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Audierne Polynésie Bretagne : Contes et légendes, Histoire. Minorités ethniques : Thai, H'mongs, Boni, Saramaca Civilisations disparues : Angkor (Camboge),Minoenne (Crète), Mayas et Aztèques (Mexique). Sud Maroc, Thaïlande

Un fleuve de Guyane : l'Approuague (1)

Erwan

Quatrième fleuve de Guyane par son importance (270 km de long), il prend sa source dans le Massif Central Guyanais au sud de Saül. Le point de départ de toute aventure sur le fleuve se situe à Regina.

 

 

CartGuyane03

 

 

 

 

 

 

Regina001

 

 

Régina : le bord du fleuve et son église.

 

 

 

Regina002

 

 

 

 

 

Comme tous les fleuves de Guyane, il est entrecoupé de rapides plus ou moins violents, plus ou moins hauts, que l'on appelle des "sauts". Chaque saut a son nom propre : Saut Athanase, Saut Grand Canori – le plus grand de Guyane avec ses 19 m de dénivelé -, Saut Grand Machicou - 5 grandes chutes et 10m de dénivelé -…

 

 

 

 

 

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Au passage de certains sauts, il faut décharger passagers et bagages, et contourner la difficulté en passant par la forêt. Ci-dessous, un saut vu du ciel sur le Haut Maroni : il barre toute la longueur du fleuve :

 

 

 

 

 

Maroni0001

 

 

 

 

 

 

Le passage des sauts est assez technique : pendant la saison sèche, les rochers cachés à quelques centimètres sous l'eau sont bien plus durs que l'hélice du moteur ; lors de la saison des pluies, le débit d'eau important génère un courant très violent qui peut conduire à la casse sur les rochers affleurants.

 

 

 

 

 

Approuague003

 

 

 

 

 

 

 

 

Maroni0002

 

 

 

Mais il faut avouer que les piroguiers possèdent un sens du pilotage hors du commun. A l'avant, le "takariste" (ou encore appelé "bossman"), armé d'une longue perche souple (appelée takari), a la charge de repérer les passages entre les rochers, d'indiquer par gestes précis la direction et la nature du danger. Avec sa perche, il doit également écarter la pirogue des roches dangereuses où elle pourrait se fracasser et couler. A l'arrière de la pirogue, le motoriste, toujours debout, a une main sur la manette des gaz et l'autre prête à relever le moteur dès qu'un rocher à fleur d'eau est signalé.

 

Ci-dessous, piroguiers sur le Maroni :

 

 


Maroni003

 

 

 

 

L'Approuague :

 


Approuague004




Approuague005


 

Il faut être né près du fleuve (ou dans le fleuve) pour pouvoir se repérer dans ce dédale d'embranchements, de bras morts, de sauts à contourner, de criques à éviter.

Cette voie fluviale fut empruntée au siècle dernier par les aventuriers de l'eldorado.

 

 

 

 

 

Approuague5 2

 


 

 

 

Approuague006

 

 

 

 

Les sauts constituent l’un des rares endroits où une importante végétation aquatique se développe, en particulier à la saison des pluies. La forte oxygénation de ces zones turbulentes favorise l’installation d’une famille particulière de plantes adaptée à ces conditions de courants forts : la salade kumaru. Pour de nombreux animaux, la présence de ces végétaux ménage des abris contre le courant mais aussi contre les prédateurs.

 

 

 

 

Approuague007

 

 

 

 

 

 

 

Approuague07 2

 


 

Mais parfois, le fleuve se divise aussi en plusieurs bras entourant des îles couvertes de végétation laissant apparaître de petites plages.

 

 

 


 

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Le soir, dans ces bras du fleuve, on se laisse glisser avec un faible courant qui ne trouble pas la surface de l'eau. On passe dans cette saignée de la forêt vierge entre deux murailles vertes. Pas un souffle de vent, un silence de cathédrale, comme si la forêt retenait son souffle devant la présence d'intrus.

 

 


 

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Il arrive parfois qu'un serpent traverse ces bras du fleuve :

 

 

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Le silence de la forêt est seulement troublé de temps en temps par le chant de l'oiseau sentinelle, le paypayo.

 


 

paypayo

 

En cliquant sur l'image, vous serez dirigé sur un site où vous pourrez entendre son chant, comme si vous étiez sur le fleuve ci-dessous.

 

 

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Commentaires

:0010 Lili Flore :0091: 06/01/2010 15:42


c'est un peu impressionnant cette descente du Maroni, merci pour ce voyage. Bonne journée pour l'instant sans la neige annoncée (et c'est tant mieux) avec des bigs bises


Urban 05/01/2010 18:34


Ce doit être une sacrée aventure de descendre le courant sur ce fleuve ;) l'homme à l'avant de la pirogue , c'est un peu le gouvernail du bateau , il ni a que le serpent que je ne trouve pas
rassurant :-D
Bonne soirée Erwan


durgalola 05/01/2010 18:23


très bonne année aussi pour toi et tes proches - je viens de mettre le chant de l'oiseau et ma chienne Djinnie cherche, cherche ...
en regardant tes photos, cela me fait penser au canal des Pangalanes à Madagascar (j'ai bien cru que nous y resterions et nous avons même navigué un peu de nuit ..) bonne soirée et aussi beaux
voyages en 2010


Elly 05/01/2010 17:24


excellente expérience à vivre à mon avis !


patriarch 04/01/2010 14:46


Belle escapade; Je suis d'accord avec toi, il faut toujours sortir avec un autochtone non seulement pour la connaissance du terrain, mais pour voir avec ses yeux et connaître par son récit.
Même en France, il m'arrivait souvent de sortir avec l'un ou l'autre, pour ne rien louper de ma visite !!

Ciao et bonne....;route !