Soleil couchant

Vendredi 26 septembre 2008

"Le Large…C'est là que se trouve, au mépris des portulans dérisoires et des cartes vaines, le Paradis sans latitude ni longitude que les Celtes trouvèrent en eux-mêmes sans sextant ni boussole…




 


Les Irlandais l'appellent Tir na N'Og et les Bretons Bro ar Re Yaouank, qui veut dire la Terre des Jeunes, parce que le temps n'y est pas compté pour les Bienheureux qui l'habitent et dont l'âge s'éternise dans sa fleur…


 


 

 


Une île, ou peut-être des îles, on ne sait pas, terre flottante, c'est sûr, une ou plusieurs, et qui ne tient à nul continent, ne connaît qu'une fois la même vague, ne reste qu'un instant à l'aplomb de chaque étoile…


 

 

 

 


Elle est beaucoup plus loin qu'on ne saurait jamais dire, au-delà du dernier mille imaginable, et pourtant il suffit d'une seule marée pour la rejoindre…


 

 



Mais il faut le vent haut, le vent d'amont, du moins le vent de bise pour porter en kornog, qui est plein ouest. Vent de galerne, rien ne vaut que l'attente ; et celui de suroît est damnation, qui fait dériver dans un océan spectral où la brume est plus épaisse que l'eau, et la lune plus blême que la chair des morts…

 

 

 


 

Voilà ce que l'on disait à Molène et dans les autres terres infimes qu'embrasse l'eau salée, dans les ports des grèves, des criques, des anses, des pointes et des caps qui regardent, chaque soir, l'étonnante fantasmagorie du soleil sur la mer. Et l'on cesse de le dire, hélas, depuis que se perd dans les mémoires l'antique science de la voile et des lits du vent.

Ainsi s'éloignent les paradis.

 

(Texte -extraits- de Pierre Jakez Hélias : Les paradis du couchant)

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

L'appel du large !  Aucun Breton ne peut rester insensible en voyant cet horizon qui vous tend les bras, qui vous aspire. Je veux aller voir ce qu'il y a là-bas derrière cette ligne d'horizon. Je pars donc en vacances pour des terres lointaines, vers d'autres peuples, d'autres civilisations.


Rendez-vous après le 20 octobre.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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Par Erwan
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Mercredi 13 août 2008
Variations sur un coucher de soleil à la Pointe du Raz.


"Au loin, brillante encore par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit ! "












































































"L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d'or de son rouge évantail."







Les vers sont de José Maria de Hérédia (1842 / 1905)



Par Erwan
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Mercredi 18 juin 2008
Soleil couchant


La pointe de Penmarc'h



Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l'âpre sommet que le couchant allume ;
Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.




A mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume.
Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.




L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d'or de son rouge éventail.

J.M. de Hérédia


La Pointe du Van














La Baie des Trépassés





Pors Loubous



Audierne


Par Erwan
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