao autour de Sa Pa se souviennent de la présence française et des bénéfices économiques liés à cette présence. Fortes de leur expérience passée, elles savent répondre à la demande touristique actuelle en artefacts «ethniques».

 










 

 

Depuis l'Indépendance en 1954, le Comité populaire de Sa Pa est en charge de la destinée de la ville et son district. Le Comité populaire est contrôlé par la minorité kinh du district, laquelle ne représente que 14 % de la population. Les montagnards, dont la majorité sont analphabètes et dont beaucoup, notamment les femmes, ne parlent pas le Vietnamien, n’ont que nominalement voix au chapitre des décisions locales par l'entremise de leurs "représentants" de l’appareil étatique, tous accrédités par le Parti. Ce Comité populaire, ainsi, dopé par le récent boom touristique et supporté par les instances provinciales et nationales, promeut un développement économique fondé sur le tourisme de masse et la croissance économique rapide.

Le rôle réservé aux montagnards dans cette équation reste largement confiné à celui d'une simple attraction colorée.

 

 

Source : Wikipédia











A suivre, photos du marché de Sapa...




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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 16:47
Une petite balade sur la Rivière Noire, et au fil de l'eau, nous rencontrerons les barges des concasseurs de galets - ils "récoltent" les gallets de la rivière pour l'entretien des routes mises à mal par les pluies diluviennes de la mousson - des habitations Thaïs perdus dans la végétation, et quelques buffles qui ont trouvé refugent dans les eaux de la rivière pour se protéger de la chaleur.
Pour accompagner les photos, quelques vers de mon ami Dông Phong, poète Vietnamien exilé en Bretagne.





















Histoire pour Margaux

 

 

Lorsque je n’étais qu’un pauvre jeune garçon,

Peinant dans ma bonne vieille ville de Saigon

A étudier dans le grand lycée français,

Mélangeant mes accents au subjonctif parfait,

Je n’avais jamais vu une seule fourchette,

Bien sûr, chez nous on ne se sert que de baguettes,





















Mais je dévorais tout ce qui sentait Paris,

Si goulûment Villon, Hugo, Malraux, Loti,

Sans compter ce moineau d’écolier qui court

Vers Anatole France au jardin Luxembourg.

Je souhaitais pouvoir danser aux bals musette,

Enlaçant des filles aux airs de Mistinguett

A Montmartre, Bastille ou place Panthéon,
























A Paris tout semblait beau, même sous les ponts,

Et je rêvais surtout du Canard Enchaîné

Qui me promettait tant et plus de liberté

Et de démocratie dont nous avions faim.
























Je rongeais mon frein mais je pus partir enfin

Vers la liberté dans ce merveilleux pays

Dont les gens souvent en abusent à l’envi.
























J’ai joui de cela et gagner quelques sous,

Sans pouvoir soulever le rideau de bambou,

Partager ces valeurs à mon cher pays natal

Où les miens souffrent à mort de ce maudit mal.






















Et voilà tu sais tout, ma très aimée Margaux,

Ris un peu pour ce que cette histoire vaut.

 

Dông Phong

 

Gouesnou le 2 juin 2006

 

En cliquant sur la vignette ci-dessous, vous serez dirigés sur le site de l'auteur : terrelointaine.over-blog.fr











 








 

Dong Phong (Vent d’Est) est la signature d’un biologiste Vietnamien naturalisé "Breton". Il est aussi diplômé de l'École Pratique des Hautes Études (La Sorbonne) en sciences historiques et philologiques. Il  s'est fait connaître des amateurs de poésies par son recueil bilingue, Poèmes inter mi-temps, publié aux éditions Publibook.























A suivre...













Par Erwan - Publié dans : Vietnam - Communauté : Asie
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 10:17

Le Vietnam compte aujourd’hui près de 85 millions d’habitants et rassemble une soixantaine d’ethnies différentes. Mais les Kinh, ou Vietnamiens proprement dits, représentent les 9/10 de la population. Ils sont établis dans les régions basses et les plaines côtières, à forte densité de population.

 


 


 

 

Les ethnies minoritaires sont essentiellement réparties dans les montagnes du Nord, du Nord Ouest et du Centre. Au Nord Ouest, pour faire simple, on peut distinguer deux grands ensembles : les communautés des hautes vallées qui occupent les espaces au-dessous de 600 m, et les communautés des montagnes qui se répartissent entre 900 et 1 500 m d’altitude.

(Ci-dessous, le casque de moto que porte cette femme Thay ne fait pas partie du costume traditionnel !)

 




 

 

Les Thays, environ 1 million, vivent dans la région de Son La, Diên Biên Phù et Lai Chau. Ils se subdivisent en Thays Blancs (région de Son La)…

 

 




 


 

… Et en Thays Noirs (Diên Biên Phù / Lai Chau). Venant de la Chine méridionale, ils se sont implantés dans cette région vers le premier millénaire avant J.C. On les retrouve au Laos et bien entendu en Thaïlande.

 



 


 

 

Si les hommes ont depuis longtemps adopté la tenue européenne, les femmes conservent le costume traditionnel : longue jupe noire et courte veste serrée sur la poitrine se fermant avec une série de boutons qui, une fois attachés, forment comme des papillons. Les couleurs sont diverses : vert, orange, bleu…

 

 




 







 

 

Le chignon est porté sur le sommet de la tête, si la femme est mariée, et sur le côté, si elle est célibataire, ou alors, les cheveux sont portés longs.

 


 




 





 



La danse du bambou :


Elle rythme toutes les fêtes au Pays Thay, cérémonies religieuses, mariages...

 







 

Deux jeunes filles, placées l’une en face de l’autre, tiennent chacune deux tiges de bambou par leurs extrémités. Les tiges sont parallèles et bougent constamment au rythme d’un tambour. Les danseuses doivent sauter entre les tiges sans se faire coincer les chevilles.

 





 







 


 

Fête de l’alcool de riz.


En général, elle se pratique après la moisson du riz.

 


 


 



 






Dans les régions montagneuses l’alcool de riz est consommé sous une forme cérémonielle.

 






 




 


 

L’alcool est fabriqué à partir d’une variété particulière de riz gluant, dont le grain cuit à la vapeur prend un aspect transparent.

 


 


 






 


 

Après une série de chants et de danses, les personnes présentent se retrouvent autour d’une jarre commune dans laquelle on puise l’alcool à l’aide d’un siphon.

 





 









A  suivre.. l'habitat au Pays Thay



Par Erwan - Publié dans : Vietnam - Communauté : Asie
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 11:23
Impossible de faire des photos d'ombres chinoises au Vietnam, ce serait vexer les Vietnamiens ! N'oublions pas que le Vietnam a été colonisé par les Chinois durant les dix premiers siècles de notre ère. Donc voici quelques photos en contre-jour prises en se souvenant du proverbe chinois (malgré tout) :


"Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi."








Autre proverbe :

"Reculez d'un pas, et tout s'élargira spontanément".








Une autre photo et un autre proverbe :


"Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci" (Confucius, 551 / 479 A.V. J.C.)







 Une dernière photo d'une vie de tous les jours au Vietnam : Pêche de subsistance sur la rivière.







Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Petit proverbe pour terminer :


"La plus grande faute est de ne pas savoir se contenter " (Lao-Tseu, philosophe Chinois 470 / 490 A.V. J.C.)



A suivre...









Par Erwan - Publié dans : Vietnam - Communauté : images du monde
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 11:18

 

Queques photos prises au gré d'une promenade en ville, et d'abord, le tailleur. Il existe beaucoup de magasins de ce type dans tout le Vietnam.






Vous ne trouvez pas le costume qui vous plaît ce soir ? Celui qui vous plaît n'est pas à votre taille ou la couleur à votre goût ? Pas de problème ! Il quittera son journal, vous fera choisir le tissu, la couleur, la coupe. Il prendra vos mesures. Le lendemain matin, de bonne heure, le costume sera livré à votre hôtel. C'est du cousu main !

Les cyclos : Les conducteurs attendent leurs clients avec une décontraction qui n'a d'égale que celle avec laquelle ils conduisent dans une circulation dantesque ! Avec eux, il ne faut pas être pressé !









Petits magasins du marché...








Et petite faim en attendant le client :




































Très pratique pour ces ouvriers : Pas besoin de se déplacer au restaurant, le restaurant vient à eux. Une petite soupe chinoise prise sur le trottoir, ça redonne de l'énergie :








La marchande de souvenirs :








Les sculpteurs sur bois, le magasin grand ouvert sur la rue :







Les brodeuses. Hoi An étant un centre pour l'élevage des  vers à soie, de nombreux ateliers se visitent dans la vieille ville.










La marchande de fruits. Ici des oranges et des pamplemousses. Les oranges sont vertes au Vietnam, mais on les appelle quand même des oranges, pas des vertes. Elles sont délicieuses, et même si elles sont vertes, ça ne veut pas dire qu'elles sont "vertes", c'est -à -dire pas mûres. Vous suivez ?








La palanche de bambou. C'est le système traditionnel de portage. Il se compose de deux paniers en rotin suspendus par des lanières souples de bambou à une tige du même "métal", tige d'environ 1,50 m de long.








La résistance et la flexibilité du bambou permet de porter des charges très lourdes.







On peut tout mettre dans ces paniers : des légumes, des fruits, des matériaux les plus divers, des animaux pour aller au marché, et même des ... enfants pour les porter à l'école !









Pratique, elle peut se "démonter" et se transporter à vélo :







Elle sert même au jardinier pour arroser ses cultures :








Les cultures maraîchères en question :







Si l'on met la palanche à la verticale, elle ressemble à la silhouette du Vietnam : Les deux paniers symbolisent les deltas, le delta du Fleuve Rouge au nord, et le delta du Mékong au sud. Ces deux deltas sont reliés par une mince bande de terre, l'Annam, que représente la tige qui relie les deux paniers.















A suivre...




Par Erwan - Publié dans : Vietnam - Communauté : images du monde
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