Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:27

Il est cinq heures, le Cap Sizun dort encore, mais déjà des feux verts et rouges quittent les quais du port et se dirigent vers le large. Pas de lune, l'obscurité de la nuit est épaissie par une couche de brume.


A01PecheurIroise



Le Sirocco, bateau de 11 m, équipé d'un moteur de 250 cv, consommant en moyenne 1,5 tonne de gasoil par semaine, taille sa route à travers la houle du large vers ses lieux de pêches avec ses trois hommes d'équipage et son patron. On ne voit rien dans cette nuit noire, seul le logiciel de navigation (sorte de GPS) et le radar permettent de suivre le chenal et de sortir du port.



A02PecheurIroise


A l'arrière du bateau, les filets sont disposés dans de grands bacs, attendant d'être mis à l'eau. La marée ne sera pas bonne car nous sommes en période de vives eaux, mais il faut sortir et ramener du poisson, question de survie.

                                  "L'homme est en mer.
                                Depuis l'enfance matelot,
                     Il livre au hasard sombre une rude bataille.
               Pluie ou bourrasque, il faut qu'il sorte, il faut qu'il aille…"



A03PecheurIroise

 

 

 

 

 

A04PecheurIroise



Les premiers filets vont être relevés. La bouée "crochée", l'orin est passé sur le treuil, et ses 100 ou 200 m doivent être lovés proprement, prêts à resservir.



A05PecheurIroise




A06PecheurIroise




A07PecheurIroise



Le filet suit.  2 fois 5 Km de filet à amener sur le pont, brassée après brassée…

 



A08PecheurIroise

 

 

 

 



A10PecheurIroise

 

 

 

 

 

A09PecheurIroise




A11PecheurIroise

                                                       Ici, une lotte, la gueule grande ouverte,  prise dans le filet



Lottes, lieus, cabillauds, araignées et homards, sont arrachés des entrailles de la mer et échouent sur le pont où il ne "reste plus qu'à" les libérer des mailles du filet.



A13PecheurIroise

 

 

 

 

 

A12PecheurIroise

 

 


A14PecheurIroise



Une fois les filets entièrement remontés, il faut maintenant défaire à la main les plus gros nœuds qui se sont formés pendant la pêche…



A15PecheurIroise



Puis passer le filet dans une machine que les marins appellent la "démêleuse"…



A16PecheurIroise




A17PecheurIroise



… Pour que le filet rejoigne son bac à l'arrière du navire, prêt à servir une autre fois.



A18PecheurIroise



Les filets seront remis à l'eau plusieurs fois par jour et leurs positions rentrées en mémoire dans le logiciel de navigation en utilisant une couleur différente selon le jour de la pose.



A19PecheurIroise




A20PecheurIroise



Le travail ne s'arrête pas : on met un filet à l'eau, on file relever le suivant, et on recommence ainsi de suite toute la journée, à peine le temps de grignoter un sandwich. Sur la route du retour, on nettoie le pont…



A21PecheurIroise



… On vide et on lave les poissons…



A22PecheurIroise




A23PecheurIroise



… Sans oublier de retirer les foies des lottes qui seront vendus à part :



A24PecheurIroise




A25PecheurIroise



Environ 800 marins pêcheurs sont recensés actifs en Iroise, ce qui représente près de 350 navires de moins de 12 m dont 220 à 260 peuvent être présents simultanément selon la période de l’année.



A26pecheurIroise



Les bateaux les plus présents en Iroise ont leur port d'attache à Brest, Camaret, Douarnenez et Audierne. On côtoie également des navires issus des ports plus lointains comme Le Guilvinec ou Morlaix dont les zones de pêche très vastes englobent la mer d’Iroise.



A27PecheurIroise



Si la faune et la flore de la mer d’Iroise sont très riches et diversifiées, cela s'explique par le fait qu’elle est perpétuellement réoxygénée par l’action de ses puissants courants marins. Il n'est pas rare d'y rencontrer des dauphins.



A28PecheurIroise



D'autres espèces marines y vivent, entre autres le poisson lune et des phoques qui peuplent l’archipel de Molène.



A29Pecheuriroise                                                                                                 Poisson lune



Retour vers 16 heures au port, où la pêche est débarquée à la criée. Chaque année, la production de la mer d’Iroise s’élève à plus de 50 000 tonnes débarquées avec, approximativement, 40 000 tonnes de laminaires, 11 000 tonnes de poissons et 1 500 tonnes de crustacés. Une partie est achetée par les mareyeurs locaux, une autre partie est acheminée par camions vers Rugis.



A30PecheurIroise

                                                                                   Bars de ligne du Raz de Sein




A31PecheurIroise                                                                                                Criée de Poulgoazec

 

 

 

Merci à Roland et à tout son équipage de m'avoir accueilli à bord de leur bateau, le Sirocco.

 


 

 

Par Jean Yves - Publié dans : Route pêche - Communauté : le Finistère
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

J'admire toujours le travail des pêcheurs et j'adore aller voir les bateaux qui rentrent avec la marée. C'est un chouette reportage, JY. Merci.
Commentaire n°1 posté par louv' le 30/01/2012 à 15h51
fille de marin-pêcheur, j'ai beaucoup apprécié ces images
Commentaire n°2 posté par roitg le 30/01/2012 à 17h13
mon neveu et mon beau frère sont dans la pêche , un métier qui reste très dur ... bonne soirée jy
Commentaire n°3 posté par tout dom le 30/01/2012 à 19h45
Merci de nous montrer leur profession ; et ils travaillent beaucoup. On oublie cela trop souvent quand on achète le poisson (surtout celui surgelé). Bonne soirée
Commentaire n°4 posté par Andrée le 30/01/2012 à 20h36
Merci pour la leçon.... belle journée. Amicalement
Commentaire n°5 posté par patriarch le 31/01/2012 à 10h15
Bonjour Jean-Yves,
Pas facile de se lever si tôt et partir au petit matin dans le froid et la brume, enveloppé de toutes ces incertitudes... Images d'ambiance d'une vie de travail qui en disent long sur le métier de marin pêcheur, quand on râle ou qu'on se plaint... bien au chaud près du radiateur...;) Merci pour eux !
Respect et salutations à ces marins
Bonne journée
Commentaire n°6 posté par Georges le 31/01/2012 à 11h07
Dur travail que celui de marin pêcheur mais la vue des dauphins doit être un petit bonheur pendant le travail ;)
Bonne soirée JY @ bientôt !
Commentaire n°7 posté par Urban le 31/01/2012 à 19h04
un très beau reportage sur ses pêcheur , ils y a encore eu 2 morts un père et son fils par chavirage du bateau ,dans ma raison , pourtant le temps était calme mais la mer a 8° et le temps que les secours arrivent ... bonne soirée jy
Commentaire n°8 posté par tout dom le 01/02/2012 à 19h45
tu en as eu de la chance de monter à bord de ce bateau pour faire ce chouette reportage !
1 tonne et demi de gas-oil par semaine ? !! - des poissons pas si écologiques que ça finalement !

en tout cas quelle ambiance à bord !
et Miam les bons poissons !
Commentaire n°9 posté par Melly le 04/02/2012 à 21h10
génial ta balade sur ce bateau et ces poissons qui sautent depuis la mer...
Commentaire n°10 posté par L'Angevine le 05/02/2012 à 08h37
avec tout cet informatique à bord , les bancs de poissons n'ont plus aucune chance ...bonne soirée jean yves
Commentaire n°11 posté par dom le 05/02/2012 à 20h26

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés