L'histoire qui suit est tirée du livre "Contes du Bout du Monde" de Jeanne Nabert.
Chann et Lan, ou la légende du phare du Millet (*)
Deux enfants, leur sac d'écolier au dos, gravissaient l'ancienne route de Pont-Croix à Beuzec Cap Sizun, tout au bout du
Finistère. Ils pouvaient avoir douze et dix ans. La fillette, plus grande que son frère, portait un béguin de drap vert à bordure de ganse noire qui épousait étroitement sa petite tête ronde aux
mèches de lin. Elle avait des yeux bretons couleur du temps et le cœur résigné à toutes les misères.
Le gamin trapu avec de bonnes joues violacées sous sa tignasse rousse reniflait et soufflait, sans protester autrement contre
l'allure de sa sœur qu'il avait peine à suivre.
C'était la veille de la Toussaint. Cinq heures avaient sonné au clocher de Notre-Dame de Roscudon percé de roses d'ombre et
pareil dans les nuages à quelque immense volière pointue d'où les heures une à une lourdement s'envolaient sur les rases campagnes.
En novembre, "mis du", le mois noir, la brume aidant, il fait déjà sombre. Après l'école, les enfants ne traînent guère sur les
chemins. Une fois blottis dans la cheminée où bout la soupe de pommes de terre sur la braise de lande, ils n'ont plus rien à craindre des «anaon» ni du «char de l'ankou» qui passe au crépuscule
sur la grand-route de Quimper.
Mais Chann et Lan n'étaient pas de Pont-Croix. Ils habitaient à six kilomètres de la ville une maisonnette perdue sur la côte
entre le phare du Millet et la grève sauvage de Pors Piron. Ils se mettaient en route pour l'école dès six heures du matin par nuit noire encore et cheminaient sur la bruyère à la lueur tournante
du vieux phare.
Ils s'en revenaient le soir après avoir épelé un verset du catéchisme breton de Monseigneur de Quimper et en sus quelques
lettres de l'alphabet français. Chann suivait l'école des Filles du Saint-Esprit qui, vêtues de blanc, ont de larges cornettes menaçantes, une courte queue de toile plissée et de longs rosaires
sur d'amples jupes gonflées. Lan allait chez les Frères de la Doctrine chrétienne, appelés aussi Frères Quatre bras parce qu'ils laissaient flotter sur leurs épaules les manches vides de leur
manteau noir.
Ni Chann ni Lan n'étaient, hélas, de bien brillants élèves. Peut-être jugeaient-ils que les rochers de la côte leur convenaient
mieux que les bancs de la classe, ou bien, ignorant tout mal, ne voyaient-ils pas la nécessité de chanter chaque matin, encore tout essoufflés du chemin, les dix commandements de Dieu:
«Eun Doué kenn adori : un seul Dieu tu adoreras» ...
Peut-être aussi tout simplement, épuisés par leur voyage quotidien s'endormaient-ils malgré leurs efforts au beau milieu de la
leçon.
En été, tout allait parfaitement bien. Debout à la première aube, ils couraient au phare avec leur père pour éteindre le feu.
Ils avaient même le temps de conduire le cochon à la mare, de caresser la vache Rouzic, de jeter du blé noir aux poules, de moudre une brassée de lande verte avant de partir pour la ville,
lorsque l'océan, de la baie de Douarnenez au Cap de la Chèvre, commençait à miroiter en réponse aux premières tentatives du soleil pour percer la brume.
Leur mère leur donnait un petit bout de lard salé sur une grosse tranche de pain de seigle en leur disant d'être bien sages
pendant le temps qu'ils seraient loin d'elle. Alors le chemin de l'école n'était jamais assez long. Ils bondissaient comme des agneaux du Cap entre les fleurs bleues «de tonnerre» et les larges
papillons blancs au bord des falaises tourmentées.
Ils s'arrêtaient sur la plage de Pors Piron pour attraper des anguilles sous le cresson, des pousse-pied étranges, des moules
violettes, des berniques rétives sous leur chapeau de coquillage…
Ils s'en retournaient de même, la classe finie, jouant sans se presser au long des kilomètres, dans les beaux soirs marins, si
beaux qu'on ne sait plus si les bateaux s'en vont sur l'eau ou sur le ciel, et la mère au pas de la porte mettait la main sur les yeux pour les voir de plus loin venir dans les derniers rayons du
soleil.
Mais l'hiver, il fallait être de pauvres petits bas-bretons de ce temps-là pour s'en aller ainsi à la nuit close par de mauvais
chemins. Ce soir-là, pour comble de malheur, Lanik était resté une heure en pénitence dans le bûcher des Frères et Chann transie l'avait attendu près de la croix entre les grands ormeaux déjà
pleins d'ombres mouvantes. Quand elle le vit enfin sortir de l'école, elle courut au devant de lui et, sans explications, tous deux commencèrent d'allonger leurs petites jambes sur la grande
route de Beuzec vers la mer.
Ils ne parlaient pas. Vivant ensemble la même vie ils n'avaient jamais rien à se dire. Mais, à mesure que s'épaississait la
brume, ils se rapprochaient l'un de l'autre jusqu'à marcher épaule contre épaule en se tenant la main. Ils passèrent devant le bois de Tréfest aux arbres prosternés vers l'occident sous la
perpétuelle tempête. Ils passèrent devant le bois de Kéredulic dont une folle habite le sombre manoir. Ils passèrent devant le cimetière où Lan ôta ses sabots et cessa de renifler pour ne pas
éveiller les morts. Mais, Dieu merci, ils dormaient trop fort cette nuit-là pour entendre le pas furtif des enfants.
Aucun loup non plus dans la noire futaie de Lesalgen. Oh ! Madame la Vierge, veillez sur les passants attardés ! Bientôt ils
firent bravement claquer leurs sabots parce qu'ils arrivaient au village de Pors Piron et qu'aux vitres, sous la paupière des auvents, de petites lumières amicales les regardaient. Mais
lorsqu'ils eurent dépassé la dernière chaumière, celle qu'on nomme «la maison du pendu», l'obscurité sinistre les enveloppa et ce fut à tâtons qu'ils descendirent vers la plage.
Le tonnerre des vagues les arrêta cependant, comme ils entraient dans la mer, juste à temps pour qu'ils pussent grimper le
chemin des douaniers accroché au-dessus de la grève.
L'un à l'autre invisibles, les deux enfants durent marcher les pas dans les pas les mains étendues pour ne pas se heurter au mur
noir qu'ils croyaient toujours dressé devant eux et qui reculait toujours.
Hou ! Hou ! Le vent calotta Lan et jeta son béret dans la mer. Hou ! Hou ! Une lame sourde lécha sous eux les roches plates. Hou
! Voici le grand trou que le flot s'est creusé dans les champs de bruyère, le grand trou hypocrite, à fleur de terre, où tombent les moutons étourdis et les hommes saouls. Chann et Lan le
connaissaient bien. Souvent, les jours d'été, ils s'étaient allongés au bord de ce puits formidable pour voir, tout au fond, à chaque pulsation du large, la vague sourdre en un murmure, bondir
blanche et s'évanouir en cascade.
Mais ce soir il leur sembla qu'une méchante voix les appelait au fond de l'abîme et ils se sauvèrent trébuchants, jusqu'à ce
qu'ils ne l'entendissent plus.
Ils s'arrêtèrent enfin. Où donc étaient-ils ? Que la route était longue ! Pourquoi ne voyaient-ils point tourner le feu du
Millet qui d'ordinaire éclaire la plus intense nuit ? Ils ne reconnaissaient plus le son du vent ni la voix de la mer. Avaient-ils dépassé leur village ?
Ils voulurent revenir sur leurs pas. Mais ils ne savaient plus s'ils allaient vers le nord ou vers le sud, vers le Raz ou vers
la baie de Douarnenez. Le brouillard s'entrouvrait à peine pour laisser passer leurs deux pauvres petites ombres ensommeillées et Lan dit tout à coup :
‑ 0 roar Chann, je ne peux plus marcher tellement, je voudrais dormir !
‑ Ne dors pas, ne dors pas, Lanik.
Il tomba pourtant assis sur une roche, les yeux fermés. Sa sœur essaya de le secouer, mais elle-même penchée sur lui abaissa
tout à coup les paupières pour un profond sommeil.
Ils s'éveillèrent grelottants devant un site inconnu. La lune enveloppée de brume, comme une rose sous la mousse, éclairait
sourdement la mer jusqu'au Cap de la Chèvre. Le sentier au bord des falaises, contournant mille crevasses fantastiques montait jusqu'au faîte d'un haut promontoire avancé seul au large de la
baie.
A mesure que les enfants étonnés s'en approchaient, ils distinguaient, dressée sur un roc hérissé, une sombre chapelle dont la
tour sans cloche plongeait dans le ciel nocturne et se reflétait dans les eaux aplanies.
Une torpeur singulière, un surnaturel silence baignait ce paysage de songe où les enfants frissonnaient d'angoisse au seul bruit
vivant de leurs pas. Jamais ils n'avaient entendu parler de cette église plus haute que Notre-Dame de Roscudon, plus mystérieuse que celle de Penmarch, plus formidable que le château de Tréfien
avec ses mâchicoulis. Peut-être devaient-ils fuir ? Mais Chann joignit les mains, transportée de joie.
- Je vois de la lumière !
- Je vois de la lumière, répéta Lan, comme en écho.
Les vitraux de la sombre chapelle venaient soudain de se cribler de rayons d'or. Y célébrait-on la messe de Noël en cette nuit
de Toussaint ou bien quelles vêpres tardives ? N'importe ! Il faut un prêtre pour dire le saint office et les enfants pourraient demander enfin leur chemin.
Déjà consolés, ils oubliaient leur fatigue, se voyant étendus au chaud près de leur mère sous le grand édredon de balle d'avoine
à fleurs noires et rouges.
Mais ils poussèrent vainement la porte massive scellée au mur par le lichen et la rouille. Cette porte-là, depuis plus de cent
ans, n'avait pas dû s'ouvrir. Trois fois ils firent le tour de l'église sur leurs pieds nus pour chercher une autre entrée où se glisser. Il n'y en avait point. Enfin Chann osa frapper. Ils
cognèrent d'abord tout doucement, comme peuvent le faire à minuit deux enfants perdus qui ont peur d'être punis. Puis ils tapèrent plus fort et Lan, enhardi par le silence, le désespoir et le
désir de son lit donna un solide coup de sabot.
Les noirs battants s'ouvrirent tout grands avec un gémissement plus strident que celui du courlis sauvage surpris sur la lande,
et, jusqu'à la mer, une nappe de clarté s'épandit. Chann et Lan reculèrent, éblouis.
Une table immense occupait la nef entière, une longue table comme on en dresse sur l'aire ou dans les granges pour les festins
de noces et les purzons des moissons. Elle était couverte de cierges allumés pareils à quelque blanche forêt aux cimes flamboyantes, à un taillis de troncs d'ivoire que les flammes couronnaient
d'un rouge feuillage d'automne.
Comme ils demeuraient sur le seuil, aveuglés par les mille palpitations des flammes, une petite vieille, tout en noir, avec sa
cape de pleureuse et sa coiffe de veuve aux longues ailes pendantes, se leva vivement du coin où elle se tenait recroquevillée, les poussa dans l'église, et referma soigneusement le
portail.
Son nez touchait son menton, ses yeux aux cils brûlés pleuraient de grosses gouttes, ses doigts roussis et racornis paraissaient
s'être à demi consumés, la voûte de son dos s'arrondissait, pareille à celle de l'église, et des pieds à la tête, ses noires guenilles étaient criblées de taches de cire blanche, de telle sorte
qu'on l'eût dite habillée de vieux draps mortuaires.
‑ Entrez, entrez les gamins ! Marmotta-t-elle, vous faîtes du courant d'air ! Les cierges brûlent bien assez vite !
Sans s'occuper davantage de ses hôtes, elle se mit à faire la toilette des flambeaux. Armée d'énormes mouchettes, elle coupait
les mèches trop longues, étranglait les crépitements trop ardents, recueillait en grommelant les larmes de cire qui ruisselaient du sommet des grands cierges. Il y avait là plus d'ouvrage qu'elle
n'en pouvait faire, car nul n'aurait pu compter les myriades de flammes qui se tordaient sous le plus léger souffle de la nuit.
Les uns, hauts, droits, immaculés, commençaient à peine de brûler. Leur hésitante lumière battait, évanescente comme l'aile
bleue des papillons que le vent ouvre et déplie tour à tour sur la bruyère de midi. Les autres, jaunis, à demi brûlés, poussaient une flamme d'incendie prête à fondre les cierges voisins.
Plusieurs n'en avaient plus pour longtemps : la mèche dégarnie s'affaissait dans une noire fumée suffocante et la vieille, sous la chaude pluie de cire, courait avec ses mouchettes plus actives
qu'une cognée dans la forêt.
‑ Mamm-goz, demanda poliment Chann, et où est donc le phare du Millet ?
‑ Vous arriverez toujours assez tôt, là et partout, répondit la femme aux cierges. Pourquoi vouloir brûler la chandelle par les
deux bouts ? Elle se consume assez vite, et tenez, en voici une qui s'éteint.
Elle ouvrit une profonde armoire pleine de paquets de cierges neufs, en choisit un avec précaution, coupa la mèche de coton et
l'alluma près des enfants au flambeau mourant. Chann et Lan tout tremblants regardaient ce dernier briller d'un suprême éclat parmi les autres. Quand ses hoquets silencieux, ses sursauts bleus
s'évanouirent et qu'il ne resta plus qu'une larme de cire, il parut aux deux petits enfants perdus que leur cœur aussi s'arrêtait. En même temps je ne sais quel appel long et désespéré expira
sous les arceaux de l'église, comme si là-bas, sur le Cap, quelque voyageur parvenu au bout du monde, déjà submergé par les flots, criait à l'aide au bord de l'abîme.
Cependant le flambeau neuf élancé comme un mât brûlait déjà à la place de la mèche éteinte. Craignant un nouveau sommeil dans
cette chaleur trop douce, Chann tira sur la blouse de Lan et tandis que la vieille mouchait là-bas d'autres chandelles, ils entrebâillèrent le portail et se sauvèrent à toutes jambes comme s'ils
avaient eu les mille cierges à leurs trousses.
Combien de temps dévalèrent-ils ainsi se tenant par la main, tombant le nez sur les mottes, se relevant pour courir encore plus
fort ? Quand ils osèrent se retourner, le promontoire géant avait disparu avec la sombre église reflétée dans la mer et la brume emplissait de nouveau la campagne sans lune.
Peu à peu cependant une blanche lueur glissa sur le monde endormi, comme dans la pénombre de l'étable un ruisseau de lait,
lorsque par malheur leur mère renversait la jarre pleine. La lueur blanche elle-même se dissipa. A leurs pieds parurent les ajoncs ouatés de toiles d'araignées gonflées d'eau et les longs fils
rouges de la cuscute avec leurs perles de rosée tremblotantes. Ils virent se creuser lentement les anses de la baie de Douarnenez, s'allonger les caps, naître les îlots chauves et la crête
roulante des grandes houles toucher le fond livide du ciel.
Ils virent la vieille, la triste terre bretonne étendue à l'occident se lever de la nuit avec sa lassitude, ses sillons
d'automne, et son squelette de granit percer partout le maigre sol.
Et là, là, tout à coup, le feu tournant du Millet, rouge sur la lividité de l'aube, les accueillit d'un chaud baiser et les
firent crier tous les deux à la fois :
‑ Nous sommes à la maison !
‑ Nous sommes à la maison !
Ils entrèrent dans la cour. Toutik le chien noir les regarda passer d'un œil sévère, sans se déranger pour leur lécher le
visage. La vache Rouzik était sortie de la crèche avec son petit veau au front frisé.
La maison qu'ils avaient vainement cherchée toute la nuit était devant eux, la maison, leur mère, la soupe, le lit clos !
Mais pourquoi n'entraient-ils pas plus vite et qu'est-ce qui les arrêtait au seuil du logis retrouvé ? La porte baillait, mal
close, et de l'intérieur d'étranges voix leur parvenaient. La femme aux cierges les aurait-elle précédés ? Et pourquoi leur mère ne les attendait-elle pas ? Etait-elle fâchée ? Oh ! Ils n'avaient
pas joué en route comme parfois ; ils avaient bien faim, ils étaient bien las ; ils allaient lui dire ...

Dès le premier regard dans la chambre ils regrettèrent d'être rentrés, de ne plus errer perdus dans la nuit, car ils étaient
plus misérables que dans leur songe sans issue ... Leur mère étendue sur le lit clos aux panneaux grands ouverts avait, enroulé à ses mains, grises comme deux branches sèches, son chapelet des
dimanches, ses lèvres étroites ne pouvaient plus sourire, son front jaune et luisant n'avait plus les chères petites rides de la peine et de la vie : elle reposait plus morte que le Jésus de
cuivre en croix sur sa poitrine.
La pleureuse de Beuzec psalmodiait les prières des anaon en buvant le café mortuaire. Assise devant le feu, elle emmaillotait en
même temps un petit enfant qu'ils n'avaient jamais vu et qui ne cessait de vagir. Le père, les yeux rougis, aiguisait la faux pour couper la lande, car les uns meurent, les autres vivent, les
morts seuls ont droit au repos.
Dans le branle-bas nocturne de la vie et de la mort nul ne s'était aperçu de l'absence ni du retour des deux enfants. Mais ils
savaient, sans se le dire, que leur mère était morte juste à l'instant où ils regardaient s'éteindre le cierge de la chapelle ardente et s'allumer la flamme neuve du petit frère vagissant entré
dans leur maison. Ils s'agenouillèrent en sanglotant.
Longtemps après, lorsqu'ils furent grands ils cherchèrent ensemble l'église fantôme dans la brume des falaises. Elle devait être
sûrement quelque part sur le Cap Sizun entre le phare du Millet et le bourg de Beuzec.
Ils voulaient voir à la longueur des cierges le temps qu'il leur restait à vivre. Mais jamais ils ne retrouvèrent le grand
promontoire avec la sombre chapelle reflétée dans la mer, ni la vieille aux mouchettes sous la chaude pluie de cire.
Jeanne Nabert née Jeanne Neis est née le 5 mars 1883 à Pont-Croix. Son père, docteur, parcourait toute la
campagne environnante à cheval pour visiter ses malades. Il est le fils d'un émigré Allemand d'un petit village de Ransbach, dans le duché de Nassau, venu chercher fortune du côté de Quimper en
1845 et qui a francisé (ou plutôt bretonnisé) son nom "Neus" en "Neis", voulant dire "nid" en français. Jeanne choisit de devenir romancière. En s'inspirant de la vie de son père, elle fait de
celui-ci le héros de son livre "Le Cavalier de la Mer" (1932) où elle relate la vie d'un médecin de campagne dans une petite ville du bout du monde, en l'occurrence Pont-Croix, sous la IIIè
République.
Décédée le 10 avril 1969, elle repose au cimetière de Pont-Croix.

(*) : Jeanne Nabert parle du phare du" Millet", actuellement on l'écrit "Millier".
Les photos des personnages en costume sont prises soit à la Fête des Mouettes de Douarnenez soit à la fête de
la Foire Ancienne de Pont-Croix.
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